
Sous couvert de « coordination » entre les États membres, l’UE crée son service de renseignement
La Commission européenne envisage la création d’un service de renseignement pour améliorer la coordination entre les États membres face aux menaces aux frontières de l’Union. Selon le Financial Times, ce service serait dirigé par Ursula von der Leyen et serait établi au secrétariat général avec pour objectif d’optimiser l’utilisation des données des services de sécurité nationaux. Cette initiative répond à un contexte géopolitique tendu, marqué par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et des dynamiques politiques compliquées, notamment avec des gouvernements perçus comme proches de Moscou. Le plan reste à présenter aux Vingt-Sept.
ARTICLE – Un service de renseignement européen, dirigé par la Commission, face à la menace aux frontières de l’Union?
La Commission européenne préparerait la création d’un service de renseignement destiné à renforcer la coordination entre les États membres.
Publié le 11-11-2025 LIBRE
Selon les informations de nos confrères du Financial Times, la Commission européenne serait en train de mettre sur pied un nouveau service de renseignement. Ce département aurait pour mission d’optimiser l’exploitation des données fournies par les services de sécurité des États membres de l’Union européenne.
Dirigé par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ce service serait rattaché au secrétariat général. Le projet, déjà connu de plusieurs responsables européens selon le Financial Times, vise à fédérer des experts issus des services de renseignement nationaux et à mutualiser certaines informations stratégiques.
Un contexte géopolitique tendu
Cette initiative s’inscrit dans un contexte géopolitique particulièrement tendu : l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la volonté affichée de Donald Trump de réduire l’engagement militaire des États-Unis en Europe ont mis en évidence les fragilités de la sécurité européenne.
Pour l’heure, le plan n’aurait pas encore été présenté aux Vingt-Sept. La coopération en matière de renseignement demeure en effet un sujet sensible au sein de l’Union, d’autant que l’arrivée au pouvoir de gouvernements perçus comme proches de Moscou, à l’image de celui de la Hongrie, complique les efforts de coordination et ravive les divisions sur le partage d’informations.