
UN BILAN ACCABLANT : POUR LA PREMIÈRE FOIS FOIS, LA DETTE DÉPASSE LA RICHESSE DE LA FRANCE
La dette a dépassé pour la première fois le seuil des 100 % du PIB sous Macron en 2020.
Depuis qu’Emmanuel Macron a été élu en 2017, 1 226 milliards de dette supplémentaire ont été contractés.
La politique économique et fiscale menée depuis 2017 – combinant une fausse politique de l’offre et une vraie dérive des dépenses ( politique de la demande ) – faite de baisses d’impôts de production, combinées avec une hausse significative de la dépense, ont conduit à une dette colossale dont nul ne connaît la fin.
ARTICLE – La dette publique creuse l’écart avec le PIB : les chiffres du décrochage
INFOGRAPHIE – Depuis 2007, la dette française a bondi de 180 %, tandis que le PIB n’a progressé que de 58 %. Conséquence : l’écart entre ce que la France doit et ce qu’elle produit ne cesse de se creuser.
MAXENCE ARMANT. 7 JANVIER 2026 CHALLENGES
Infernale mécanique : en à peine trois mois, la dette publique de la France s’est gonflée de 65,9 milliards d’euros, pour atteindre 3 482 milliards, soit 117,4 % du PIB, selon l’Insee. Et un record établi lors de la crise sanitaire devrait être vite battu : à Bercy, l’Agence France Trésor a annoncé qu’elle empruntera 310 milliards en 2026. L’envolée est telle que le décrochage avec le PIB, en valeur, est impressionnant. Depuis 2007, la dette a flambé de 180 %, alors que le PIB n’a crû « que » de 58 %.
Résultat, la France produit 516 milliards d’euros de richesses en moins que ce qu’elle doit à ses créanciers. Il y a trente ans, c’était l’inverse. « Ceux qui osent encore affirmer aujourd’hui que l’économie française se porte bien font penser à l’orchestre qui continue de jouer de la musique alors que le Titanic est en train de sombrer », commente Marc Touati, économiste et fondateur de l’Institut Acdefi.
S’endetter encore et encore…
Depuis 1975, l’Etat a toujours plus dépensé d’argent qu’il n’en a collecté. Pour combler ce trou, il est contraint de s’endetter. Une forte croissance permet de générer davantage de recettes fiscales et ainsi de rembourser ses créances. Mais celle de la France est atone (0,9 % en 2025), ce qui rend nécessaire de s’endetter encore et encore.
La politique fiscale d’Emmanuel Macron
La dette a dépassé pour la première fois le seuil des 100 % du PIB en 2020. Depuis qu’Emmanuel Macron a été élu, 1 226 milliards d’encours supplémentaires ont été créés. La crise sanitaire y est, certes, pour beaucoup, mais la politique fiscale menée depuis 2017, faite de baisses d’impôts sans réduction significative de la dépense, y a aussi largement contribué.
Rembourser les intérêts
La France devrait dépenser 74 milliards d’euros en 2026 rien que pour rembourser ses intérêts. Un frein à l’action politique, de plus en plus faite de promesses non financées. Ce poste de dépense est plus important que celui que l’Etat consacre à la défense et équivaut presque au budget de l’Education nationale. Deux priorités.