
MACRON ANNONCE LA GUERRE ET LA PRÉPARE AVEC DES CRÉDITS QUE LE PARLEMENT N’A PAS VOTÉS
Emmanuel Macron a annoncé un investissement supplémentaire de 4,2 milliards d’euros pour la défense spatiale française d’ici 2030, soulignant que l’espace est devenu un champ de bataille.
Cette décision intervient alors que la France peine à suivre l’Allemagne, qui a prévu 35 milliards d’euros pour contrer la Russie et la Chine. Macron a mis en avant les menaces pesant sur les infrastructures spatiales françaises, incluant l’espionnage et les cyberattaques.
Lors de la conférence de l’ESA en novembre, il proposera des réformes pour améliorer la compétitivité européenne face aux ambitions américaines, notamment en modernisant les lanceurs et la base spatiale de Kourou.
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ARTICLE – «C’est devenu un champ de bataille»: Macron débloque 4,2 milliards d’investissement supplémentaires pour la défense spatiale
« L’espace n’est plus un sanctuaire », a indiqué le chef de l’Etat, deux semaines avant le conseil ministériel de l’ESA (Agence spatiale européenne). Mais la France a du mal à suivre l’Allemagne, qui compte investir 35 milliards d’euros dans le spatial d’ici à 2030 pour faire face à la Russie et à la Chine
Publié le 13 novembre 2025 l’Opinion
La guerre se transforme. Pour mieux armer la France, mercredi 12 novembre, Emmanuel Macron a annoncé un investissement supplémentaire pour la défense spatiale française, à hauteur de 4,2 milliards d’euros d’ici à 2030, précise Le Parisien. « La guerre d’aujourd’hui se joue déjà dans l’espace et la guerre de demain commencera dans l’espace », a indiqué le président de la République pour légitimer sa politique, en ajoutant : « L’espace n’est plus un sanctuaire, c’est devenu un champ de bataille ».
« Nous vivons l’espionnage, par exemple par la Russie, de nos satellites par des vaisseaux patrouilleurs, les brouillages massifs des signaux GPS, les attaques cyber contre nos infrastructures spatiales, les essais de missiles antisatellites, le développement d’armes antisatellites (…) et même la menace russe, particulièrement choquante d’armes nucléaires dans l’espace », a précisé le chef de l’Etat. Emmanuel Macron entend donc consacrer ces 4,2 milliards d’euros supplémentaires aux 6 milliards déjà fléchés pour le spatial militaire d’ici 2030, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM).
Zeitenwende. A noter que le spatial civil n’est pas en reste : les investissements se chiffrent à « plus de 16 milliards d’euros », « en incluant les activités duales » (civiles et militaires), a détaillé Emmanuel Macron. Cela suffira-t-il ? Les Allemands semblent prendre le leadership en termes d’investisseurs européens. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a, lui, annoncé 35 milliards d’euros d’ici à 2030 afin de devenir la puissance spatiale motrice en Europe et de contrer les capacités de deux rivaux : la Russie et la Chine.
De fait, Paris risque ainsi de se trouver en position de faiblesse lors de la conférence ministérielle de l’ESA (Agence spatiale européenne), qui doit avoir lieu à Brême, en Allemagne, les 26 et 27 novembre. L’Hexagone paie son laxisme budgétaire, qui ne lui permet pas d’investir à hauteur de ses espérances et de suivre son voisin allemand, qui semble se réveiller militairement depuis le discours du Zeitenwende du chancelier Olaf Scholz. Berlin cherche à retrouver une voie militaire, après des années marquées par une absence d’investissements liée aux représentations issues de son passé nazi lors de la Seconde Guerre mondiale. Un engagement confirmé par la coalition du chancelier Friedrich Merz.
Concurrence américaine. Outre cette rallonge, le président de la République arrivera néanmoins avec des propositions lors de la prochaine conférence ministérielle de l’ESA, qui doit définir les budgets pour les trois années futures. Mercredi, il a marqué sa préférence pour une sortie du principe de « retour géographique » de l’agence. Ce dernier garantit que chaque Etat membre récupère, sous la forme de contrats industriels, une partie des investissements proportionnelle à sa contribution au budget de l’agence. Cet état de fait « a eu sa justification et son utilité à une époque, mais nous devons désormais tourner la page », a estimé Emmanuel Macron, afin que « nos champions européens soient compétitifs ».
Le chef de l’Etat prend également en compte la concurrence acharnée, notamment des Américains, sur les lanceurs spatiaux, menée par SpaceX d’Elon Musk ou bien encore Blue Origin de Jeff Bezos, le patron d’Amazon. L’inquiétude est de voir les Européens perdre la course. Pour éviter un déclassement, Emmanuel Macron souhaite le développement de lanceurs « autour de la réutilisation, la propulsion à bas coût, la motorisation à forte poussée ». Il entend également « moderniser » la base spatiale européenne de Kourou (Guyane française), afin d’en « faire un lieu agile, ouvert aux petits lanceurs et à des partenaires étrangers ». Enfin, il faut selon lui « faire monter en cadence l’exploitation d’Ariane 6 dont la compétitivité doit être améliorée ».