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RETRAITES : LES PONCTIONS ( Plus de 8 Mds ) ENVISAGÉES PAR L’EXÉCUTIF SONT REJETÉES PAR L’AN – LE GOUVERNEMENT REFUSE QUE LES DÉPUTÉS SIÈGENT CE WE

C’EST PLUS 8 MILLIARDS QUE LE GOUVERNEMENT VEUT PONCTIONNER SUR LES RETRAITÉS …

Mais l’AN a refusé les mesures fiscales proposées comme le gel des retraites, la suppression de l’avantage fiscal, le gel du barème de l’impôt sur les revenus et de la csg … qui représentent presque de 4 MILLIARDS.

Sans compter les moindres remboursements de santé, la réforme de l’avantage fiscal sur les emplois services, les primes économies d’énergie, la hausse des complémentaires santé et autres mesures amputant leur pouvoir d’achat. ( N’oublions pas le gel des complémentaires retraites décidé par l’Agirc Arco. ) ( l’ensemble de ces pertes de PA est chiffrable à au moins 4 MILLIARDS )

… MAIS L’AN A REFUSÉ GRAND NOMBRE DES MESURES PROJETÉES

Cela contrarie le gouvernement déjà piégé par sa stratégie parlementaire sur les impôts sur les entreprises. Et il semble vouloir éviter un vote à l’AN – reniant ses engagements.

Il a refusé que les députés siègent ce week-end.

Il faut rappeler que si l’étude du PLF n’était pas achevée à la date du dimanche 23 novembre, le texte partirait tout de même au Sénat. Et ce, pour respecter le délai d’examen de 40 jours par le Palais-Bourbon prévu à l’article 47 de la Constitution. Les sénateurs disposeront alors de 15 jours pour se prononcer sur le budget.

1. Gel des pensions, abattement, CSG… Que reste-t-il dans le budget du coup de rabot sur les retraités ?

Par  Julie Ruiz LE FIGARO

Les députés ont voté ce jeudi contre l’abaissement de la niche fiscale de 10% pour les retraités. D’autres mesures qui ciblent particulièrement les seniors devraient disparaître du budget.

Au-delà de la réforme des retraites dite « Borne » – que les députés ont suspendu ce mercredi-, la copie budgétaire du gouvernement regorge de propositions visant particulièrement les retraités. En effet, le texte du budget 2026 examiné en ce moment par les députés est en grande partie issu du plan d’économies imaginé par le précédent premier ministre François Bayrou qui, quelques jours avant sa chute, défendait « les plus jeunes » qui « devront payer la dette toute leur vie » pour « le confort des boomers ». Ainsi, sur les pensions comme sur la fiscalité, les textes budgétaires présentés par le gouvernement en octobre comportaient plusieurs coups durs pour les seniors. Mais, dès la première lecture du budget, les députés ont voté pour effacer du texte tous ces dispositifs.

Illustration principale de ce principe de guerre budgétaire entre générations : le gouvernement avait inscrit dans sa copie un coup de rabot de 1,2 milliard d’euros sur la principale niche fiscale…

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2. ARTICLE – Budget 2026 : les retraités à nouveau épargnés, la polémique monte

Le gouvernement veut faire participer les retraités à l’effort budgétaire. Mais il a vu ses tentatives retoquées ces derniers jours à l’Assemblée, au risque de relancer le débat sur le manque de solidarité entre générations.

Par Anne Feitz. 14 nov. 2025 LES ÉCHOS

Le « racket des retraités », selon l’expression du député UDR Eric Michoux, n’aura décidément pas lieu. Jeudi matin, lors de l’examen du budget 2026, l’Assemblée nationale a refusé à une écrasante majorité de refondre l’abattement de 10 % appliqué aux pensions de retraite pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Une mesure proposée par le gouvernement, qui aurait ponctionné 39 % des retraités (les plus aisés) de 212 euros en moyenne par an, pour un rendement d’environ 1 milliard d’euros.

