
ARTICLE – «On perd déjà des enfants : le petit Élias, la petite Philippine, le petit Mehdi», réagit Jean-Louis Borloo après les propos du chef des armées
Par Guillaume Poingt LE FIGARO 31 11 2025
L’ancien ministre était invité sur LCI jeudi soir. Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées, a récemment estimé que la France devait «accepter de perdre ses enfants» dans l’éventualité d’un conflit avec la Russie.
Invité sur LCI jeudi 20 novembre, l’ancien ministre Jean-Louis Borloo a réagi aux récents propos polémiques du général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées, qui avait estimé lors du Congrès des maires de France que le pays devait «accepter de perdre ses enfants».
«Malheureusement, des enfants on en perd déjà, le petit Élias, la petite Philippine, le petit Mehdi», a énuméré Jean-Louis Borloo, déplaçant en quelque sorte le débat sur l’insécurité sur le territoire national.
Élias, 14 ans, a été poignardé à mort avec une machette, en janvier 2025 à Paris, par deux mineurs déjà connus de la justice qui voulaient lui voler son téléphone portable. Philippine, 19 ans, a quant à elle été violée et tuée dans le bois de Boulogne en septembre 2024 à sa sortie de l’université Paris-Dauphine. Un Marocain, déjà condamné pour viol et visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), est aujourd’hui sous les verrous. Enfin, Mehdi, 20 ans, a été tué par balle jeudi 13 novembre à Marseille. Il était le frère d’Amine Kessaci, un militant écologiste de 22 ans engagé dans la lutte contre le narcotrafic.
«Le problème, c’est d’abord de faire nation. On ne sacrifiera peut-être plus d’enfants que si on fait nation. Notre problème, c’est qu’on est en train de ne plus être une nation», a poursuivi Jean-Louis Borloo.
L’ancien ministre a cité «les poutres fondamentales de ce qui fait notre nation» qui, selon lui, sont en crise : «Le logement, catastrophe, la santé, les anciens, les petits, les crèches qui ne sont pas au bon endroit, la sécurité, la chaîne judiciaire, la chaîne hospitalière, dans un état dramatique».
«Notre système est tellement désorganisé qu’on est sur le Titanic, qu’on continue à faire de la musique, à servir des plats mais qu’en vérité on est malade», a-t-il estimé…
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