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MÀJ 2 – L’EXÉCUTIF « RAVI » DU VOTE D’UN DÉFICIT DE LA SS SANS PRÉCÉDENT ( 24 MILLIARDS ) – « DÉCOMPOSITION DE LA CLASSE POLITIQUE », « DES VICTOIRES QUI CACHENT DE LOURDES DÉFAITES « 

MISE À JOUR DU 9 12 25, TROIS ARTICLES

2. ARTICLE – Budget de la Sécu : le pire du « en même temps »

3. ARTICLE – Budget de la Sécu, budget de la honte

4. Le budget « Père Noël » met la dette de la Sécu dans le rouge

2. ARTICLE – Budget de la Sécu : le pire du « en même temps »

Voir ci contre. EXTRAITS de l’article de Nicolas Beytout L’Opinion :

« L’adoption de ce texte restera comme une date dans le processus de décomposition de la classe politique et de disparition des repères idéologiques. »

«  Il est des victoires qui cachent de lourdes défaites. L’adoption, au bout du suspense, du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) par l’Assemblée nationale restera comme une date dans le processus de décomposition de la classe politique et de disparition des repères idéologiques.

« En huit ans de macronisme, nous sommes passés du meilleur au pire du « en même temps ». 

« Les plus naïfs, ceux qui se croient optimistes, voient la victoire politique de Sébastien Lecornu comme l’aboutissement d’un parlementarisme responsable et d’une culture du compromis. Les plus lucides, ceux qui regardent au-delà de l’échéance de fin d’année, voient clairement l’impossibilité de tenir la trajectoire votée. Ils voient que la dérive des comptes publics chemine vers un déficit de 5,5% du PIB, que notre pays est le seul en Europe à glisser ainsi, que les créanciers de la France ne l’accepteront pas éternellement. »

3. ARTICLE – Budget de la Sécu, budget de la honte

. L’adoption du budget de la Sécu démontre qu’il ne faut pas plus compter sur les députés que sur les gouvernements pour stopper la dérive de nos finances publiques.

Par Pierre-Antoine Delhommais Publié le 10/12/2025 LE POINT

« Cette majorité de responsabilité montre que le compromis n’est pas un slogan : il permet d’avancer dans le sens de l’intérêt général. »

C’est par ce message, sur X, que Sébastien Lecornu s’est réjoui de l’adoption, à l’Assemblée nationale, de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, révélant chez le Premier ministre un sens de l’humour insoupçonné. Il faut en effet avoir l’intention de faire rire son auditoire pour parler de « responsabilité » à propos d’un budget de la Sécu qui, objectivement, se caractérise par sa totale « irresponsabilité ».

Qui, après 23 milliards d’euros cette année, prévoit encore, pour 2026, un déficit de 19,6 milliards d’euros (24 milliards d’euros sans l’ultime tour de passe-passera pour un de transferts massifs du financement vers l’État), un niveau … »

4. Le budget « Père Noël » met la dette de la Sécu dans le rouge

L’alerte de la Cour des comptes n’a pas été entendue : le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 24 milliards d’euros avec le budget voté mardi 9 décembre, loin des objectifs initiaux.

Par Marc Payet Publié le 10/12/2025 LE POINT

Alerte rouge. En votant le budget de la Sécurité sociale ce mardi 9 décembre, le Parlement a largement chargé la barque des dépenses. L’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) a été fixé à + 3 % en 2026 – contre 1,6 % dans le projet initial –, soit une enveloppe de 274 milliards d’euros, a annoncé à l’Assemblée nationale la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.

Les coups de pouce ont été généreux pour l’hôpital, avec 3,6 milliards en plus de ce qui était prévu, sur pression de la gauche, et notamment de la Fédération hospitalière de France. « C’est un peu le “budget Père Noël”, on n’y croyait pas nous-mêmes », nous confie un directeur d’hôpital, sous couvert d’anonymat. La médecine de ville n’a pas été oubliée, et la ministre de la Santé, Stéphanie….

MASCARADE : DEPUIS DES MOIS L’ACTION PUBLIQUE EST BLOQUÉE PAR LES TRACTATIONS DE COULOIR SUR LE BUDGET

« L’improbable est devenu possible« 

Roland Lescure s’est dit « un peu soulagé » après l’adoption la veille par les députés du budget de la Sécurité sociale 2026.

