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FIASCO DE LA POLITIQUE DE L’IMMIGRATION : UN OQTF, MULTI RÉCIDIVISTE BIEN CONNU DE LA POLICE, EST FRANÇAIS

Cette affaire révèle de très graves dysfonctionnements.

D’abord des failles dans la communication et la vérification des nationalités au sein des administrations françaises, justice, police, immigration, préfectures… malgré des antécédents judiciaires connus du suspect.

Elle souligne également les limites des OQTF face à des profils complexes (naturalisés avec casier), appelant à une meilleure coordination entre justice pénale et services d’immigration.

Sur le plan sécuritaire, elle met en lumière le suivi insuffisant des individus à risques psychiatriques et récidivistes, indépendamment du statut migratoire.

Il a fallu les graves agressions dans le métro pour découvrir des symptômes psychiatriques qui étaient invisibles lors des précédentes affaires

Enfin, l’Etat s’est félicité de la rapidité de l’interpellation… en fait il s’agit d’un « client » assidu de la police et de la justice au point que l’on connaissait son numéro de téléphone.

Le plus grave c’est que cette personne ne bénéficie ni des mesures coercitives ni des mesures d’aide personnelle dont il devrait bénéficier.

ARTICLE – Un Français sous OQTF: Laurent Nuñez admet un « dysfonctionnement » sur la nationalité du suspect de l’agression dans le métro

BFM. Juliette Brossault 30 Décembre 2025

L’homme soupçonné d’avoir agressé au couteau trois femmes dans le métro à Paris vendredi 26 décembre, présenté comme un ressortissant malien ayant fait l’objet d’une OQTF, dispose d’un passeport français. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, admet un « dysfonctionnement ».

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez admet ce mardi 30 décembre sur France inter un « dysfonctionnement » dans le traitement, avant l’agression, de l’homme suspecté d’avoir agressé au couteau trois femmes dans le métro à Paris vendredi 26 décembre.

L’assaillant présumé, né au Mali à Bamako, est sous obligation de quitter le territoire français depuis 2023, une mesure administrative d’éloignement réservée aux étrangers. Or, il s’avère qu’il dispose d’un passeport français.

« À partir du moment où vous traitez un individu comme un étranger en situation irrégulière, où vous le placez en centre de rétention administrative et vous tentez une procédure d’éloignement et en réalité c’est un Français, évidemment qu’il y a eu un dysfonctionnement », souligne le ministre.

« Il n’a jamais excipé de sa qualité de Français »

L’homme de 25 ans était connu des services de police avant l’agression dans le métro parisien. « C’est un individu qui a commis plusieurs faits délictueux, notamment entre 2023 et 2025, il a fait de la détention », précise le locataire de la place Beauvau. « Pendant sa détention, une OQTF lui a été notifiée. À sa sortie d’écrou, il a été placé en centre de rétention administrative. Sa fiche pénale mentionne la nationalité malienne ».

Malgré ses 90 jours passés en rétention administrative, et son passage devant « plusieurs juges des libertés et de la détention », « il n’a jamais excipé de sa qualité de Français », assure Laurent Nuñez.

« C’est au moment de la perquisition à son domicile, après la triple action qu’il a commise, qu’un passeport français a été découvert », rappelle-t-il. « Évidemment, on a immédiatement procédé à des recherches, des vérifications. »

Français « par filiation »

Le suspect de l’agression au couteau est devenu Français « par filiation » via son père qui « l’a reconnu » à l’âge de 9 ans. Il s’est ainsi vu délivrer un certificat de nationalité en 2012 à 12 ans, puis un passeport et une carte nationale d’identité, « inconnus des services » en 2018 à 18 ans, selon le ministre de l’Intérieur.

« Je vais regarder dans quelle condition on a, ou pas, consulté tout simplement le fichier des personnes qui détienne une carte nationale d’identité ou un passeport français », affirme Laurent Nuñez.

L’homme est suspecté d’avoir poignardé trois femmes sur la ligne 3 du métro de Paris. Les victimes ont été légèrement blessées et l’agresseur avait été interpellé et placé en garde à vue en fin d’après-midi de la même journée.

Sa garde à vue après l’attaque au couteau dans le métro a été levée car « considérée comme incompatible avec son état de santé ». L’homme a donc été conduit à l’infirmerie psychiatrique.

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