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ÉCRITURE INCLUSIVE (1) : L’ACADÉMIE FRANÇAISE ATTAQUE LE Cl. D’ÉTAT

PRÉCÉDEMMENT SUR METAHODOS, VOIR EN FIN D’ARTICLES

1. Le Conseil d’État valide une forme d’usage de l’écriture inclusive, l’Académie française ulcérée

Défense de la langue française

Par  Marie-Estelle Pech Publié le 09/01/2026 MARIANNE

Le Conseil d’État a validé l’usage de l’écriture inclusive sur des plaques officielles parisiennes. Une décision qui a provoqué, ce 9 janvier, une protestation solennelle de l’Académie française, dénonçant une atteinte grave au patrimoine linguistique national.

Le 31 décembre 2025, dans une décision passée relativement inaperçue en dehors des cercles juridiques, le Conseil d’État a tranché un débat qui agite la France depuis plusieurs années : l’écriture inclusive peut être admise dans un cadre officiel. En rejetant le pourvoi de l’association Francophonie Avenir, la plus haute juridiction administrative a validé l’usage de graphies inclusives – comme le point médian – sur des plaques commémoratives installées à l’Hôtel de Ville de Paris. Une décision technique en apparence, mais dont la portée symbolique est considérable.

DES PLAQUES DE MARBRE AU CŒUR DE LA POLÉMIQUE

L’affaire remonte à 2018, lorsque la municipalité parisienne décide d’actualiser deux plaques de marbre en y ajoutant des mentions telles que « conseiller·e·s de Paris »ou « président·e·s du Conseil de Paris ». Pour les opposants, cette graphie dénature la langue française et transforme un support commémoratif en vecteur idéologique. Après des décisions favorables à la Ville de Paris en première instance et en appel, le Conseil d’État a confirmé que cet usage n’était ni illégal, ni contraire aux principes de neutralité du service public. L’écriture inclusive, estime-t-il, ne constitue pas en soi une prise de position politique…

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2. ARTICLE – Écriture inclusive : l’Académie française s’oppose au Conseil d’État

À Paris, l’écriture inclusive sur les plaques commémoratives jugée légale par le Conseil d’État

Par  Romain Ferrier LE FIGARO

Cette réaction fait suite à la décision du Conseil de valider l’utilisation de l’écriture inclusive sur des plaques commémoratives à l’Hôtel de Ville de Paris.

Académie contre Conseil. Dans un communiqué publié ce vendredi 9 janvier, l’Académie française s’oppose à la décision rendue le 31 décembre dernier par le Conseil d’État, validant l’utilisation de l’écriture inclusive sur des plaques commémoratives installées au sein de l’Hôtel de Ville de Paris.

Pour appuyer sa protestation, elle s’appuie sur l’article 1er de la loi du 4 août 1994 qui «dispose pourtant que la langue française est un élément fondamental du patrimoine de la FranceDans la mesure où l’écriture «inclusive» institue arbitrairement des marqueurs orthographiques — dits «points médians» — contraires à la lisibilité et à l’esprit de notre langue, elle porte une atteinte grave à cette dimension patrimoniale, qui mérite pourtant d’être protégée au même titre que nos monuments et nos paysages».

«Ayant déjà eu l’occasion de faire valoir que cette façon d’écrire nuit à l’apprentissage de notre langue et à son usage national autant qu’international (elle avait alors parlé de «péril mortel» en 2017, ndlr ), l’Académie française élève une protestation solennelle contre l’option retenue par cette décision», renchérit-elle après avoir fait séance tenante hier.

« Ne pas marquer de préférence de genre »

Que s’est-il donc passé ? Remontons le temps. En 2021, deux plaques de marbre sont modifiées lors d’«un inventaire de l’état de délabrement de la mairie» de Paris. On pouvait y lire les inscriptions «Conseiller.e.s» et «Président.e.s», gravées en lettres d’or, respectivement en hommage aux conseillers de Paris ayant effectué plus de vingt-cinq ans de mandat et aux présidents du Conseil de la capitale.

À l’époque, l’entourage de la maire de Paris Anne Hidalgo répondait dans les colonnes du Figaro que «ces plaques sont le fruit d’une délibération votée à l’unanimité en 2017» . Et d’ajouter : «La maquette, avec l’écriture inclusive, était dans la délibération qui proposait de les actualiser, pour un montant de 18 609 euros.» Pour rappelen novembre 2017, une circulaire émise par le Premier ministre d’alors, Édouard Philippe, interdisait pourtant l’écriture inclusive, mais uniquement dans les actes administratifs officiels. «Dans les textes réglementaires, le masculin est une forme neutre qu’il convient d’utiliser pour les termes susceptibles de s’appliquer aussi bien aux femmes qu’aux hommes», pouvait-on y lire. Dans cette même circulaire, il était cependant précisé que le doublon «le candidat ou la candidate»devait être présent dans les actes de recrutement, «afin de ne pas marquer de préférence de genre».

Alors, le Conseil d’État avait été saisi contre la circulaire du Premier ministre et avait rejeté ce recours, «en prescrivant d’utiliser le masculin comme forme neutre (…) et de ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive, la circulaire attaquée s’est bornée à donner instruction aux administrations de respecter, dans la rédaction des actes administratifs, les règles grammaticales et syntaxiques en vigueur». Il n’en reste pas moins que l’écriture inclusive demeure un outil qui fait de la langue un étendard politique, partagé seulement par quelques-uns…

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