Pour lui l’improbable ce n’est pas le vote d’un déficit considérable mais le vote qui sauve le gouvernement, quel que soit son contenu.

Pour le ministre l’improbable c’est le vote et il est ravi, LECORNU et MACRON également.

LA DÉMOCRATIE MISE EN SOMMEIL ET LA PRESSE PAPAOUTÉE

Le résultat budgétaire est à l’inverse de celui promis… pas bien grave puisque le gouvernement sans majorité tient coûte que coûte, et cela permet d’éviter – objectif supérieur à tout autre – le retour aux élections législatives ou présidentielle.

La démocratie est mise en sommeil. Auc teformf lancée, aucuns projets ou profitions de loi substantiels mis en débat et délibération. Les discussions, négociations, chantages budgétaires occupent tout l’espace public et médiatique. S

eule la guerre en Palestine ou Ukraine prennent un peu de lace dans les médias.

Les innombrables voyages à l’étranger et les multiples déclarations présidentielles peinent à trouver une place.

CE SONT LA FRANCE ET LES FRANÇAIS QUI SONT PERDANTS DEVANT CETTE ACCENTUATION DES DÉSÉQUILIBRES**

« Mais tout cela a un prix »,

écrit Valérie Lecasble dans LE JOURNAL FR

« En l’absence de 49-3, on espérait que les députés allaient se lâcher. Se lancer dans de belles envolées, s’adonner à des discours de haute qualité, partager au sein de l’Hémicycle une vision de l’avenir de notre modèle de protection sociale.

« Au lieu de cela, on a eu droit à du clientélisme, au sens littéral du terme, à savoir un Premier ministre qui a distribué jour après jour ses faveurs aux uns et aux autres pour arracher leur consentement, ou leur neutralité. « 

** DÉFICIT, DETTE, IMPÔTS ET TAXES, POUVOIR D’ACHAT

10 MILLIARDS DE DÉPENSES EN PLUS QUAND ON PROMETTAIT UNE BAISSE

« Quand chaque voix compte pour éviter de tomber dans le précipice, rien n’est trop cher. En lâchant astucieusement les cordons de la bourse, et en ciblant chaque dépense en fonction du nombre de voix qu’elle lui rapporterait, Sébastien Lecornu a manœuvré au plus serré. »

« Même voté, le déficit du budget de la Sécurité Sociale en 2026 atteindra 24 milliards d’euros contre les 17 milliards initialement escomptés.

« C’est moins que ce que l’échec du compromis aurait coûté. Mais c’est trop pour que la France puisse suivre durablement la trajectoire sans remettre à plat le financement de son modèle social. C’est tout l’objet de la conférence Travail, Emploi, Retraites qui vient de démarrer. »

QUOIQU’IL EN COÛTE EN DÉFICITS, IMPÔTS ET DETTE, L’UNIQUE OBJECTIF EST D’ÉVITER UNE DISSOLUTION ET UNE DÉMISSION PRÉSIDENTIELLE

Devant ce déficit considérable, malgré des hausses de recette ( et donc des hausses fiscales et des baisses de pouvoir d’achat : ex,

– réduction cumul emploi retraite,

– hausse du reste à charge ( sous réserve d’un renoncement du gouvernement )

– exonérations de charges patronales d’1,5 milliard supplémentaire

– hausse de la CSG sur le capital, notamment sur les produits d’épargne financière, de 9,2% à 10,6%

– une contribution des mutuelles qui sera répercutée sur les assurés

– relèvement de la contribution patronale ou réduction d’exonérations sur certains compléments de rémunération (titres‑restaurant, chèques‑vacances, chèques‑cadeaux, avantages financés par les CSE, etc.)

… )

le gouvernement semble vouloir rééquilibrer les comptes de la SS par une compensation du budget general.

