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ARTICLE / Comment le monde arabe réagit à l’anniversaire du 7 octobre, par Omar Youssef Souleimane
Idées. Entre soutien à la « résistance » du Hamas et critiques du Hezbollah, les opinions au Proche-Orient sont bien plus contrastées que ne le laissent entendre les manifestations pro-palestiniennes en France.
Par Omar Youssef Souleimane* le 07/10/2024 L’EXPRESS
Un an après le massacre du 7 octobre 2023, l’atmosphère est plus tendue que jamais au Proche-Orient, alors que le conflit s’étend au Liban, à l’Iran et à l’Irak. Des manifestations ont célébré le « Déluge d’Al-Aqsa », nom donné par le Hamas à leur opération sanglante ayant coûté la vie à 1200 Israéliens. Certains saluent une victoire de la « résistance islamique » qui a bouleversé la région, et dénoncent les crimes israéliens à Gaza. Mais d’autres voix condamnent les milices islamiques, et en particulier le Hezbollah pour avoir impliqué le Liban dans cette guerre.
Pour le journal Al-Quds Al-Arabi, financé par le Qatar, le 7 octobre « a révélé que le projet sioniste est fragile et susceptible d’être brisé et démantelé. Le système de sécurité, de l’armée et du renseignement s’est effondré face à la surprise du Déluge ». Pour la chaîne Al Jazeera, « Israël a payé un prix très élevé à cause du boycott, ainsi que sur le plan judiciaire, après la plainte déposée par l’Afrique du Sud. Sur le plan militaire, l’image de Tsahal est détruite : il a échoué à assurer la sécurité de la population israélienne ». Ces deux médias en arabe, très suivis dans la région, n’hésitent pas exalter la gloire du Hamas, qui selon eux a accru sa popularité dans le monde et a dopé les forces opposées à l’hégémonie américaine.
Cette fierté s’est manifestée dans la rue lors d’un grand rassemblement à Amman, en Jordanie, où les militants ont brandi des photos de Yahia Sinouar, rendant hommage aux « martyrs » du Hamas et célébrant l’attaque du 7 octobre. À Gaza, des jeunes hommes ont également fêté la récente attaque iranienne contre Israël en allumant des feux et en répétant : « Nous referons le 7 octobre ».
LE RÉGIME SYRIEN A PROJETÉ DE CÉLÉBRER PUBLIQUEMENT LE MASSACRE DU 7 OCTOBRE :
Alors que le président syrien Abu Mohammad al-Julani parle d’une « nouvelle Syrie », son gouvernement (ministère de la Culture) organise une fête nationale célébrant le massacre du 7 octobre, présenté sous son nom de propagande : « Déluge d’al-Aqsa ». C à dire du pogrom du 7 octobre
Cet événement officiel glorifie le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah, transformé en spectacle national par une administration d’État à Alep, dans un cadre institutionnel, avec affiches officielles et communication publique.
Célébrer un massacre, c’est appeler à sa répétition. Ce choix confirme les craintes relatives à un le régime syrien qui n’œuvre pas pour une paix régionale, mais pour la normalisation de la violence et la légitimation du terrorisme.
Est ce une nouvelle démonstration de la manière dont certains régimes instrumentalisent la cause palestinienne pour promouvoir l’idéologie du djihadisme et de la haine ?
COMMENT COMPRENDRE LE SOUTIEN DE MACRON, ET LA CONSIDÉRATION QU’IL OFFRE AU LEADER SYRIEN ANCIEN TERRORISTE
MACRON, en invitant en tout premier l’ex terroriste ( repenti ? ), comme toujours cherchait à étonner et surprendre pensant que les observateurs reconnaîtront – sans la comprendre – une intelligence supérieure ( car non decryptable par moins intelligents )
Dans les autres explications possibles et cumulatives, il y a notamment :
( recensement des contributions reçues de nos lecteurs, qui contribuent au débat sans atteindre l’exhaustivité)
– le refus de s’impliquer dans la lutte antisemite,
– le refus des développer la lutte contre l’islamisme et l’islam politique
-le refus de prendre partie contre la gauche qui installe un climat anti Israël, anti sémite et pro islam dans la vie politique française
Ces deux refus dont eux même difficile à comprendre, si non par
son manque de courage moral et politique pour replacer le 7 octobre et la guerre qui a suivi sur le Territoire palestinien dans leur cadre historique et politique.
Ce manque de courage répond à
une volonté de ratisser large en terme de marketing politique : l’islame s’incarne aujourd’hui dans la communauté la plus puissante de France.
Exemple récent : Macron, – sans oublier le feuilleton à épisodes multiples et chaotique de la reconnaissance de l’Etat palestinien alors que le Hamas détient des otages et maîtrise le pays – au mépris de la Constitution distribue des crédits pour lesquels il n’a pas la main… et qui n’existent pas au budget, pour la bande Gaza. Mais à qui donne t il des gages ?
Autre source de ce comportement qui ne correspond pas à pas aux attentes des Français :
– la foi dans le communautarisme et
– le refus d’un communauté nationale unique, d’une culture et d’une civilisation française.
( n’y a t il pas là la sensibilité de gauche de Macron à peine modérée par une compréhension sommaire des bienfaits de la politique économique de l’offre – credo de politique économique simpliste imposée à Macron par ceux qui le soutiennent et se réclament du cercle de la raison …Et amputée de toute vision sociale ou societale )
Le Peuple , la Patrie, ne tiennent pas la place qui devrait être la leur dans la conduite du pays, mieux de la Nation .
Enfin, la dépendance des pays d’Orient qui le flattent et qui sont les principaux acheteurs des armes françaises … comment leur résister ( avec quel courage ? ) et comment ne pas aller dans leur sens en ce qui concerne Israël et l’Islam.
Or les postures actions et déclarations du leader Syrien ne permettent pas en aucun cas de croire en une quelconque conversion à l’humanisme et à la démocratie de l’ex leader terroriste.