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MÀJ – L’EXÉCUTIF « RAVI » DU VOTE D’UN DÉFICIT DE LA SS BATTANT TOUT RECORD ( 24 MILLIARDS ) – RENIEMENT DE LA PROMESSE (251) DE RÉDUCTION, POUR ÉVITER LE RETOUR AUX URNES LÉGISLATIVES OU PRÉSIDENTIELLES

MASCARADE : DEPUIS DES MOIS L’ACTION PUBLIQUE EST BLOQUÉE PAR LES TRACTATIONS DE COULOIR SUR LE BUDGET

« L’improbable est devenu possible« 

Roland Lescure s’est dit « un peu soulagé » après l’adoption la veille par les députés du budget de la Sécurité sociale 2026.

Pour lui l’improbable ce n’est pas le vote d’un déficit considérable mais le vote qui sauve le gouvernement, quel que soit son contenu.

Pour le ministre l’improbable c’est le vote et il est ravi, LECORNU et MACRON également.

LA DÉMOCRATIE MISE EN SOMMEIL ET LA PRESSE PAPAOUTÉE

Le résultat budgétaire est à l’inverse de celui promis… pas bien grave puisque le gouvernement sans majorité tient coûte que coûte, et cela permet d’éviter – objectif supérieur à tout autre – le retour aux élections législatives ou présidentielle.

La démocratie est mise en sommeil. Auc teformf lancée, aucuns projets ou profitions de loi substantiels mis en débat et délibération. Les discussions, négociations, chantages budgétaires occupent tout l’espace public et médiatique. S

eule la guerre en Palestine ou Ukraine prennent un peu de lace dans les médias.

Les innombrables voyages à l’étranger et les multiples déclarations présidentielles peinent à trouver une place.

CE SONT LA FRANCE ET LES FRANÇAIS QUI SONT PERDANTS DEVANT CETTE ACCENTUATION DES DÉSÉQUILIBRES**

« Mais tout cela a un prix »,

écrit Valérie Lecasble dans LE JOURNAL FR

« En l’absence de 49-3, on espérait que les députés allaient se lâcher. Se lancer dans de belles envolées, s’adonner à des discours de haute qualité, partager au sein de l’Hémicycle une vision de l’avenir de notre modèle de protection sociale.

« Au lieu de cela, on a eu droit à du clientélisme, au sens littéral du terme, à savoir un Premier ministre qui a distribué jour après jour ses faveurs aux uns et aux autres pour arracher leur consentement, ou leur neutralité. « 

** DÉFICIT, DETTE, IMPÔTS ET TAXES, POUVOIR D’ACHAT

10 MILLIARDS DE DÉPENSES EN PLUS QUAND ON PROMETTAIT UNE BAISSE

« Quand chaque voix compte pour éviter de tomber dans le précipice, rien n’est trop cher. En lâchant astucieusement les cordons de la bourse, et en ciblant chaque dépense en fonction du nombre de voix qu’elle lui rapporterait, Sébastien Lecornu a manœuvré au plus serré. »

« Même voté, le déficit du budget de la Sécurité Sociale en 2026 atteindra 24 milliards d’euros contre les 17 milliards initialement escomptés.

« C’est moins que ce que l’échec du compromis aurait coûté. Mais c’est trop pour que la France puisse suivre durablement la trajectoire sans remettre à plat le financement de son modèle social. C’est tout l’objet de la conférence Travail, Emploi, Retraites qui vient de démarrer. »

QUOIQU’IL EN COÛTE EN DÉFICITS, IMPÔTS ET DETTE, L’UNIQUE OBJECTIF EST D’ÉVITER UNE DISSOLUTION ET UNE DÉMISSION PRÉSIDENTIELLE

Devant ce déficit considérable, malgré des hausses de recette ( et donc des hausses fiscales et des baisses de pouvoir d’achat : ex,

– réduction cumul emploi retraite,

– hausse du reste à charge ( sous réserve d’un renoncement du gouvernement )

– exonérations de charges patronales d’1,5 milliard supplémentaire

– hausse de la CSG sur le capital, notamment sur les produits d’épargne financière, de 9,2% à 10,6%

– une contribution des mutuelles qui sera répercutée sur les assurés

– relèvement de la contribution patronale ou réduction d’exonérations sur certains compléments de rémunération (titres‑restaurant, chèques‑vacances, chèques‑cadeaux, avantages financés par les CSE, etc.)