UN DÉFICIT SUPÉRIEUR À CELUI DE 2025 QUI BAT DÉJÀ DES RECORDS : 24 MILLIARDS

C’est 24 MILLIARDS DE DÉFICIT QUI EST PRÉVU EN 2026 ( 17 initialement prévu par le gouvernement avant les négociations avec le PS et les Écologistes )

LE COÛT DU TROC AVEC LE PS ET LES ÉCOLOGISTES EST DE 7 MILLIARDS DE DETTE 10 MILLIARDS DE DÉPENSES NOUVELLES ET DE 8 MILLIARDS D’IMPÔTS ET TAXES

Le déficit de la Sécurité sociale pour 2025 est estimé à environ 22 milliards d’euros, selon les projections de la Cour des comptes et de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS).

La Cour des comptes prévoit précisément 22,1 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 15,3 milliards enregistrés en 2024, en raison d’une progression plus rapide des dépenses (+4,5%) que des recettes (+3,6%), aggravée par l’inflation et des hypothèses de croissance optimistes.

PAS QUESTION D’UNE LOI SPÉCIALE… MAIS ON S’ORIENTE VERS UNE LOI SPÉCIALE

Le gouvernement a répété à l’envie qu’il n’y aura ni 49.3 ni loi spéciale. Il s’oriente pourtant vers une loi spéciale pour le budget général de peur d’un vote négatif du Parlement.

« Le budget de la Sécurité sociale n’a été adopté – lit on dans Les Échos – qu’au prix de coûteuses concessions. Pour maintenir le déficit à 5 % du PIB l’an prochain, des efforts supplémentaires seront nécessaires sur le budget de l’Etat. Les entreprises sont en première ligne. »

« Pour arracher l’adoption du PLFSS par les députés mardi, le gouvernement a transféré à l’Etat une partie de l’ardoise de la Sécurité sociale. Mais qui va régler l’addition ? »

« Dans les travées de l’Assemblée, les regards se tournent déjà vers la fiscalité des entreprises, comme un inévitable recours pour résoudre, dans le projet de loi de finances (PLF), une équation budgétaire difficilement soluble. « Pour les entreprises, je crains que ça finisse mal, parce que c’est le plus facile. Mais la réaction du monde économique va être terrible », redoute un parlementaire au coeur des négociations. »

MACRON CONVOQUE LES PRÉSIDENTS DES ASSEMBLÉES ET LE 1er MINIYPOUR GARANTIR LE VOTE D’UN BUDGET ET ÉVITER DES SCRUTINS

Le chef de l’Etat Emmanuel Macron a échangé, jeudi 11 décembre, avec les présidents des deux chambres et le Premier ministre afin de pousser les députés et les sénateurs à s’accorder sur le projet de loi de finances.

2. ARTICLE – Budget annuel de la Sécu : le pire du « en même temps »

L’adoption de ce texte restera comme une date dans le processus de décomposition de la classe politique et de disparition des repères idéologiques

9 décembre 2025 Nicolas Beytout. L’OPINION

Il est des victoires qui cachent de lourdes défaites. L’adoption, au bout du suspense, du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) par l’Assemblée nationale restera comme une date dans le processus de décomposition de la classe politique et de disparition des repères idéologiques.

En huit ans de macronisme, nous sommes passés du meilleur au pire du « en même temps ». En se lançant à l’assaut de l’Elysée, Emmanuel Macron avait fait le pari fou de transcender les frontières politiques entre la gauche (dont il venait) et la droite (qu’il allait braconner). Objectif : prendre ici et là le meilleur et le plus prometteur pour le pays. Avec des accents à la Tony Blair (« La gestion de l’économie n’est ni de gauche, ni de droite : elle est bonne ou mauvaise »), il avait un peu pompeusement promis une révolution pour les Français : réformes sociales, fiscales, sociétales, dépenses publiques, dette, rôle de l’Etat, relève de l’entrepreneuriat, décisions pro-business… Une dynamique s’était alors enclenchée, saluée par le monde entier admiratif d’une France redevenue attractive.

En dix-huit mois, tout s’est effondré. Le bilan initial a été détruit en partie par la faute de celui-là même qui l’avait construit. Le « en même temps » est devenu le pire des deux camps, une caricature des obsessions de matraquage fiscal de la gauche et de perte totale de repères de la droite, l’addition d’un toujours plus de dépenses publiques de la gauche et d’une lâcheté réformatrice de la droite (ah, la suspension de la réforme des retraites !), une diabolisation par la gauche de la réussite et de la richesse combinée à une gêne piteuse de la droite à défendre les patrons. De cet empilement d’exigences socialistes et de renoncements des Républicains comme de la macronie est sorti un PLFSS monstrueux parce que n’ayant ni queue ni tête, un cadrage budgétaire et social essentiellement de gauche pour un pays qui vote de plus en plus à droite.