Mercredi, les députés avaient déjà supprimé le gel des pensions proposé sur le budget de la Sécurité sociale (une mesure à 2,6 milliards d’euros), après avoir voté la suspension de la réforme Borne – dont bénéficieront à très court terme les 3,5 millions de personnes qui s’apprêtaient à partir en retraite (pour un coût de 400 millions d’euros l’an prochain)…

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3. ARTICLE -,Budget: l’Assemblée ne siègera pas ce week-end, une décision « inacceptable » pour la gauche

AFP – L’Assemblée nationale, qui vient tout juste de reprendre l’examen sur le projet de loi de finances, ne siègera finalement pas ce week-end comme prévu, a annoncé le gouvernement jeudi soir, raccourcissant ainsi les débats sur un texte pourtant discuté dans des délais serrés.

La gauche s’est immédiatement offusquée de cette décision, certains députés accusant l’exécutif de chercher à empêcher la tenue d’un vote. 

Sur la partie du budget de l’Etat consacrée aux recettes, un vote était initialement prévu lundi. 

Mais « au rythme auquel nous avançons il est évident que lundi nous ne terminerons pas les 1.900 amendements » restants sur ce premier volet, a déclaré peu avant minuit jeudi le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. 

Après plusieurs semaines de discussions budgétaires, « nous devons également tenir compte de la fatigue qui existe chez les députés, chez les collaborateurs, chez les administrateurs » de l’Assemblée, a-t-il ajouté dans l’hémicycle, en précisant avoir été « saisi » par plusieurs groupes sur la question. 

Les débats ne se poursuivrons donc pas « samedi et dimanche », a-t-il annoncé, mais reprendront lundi dès 9H00, au lieu du milieu de journée. 

Une décision immédiatement qualifiée d' »inacceptable » par la cheffe des députés écologistes Cyrielle Chatelain, qui a accusé l’exécutif « d’organiser (…) le fait que cette assemblée ne puisse pas se prononcer sur le budget ».

« Ne prenez pas prétexte sur la fatigue des uns et des autres » pour « nous empêcher de pouvoir voter sur le budget de l’État », a abondé le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard. 

L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels. S’il semble clair que les députés n’auront pas le temps d’aller au bout, un vote sur la seule partie recettes n’est pas non plus assuré.

Les socialistes procéderont « à des retraits massifs d’amendements » afin que l’Assemblée puisse « voter », a déclaré le député Philippe Brun, en disant regretter la décision du gouvernement. 

LFI a dit avoir déjà renoncé à 15% de ses amendements et être prête à en retirer davantage.

– « Mauvaises conditions » –

Plus tôt dans la soirée, des députés du Rassemblement national, des Républicains, de Renaissance et du groupe indépendant Liot avaient demandé une pause ce week-end. « On commence à mon avis à travailler dans de mauvaises conditions », a lancé le député RN Jean-Philippe Tanguy. 

L’examen du budget de l’Etat, commencé il y a trois semaines, s’était interrompu durant 9 jours consacrés au budget de la Sécu, avec le vote mercredi de la « suspension » de la réforme des retraites de 2023.

Mais l’examen du texte n’a pas pu aller à son terme. Et même si l’ensemble des amendements adoptés ont été transmis au Sénat sur les articles ayant pu être examinés, certains groupes et le gouvernement sont accusés de s’arranger de la situation. 

« Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote », reconnaît un cadre Renaissance à propos du budget de l’Etat. 

Jeudi matin, le gouvernement a d’ailleurs subi un revers: les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.

La copie initiale du budget pour 2026 prévoit de remplacer cet abattement de 10% par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.

L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de « la solidarité entre retraités » en permettant une « baisse d’impôt pour 1,6 million » des plus modestes, tout en augmentant celui des autres. 

Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.

« Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie », a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.

Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt « dès 1667 euros de pension mensuelle ». 

Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.

Auparavant, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. 

Si la gauche a échoué à faire adopter sa « taxe Zucman », plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une « folie fiscale ».

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