… )

le gouvernement semble vouloir rééquilibrer les comptes de la SS par une compensation du budget general.

UN DÉFICIT SUPÉRIEUR À CELUI DE 2025 QUI BAT DÉJÀ DES RECORDS : 24 MILLIARDS

C’est 24 MILLIARDS DE DÉFICIT QUI EST PRÉVU EN 2026 ( 17 initialement prévu par le gouvernement avant les négociations avec le PS et les Écologistes )

LE COÛT DU TROC AVEC LE PS ET LES ÉCOLOGISTES EST DE 7 MILLIARDS DE DETTE ET DE 8 MILLIARDS D’IMPÔTS ET TAXES

Le déficit de la Sécurité sociale pour 2025 est estimé à environ 22 milliards d’euros, selon les projections de la Cour des comptes et de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS).

La Cour des comptes prévoit précisément 22,1 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 15,3 milliards enregistrés en 2024, en raison d’une progression plus rapide des dépenses (+4,5%) que des recettes (+3,6%), aggravée par l’inflation et des hypothèses de croissance optimistes.

PAS QUESTION D’UNE LOI SPÉCIALE… MAIS ON S’ORIENTE VERS UNE LOI SPÉCIALE

Le gouvernement a répété à l’envie qu’il n’y aura ni 49.3 ni loi spéciale. Il s’oriente pourtant vers une loi spéciale pour le budget général de peur d’un vote négatif du Parlement.

ARTICLE – « Un déficit de 24 milliards là où on espérait 17 :

alors que « trou » de la Sécu va atteindre un niveau jamais vu (hors Covid), Roland Lescure prévient qu’il faudra trouver 4,5 milliards d’euros supplémentaires

BFM 10 12 25

Invité sur RTL, le ministre de l’Économie a indiqué que le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre plus de 24 milliards d’euros en 2026 et environ 19,5 milliards après transferts de l’État.

« L’improbable est devenu possible ». Invité sur RTL ce mercredi 10 décembre, Roland Lescure s’est dit « un peu soulagé » après l’adoption la veille par les députés du budget de la Sécurité sociale 2026.

Mais ce vote ne s’est pas fait à n’importe quel prix pour le gouvernement. Le texte, qui doit repartir au Sénat vendredi prévoit un déficit bien plus élevé que celui inscrit dans la copie initiale de l’exécutif.

En l’occurence, il s’établit autour de 24 milliards d’euros soit plus qu’en 2025 (23 milliards), et à 19,5 milliards après transferts de l’État, là où le gouvernement espérait un déficit d’environ 17 milliards.

« L’État renfloue les caisses de la Sécu et donc il va falloir trouver les 4,5 milliards dans le cadre de la discussion du budget (de l’État) », a indiqué le ministre de l’Économie.

« C’est la dernière haie qu’il nous reste à franchir »

« Il va falloir faire des efforts. Je reste convaincu qu’il faut avoir un déficit de l’ensemble, Sécu et État, de 5%. Et donc avec un déficit de la Sécu qui est plutôt de 24 milliards là où on espérait 17, il va falloir trouver des milliards ailleurs dans les comptes de l’État. C’est la dernière haie qu’il nous reste à franchir », a insisté le locataire de Bercy.

Pour rappel, le déficit de la Sécurité sociale, s’il s’élève à 24 milliards d’euros en 2026, sera un niveau jamais atteint en France hors période Covid en 2020 où il avait grimpé à 39,7 milliards d’euros. Il était resté élevé en 2022 mais avait reculé à 19,6 milliards puis 10,8 milliards en 2023. Avant de repartir à la hausse en 2024 (15,3 milliards) puis en 2025 où il est attendu à 23 milliards d’euros.

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