
LIRE LA PRÉCÉDENTE PUBLICATION DE METAHODOS :
NUMÉRIQUE (1) : NOUVEAU SCANDALE QUI TOUCHE L’EXÉCUTIF QUI A RENONCÉ À APPLIQUER UNE LÉGISLATION EUROPÉENNE POUR RÉGULER LE NUMÉRIQUE
MACRON CHAMPION DES RÉSEAUX : IL EN A FAIT L’INSTRUMENT PREMIER DE SA PAROLE
Qui n’a pas vu Macron sur TikTok, qui – les journalistes en premier – doivent suivre X pour connaître les infos et déclarations présidentielles ?
Et pourtant depuis des années, le PR promet une régulation qui n’arrive pas.
« Ce ne sont plus des lieux où on peut s’informer »
Récemment encore, il fallait lire X pour voir le Président annoncer – et se féliciter – de la libération de prisonniers en Iran.
« processus de dégénérescence démocratique »
SORTIR DES RÉSEAUX ? DUPLICITÉ
Il est prioritaire «d’essayer d’obtenir des éléments de régulation et de visibilité» depuis l’intérieur des réseaux, avant de décider s’il faut aller «jusque-là»et sortir de certains réseaux comme X.
E M
Il n’exclue pas de sortir de certains réseaux sociaux, dont X (ex-Twitter), propriété d’Elon Musk, mais qu’il ne le ferait pas «demain matin» car «la priorité c’est d’abord de mener la bataille en interne».
E M
«C’est quelque chose à quoi je réfléchis [sic] avec beaucoup d’attention, croyez-moi, et que je n’exclus pas du tout»
NOUS VOUS PROPOSONS YROIS ARTICLES
1. ARTICLE – Pavel Dourov et sa messagerie Telegram, un partenaire historique devenu encombrant pour Macron
2. ARTICLE – Emmanuel Macron tacle TikTok et X, « des lieux où on ne peut plus s’informer »
3. ARTICLE – Emmanuel Macron «n’exclut pas» de quitter le réseau social X, mais «pas demain matin»
1. ARTICLE – Pavel Dourov et sa messagerie Telegram, un partenaire historique devenu encombrant pour Macron
Par Romain Challand et Maël Jouan Publié le 10/11/2025 MARIANNE
Adoptée à l’époque de la « start-up nation » comme symbole de modernité, l’application Telegram s’est immiscée dans toutes les strates du pouvoir. Près d’une décennie plus tard, la messagerie et son sulfureux créateur, Pavel Dourov, dérangent l’exécutif, entre soupçons de liens avec la Russie et avertissements répétés sur sa fiabilité.
Huit octobre. Sur leur boucle Telegram, les députés Renaissance s’écharpent. Certains plaident pour un maintien coûte que coûte de l’impopulaire réforme des retraites quand d’autres souhaitent un recul pour préserver le gouvernement. Les portables crépitent et la tension monte parmi les 102 membres de la discussion. Très vite, quelques captures d’écran des messages les plus fleuris se retrouvent publiées sur les réseaux sociaux.
Passé la polémique politicienne, une question demeure : que font encore des élus aux affaires sur une application de messagerie dont le patron d’origine russe, Pavel Dourov, a été arrêté cet été à la descente de son jet privé sur les pistes du Bourget ? Comment justifier l’utilisation par des politiques en exercice d’une messagerie souvent pointée du doigt (lire encadré) par les services de l’État ? « Une question d’habitude », évacue, candide, un ancien ministre, « marcheur » de la première heure.
« Très vite, Dourov a aussi intéressé les services de renseignement. Des pontes de la DGSE et de la DGSI l’ont rencontré en personne. L’idée était d’ouvrir un canal et de pouvoir infiltrer des groupes liés au terrorisme » …
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2. ARTICLE – Emmanuel Macron tacle TikTok et X, « des lieux où on ne peut plus s’informer »
A l’occasion du Forum de la paix, à Paris, le président de la République a appelé à mieux réguler les réseaux sociaux.
Mercredi 29 octobre, Emmanuel Macron a accusé des plateformes sociales, dont X (ex-Twitter), de « rompre la neutralité informationnelle » au Forum de la paix, à Paris, lors de la conférence internationale pour l’intégrité de l’information et les médias indépendants. « Ce ne sont plus des lieux où on peut s’informer », a-t-il estimé.
Lors de cette prise de parole sur la désinformation et les ingérences étrangères, le président de la République a blâmé Elon Musk, « engagé dans le combat démocratique et l’internationale réactionnaire ». Face à ce « processus de dégénérescence démocratique », Emmanuel Macron a appelé à un « agenda beaucoup plus puissant de protection et de régulation en Europe » …
3. ARTICLE – Emmanuel Macron «n’exclut pas» de quitter le réseau social X, mais «pas demain matin»
Par Le Figaro 12 11 25
Interrogé sur les dérives de certaines plateformes dont celle d’Elon Musk, le président a estimé que la priorité était «d’abord de mener la bataille en interne».
Le président de la République doit-il boycotter les réseaux sociaux qui ne régulent pas correctement leurs contenus ? Emmanuel Macron a déclaré ce mercredi 12 novembre qu’il n’excluait pas de sortir de certains réseaux sociaux, dont X (ex-Twitter), propriété d’Elon Musk, mais qu’il ne le ferait pas «demain matin» car «la priorité c’est d’abord de mener la bataille en interne».
Interrogé à Toulouse, au siège du quotidien régional La Dépêche du Midi, lors du débat sur «la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux», le chef de l’État a jugé prioritaire «d’essayer d’obtenir des éléments de régulation et de visibilité» depuis l’intérieur des réseaux, avant de décider s’il faut aller «jusque-là»et sortir de certains réseaux comme X.
«C’est quelque chose à quoi je réfléchis [sic] avec beaucoup d’attention, croyez-moi, et que je n’exclus pas du tout», a-t-il assuré. À la manière des débats de l’époque des gilets jaunes, le chef de l’État, au centre d’un cercle de 300 personnes, est venu «sonner le tocsin» sur le risque que font peser les réseaux sociaux sur la démocratie française.