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COMMENT L’ÉTAT ET LA JUSTICE NIENT LE CARACTÈRE ANTISÉMITE DE FAITS GRAVISSIMES ( 7 EXEMPLES GLAÇANTS )

DES ACTES NON SANCTIONNÉS À LA HAUTEUR DE LEUR GRAVITÉ

  • Courbevoie : une petite fille juive est violée. Son agresseur invoque explicitement sa judéité. Il agit dans des conditions glaçantes, allant jusqu’à filmer son acte, dans une mise en scène qui rappelle les méthodes de terreur du 7 octobre.
  • Épinay-sur-Seine : l’arbre planté en mémoire d’Ilan Halimi, torturé et assassiné parce que juif, est dégradé à plusieurs reprises. Aucune condamnation claire. Aucune réponse pénale forte. Et surtout pas de reconnaissance du caractère antisémite de cet acte par la justice elle-même !
  • Une nounou tente d’empoisonner une famille juive car pour elle, « ils ont de l’argent et du pouvoir ». Et pourtant, là encore le caractère antisémite n’est pas retenu par la justice.
  • Trois jeunes juifs portant la kippa sont agressés au couteau à Sarcelles : là encore le caractère antisémite n’est pas retenu par la justice. 
  • Des croix gammées sont taguées rue de Rivoli à Paris : là encore le caractère antisémite n’est pas retenu par la justice.
  • la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour ne pas avoir reconnu le caractère antisémite d’injures adressées à une employée d’une association de mémoire de la Shoah. La liste des insultes en question, t un florilège du pire de l’antisémitisme débridé. Menaces, insultes, passages à l’acte répétés… le caractère antijuif disparaît trop souvent des poursuites.
  • Aucune condamnation n’a été prononcée concernant les propos antijuifs tenus par certains responsables ou élus de La France insoumise.

ARTICLE – « Refuser de nommer l’antisémitisme, ce n’est pas apaiser la société »

Par  Sandra Ifrah. 01/01/2026 MARIANNE

Ambassadrice de l’association France-Israël, Sandra Ifrah déplore la relativisation de la montée de l’antisémitisme en France.

À l’aube de 2026, ce qui est en jeu n’est plus seulement la sécurité des Juifs de France, mais l’état même de notre République. Les dangers qui visent la communauté juive française deviennent souvent les mêmes dangers qui visent ensuite tous les Français. Il n’est peut-être pas trop tard… mais nous avons besoin d’une justice qui ouvre les yeux. On prétend ne pas voir. On prétend ne pas savoir. On prétend encore débattre.

Mais les faits s’additionnent, se répondent, se confirment. Ils dessinent une réalité que certains refusent de nommer : l’antisémitisme n’est plus un accident. Il est devenu un climat. Un climat qui, peu à peu, ressemble à une chasse aux Juifs tolérée, banalisée, parfois même justifiée. À Courbevoie, une petite fille juive est violée. Son agresseur invoque explicitement sa judéité. Il agit dans des conditions glaçantes, allant jusqu’à filmer son acte, dans une mise en scène qui rappelle les méthodes de terreur du 7 octobre.

ANTISÉMITISME MINIMISÉ

Et pourtant, à ce jour, le caractère antisémite de ce crime est encore contesté, minimisé, relativisé. À Épinay-sur-Seine, l’arbre planté en mémoire d’Ilan Halimi, torturé et assassiné parce que juif, est dégradé à plusieurs reprises. Là encore, aucune condamnation claire. Aucune réponse pénale forte. Et surtout pas de reconnaissance du caractère antisémite de cet acte par la justice elle-même ! Une nounou tente d’empoisonner une famille juive car pour elle, je cite « ils ont de l’argent et du pouvoir ». Et pourtant, là encore le caractère antisémite n’est pas retenu par la justice. Trois jeunes juifs portant la kippa sont agressés au couteau à Sarcelles : là encore le caractère antisémite n’est pas retenu par la justice. Des croix gammées sont taguées rue de Rivoli à Paris : là encore le caractère antisémite n’est pas retenu par la justice.

Pire encore : la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour ne pas avoir reconnu le caractère antisémite d’injures adressées à une employée d’une association de mémoire de la Shoah. Je vous épargne la liste des insultes en question, mais c’est un florilège du pire de l’antisémitisme débridé. Menaces, insultes, passages à l’acte répétés… le caractère antijuif disparaît trop souvent des poursuites. Cette disparition n’est pas neutre. Elle participe à une normalisation inquiétante de la violence.

À cela s’ajoute un fait gravissime : à ce jour, aucune condamnation n’a été prononcée concernant les propos antijuifs tenus par certains responsables ou élus de La France insoumise. Des paroles sont prononcées. Des amalgames sont diffusés. Des lignes sont franchies. Et pourtant, aucune sanction. L’impunité devient un message politique. Il existe aujourd’hui un acharnement idéologique assumé, porté par une partie de la gauche radicale, de LFI, de certains écologistes et de leurs alliés.

BESOIN D’ACTES

Sous couvert d’antisionisme, la communauté juive est désignée comme une cible acceptable. Le gouvernement, lui, multiplie les paroles d’apaisement, les tweets de soutien, les déclarations solennelles, les assises contre l’antisémitisme… Suite à l’agression d’un enfant juif à l’aéroport de Roissy, révélée récemment, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son « soutien à nos compatriotes de confession juive » et assuré de la « pleine mobilisation face aux actes antisémites »… merci, mais concrètement ? Car les résultats concrets se font attendre. Les actes judiciaires ne suivent pas les discours.

La fermeté annoncée ne se traduit pas dans les faits, malgré les alertes répétées de l’Organisation juive européenne, de la LICRA ou encore d’Actions Avocats. Pourtant, la société française, elle, semble en avance sur ses dirigeants. Un récent sondage CSA révèle que 71 % des Français sont favorables à un renforcement de la sécurité des Juifs en France face à la montée des actes antisémites. Ce chiffre dit une chose essentielle : les citoyens attendent des mesures concrètes pour protéger leurs concitoyens juifs.

Ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement la communauté juive. Il s’agit de savoir si la France accepte encore de protéger tous ses citoyens, sans hiérarchie des victimes, sans calcul politique, sans peur de nommer la haine. Au-delà des mots, il y aurait-il des gestes ? Le président de la République acceptera-t-il de rejoindre la grande marche nationale proposée par les Klarsfeld le 27 janvier prochain, date de commémoration de la Shoah ?

DEUX SOLUTIONS

Est-ce que la justice française protège encore les Français juifs ? Les paroles de soutiens, de solidarité, ça rassure au début… mais là, on a besoin de concret ! Lorsque la justice française refuse d’admettre l’antisémitisme lorsqu’il est flagrant, prend-elle le parti des antisémites ? On est en droit de se poser la question. La justice française prend le risque de rendre l’antisémitisme « légal » en France, encourageant les pires actes des antisémites qui n’en demandaient pas autant.

Deux solutions : fuir notre pays. Ou rester et nous battre pour nos droits. Bien évidemment, nous sommes trop attachés à notre patrie pour la laisser entre les mains du pire. Refuser de nommer l’antisémitisme, ce n’est pas apaiser la société. C’est préparer ses fractures futures. Et l’Histoire, elle, ne pardonne jamais ceux qui savaient et se sont tus.

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