Les plus naïfs, ceux qui se croient optimistes, voient la victoire politique de Sébastien Lecornu comme l’aboutissement d’un parlementarisme responsable et d’une culture du compromis. Les plus lucides, ceux qui regardent au-delà de l’échéance de fin d’année, voient clairement l’impossibilité de tenir la trajectoire votée. Ils voient que la dérive des comptes publics chemine vers un déficit de 5,5% du PIB, que notre pays est le seul en Europe à glisser ainsi, que les créanciers de la France ne l’accepteront pas éternellement. Ils voient que les seuls partis à être restés unis dans le tumulte des débats parlementaires sont l’extrême gauche et l’extrême droite, et que leur cote sondagière progresse en continu. Ils voient que les programmes que défendent le Rassemblement national et La France insoumise sont dangereux de laxisme, mais que leur opposer un gloubi-boulga budgétaro-social au nom de l’impérieuse stabilité politique est une non-réponse à quelques questions pourtant fondamentales : comment ces partis de la droite et du centre qui ont confondu compromis et compromission feront-ils pour revenir à un programme plus crédible pour l’élection présidentielle de 2027, lorsque tous les sujets aujourd’hui traités par la pompe à milliards devront être sérieusement affrontés ? Comment le Parti socialiste pourra-t-il espérer des victoires électorales sans se plier au diktat d’une France insoumise revancharde ? Et comment pourront-ils tous espérer échapper au rouleau compresseur des extrêmes et de leurs idées simplistes qui risquent de plus en plus de les laminer ?

Il n’aurait pas été inutile pour la démocratie de commencer à s’en préoccuper ces jours-ci à l’Assemblée.

1. ARTICLE – « Un déficit de 24 milliards là où on espérait 17 milliards :

alors que « trou » de la Sécu va atteindre un niveau jamais vu (hors Covid), Roland Lescure prévient qu’il faudra trouver 4,5 milliards d’euros supplémentaires

BFM 10 12 25

Invité sur RTL, le ministre de l’Économie a indiqué que le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre plus de 24 milliards d’euros en 2026 et environ 19,5 milliards après transferts de l’État.

« L’improbable est devenu possible ». Invité sur RTL ce mercredi 10 décembre, Roland Lescure s’est dit « un peu soulagé » après l’adoption la veille par les députés du budget de la Sécurité sociale 2026.

Mais ce vote ne s’est pas fait à n’importe quel prix pour le gouvernement. Le texte, qui doit repartir au Sénat vendredi prévoit un déficit bien plus élevé que celui inscrit dans la copie initiale de l’exécutif.

En l’occurence, il s’établit autour de 24 milliards d’euros soit plus qu’en 2025 (23 milliards), et à 19,5 milliards après transferts de l’État, là où le gouvernement espérait un déficit d’environ 17 milliards.

« L’État renfloue les caisses de la Sécu et donc il va falloir trouver les 4,5 milliards dans le cadre de la discussion du budget (de l’État) », a indiqué le ministre de l’Économie.

« C’est la dernière haie qu’il nous reste à franchir »

« Il va falloir faire des efforts. Je reste convaincu qu’il faut avoir un déficit de l’ensemble, Sécu et État, de 5%. Et donc avec un déficit de la Sécu qui est plutôt de 24 milliards là où on espérait 17, il va falloir trouver des milliards ailleurs dans les comptes de l’État. C’est la dernière haie qu’il nous reste à franchir », a insisté le locataire de Bercy.

Pour rappel, le déficit de la Sécurité sociale, s’il s’élève à 24 milliards d’euros en 2026, sera un niveau jamais atteint en France hors période Covid en 2020 où il avait grimpé à 39,7 milliards d’euros. Il était resté élevé en 2022 mais avait reculé à 19,6 milliards puis 10,8 milliards en 2023. Avant de repartir à la hausse en 2024 (15,3 milliards) puis en 2025 où il est attendu à 23 milliards d’euros.

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