Aller au contenu principal

MAJ – « BUDGET DE DESTRUCTION » : DÉPENSES PUBLIQUES ET FISCALITÉ SUR LES MÉNAGES ET LES ENTREPRISES, EN HAUSSE, POUVOIR D’ACHAT, EN BAISSE

UNE AUGMENTATION DES DÉPENSES DE 25 MILLIARDS

Le chiffre de 1 697 Md€ pour 2025 sert de base pour le projet 2026 à 1 722 Md€, soit une augmentation modérée d’environ 25 Md€ (environ +1,5%), intégrant un effort de maîtrise des dépenses de 30 Md€ par rapport à la trajectoire spontanée.

Ces dépenses incluent l’État (environ 582 Md€ de crédits de paiement), la Sécurité sociale (666 Md€ prévus, dont 265,9 Md€ pour l’assurance maladie) et les collectivités locales, avec une part croissante pour les charges d’intérêt (59 Md€ en 2024, en hausse). Le PIB 2025 est estimé à 2 987 Md€, plaçant la France à un niveau élevé en Europe (57,1% du PIB vs 49,6% zone euro).

LE RATIO DES DÉPENSES / PIB

Les dépenses publiques totales des administrations publiques en France pour 2025 représentent environ 56,8% du PIB, selon les estimations les plus récentes basées sur un PIB de 2 987 milliards d’euros et des dépenses de 1 697 milliards d’euros. Ce ratio place la France parmi les plus élevés de la zone euro (derrière la Finlande à 57,6%), bien au-dessus de la moyenne européenne de 49,6%.

L’historique des dérapages

Les dépenses publiques en France ont connu une hausse continue de 2015 à 2025, passant d’environ 1 200 Md€ en 2015 à 1 697 Md€ en 2025, avec une accélération notable post-Covid (2020-2022) avant une stabilisation récente autour de 57% du PIB. Cette évolution reflète l’effet des mesures de soutien économique, de l’inflation et des dépenses sociales, malgré des efforts de modération depuis 2023.[ccomptes +4]


Données annuelles clés (Md€ nominaux) :

La courbe montre une croissance linéaire jusqu’en 2020 (+2-3%/an), un pic en 2022 dû à la crise sanitaire, puis une modération (+2,7% en volume en 2024). Le % du PIB reste élevé, porté par la protection sociale (32% du PIB).

1. ARTICLE – Un budget de destruction

De cette désastreuse séquence politique, il faudra retenir la destruction de la culture de gouvernement si chèrement acquise par le PS, qui n’a plus qu’une boussole : plus d’impôts et plus de dépenses publiques

Publié le 19 janvier 2026 Nicolas Beytout L’OPINION

C’est un budget de destruction que Sébastien Lecornu va faire adopter à la hussarde par le Parlement. Destruction de sa parole politique, en premier lieu, lui qui s’était engagé à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour le budget de l’Etat. Raté, le Premier ministre a échoué dans sa quête d’une majorité, malgré les innombrables renoncements concédés aux socialistes, véritables inspirateurs de la loi de finances.

Destruction méthodique, aussi, de quasiment tout ce qu’Emmanuel Macron avait construit lors de son premier quinquennat, puisque l’achat des voix socialistes a coûté la suspension de la réforme des retraites et l’augmentation des impôts et des taxes, que ce soit sur les ménages avec, entre autres, une hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et l’assurance-vie, ou sur les entreprises qui devront avaler un reniement du pouvoir, un de plus, sur les milliards d’euros de réduction de prélèvements qu’il avait promis. On trouvera là les ingrédients amers d’une perte de confiance des entrepreneurs et d’une entaille faite à l’attractivité du pays vis-à-vis des étrangers, avec leur corollaire : destruction programmée de l’investissement des entreprises, et destruction de l’emploi. Nul doute que la croissance du pays en pâtira, et que les créanciers de la France, déjà échaudés, finiront par nous sanctionner.

De cette désastreuse séquence politique, il faudra aussi retenir l’autodestruction des Républicains, incapables de se faire entendre, la destruction de l’unité de feu le « socle commun » peu enthousiasmé par ce budget, et la destruction de la culture de gouvernement si chèrement acquise par le PS, qui n’a plus qu’une boussole : plus d’impôts et plus de dépenses publiques.

Désormais, inverser la tendance en 2027 sera plus difficile qu’avant. Avec ce budget, c’est un peu d’espoir que Sébastien Lecornu a détruit.

2. HAUSSE DE LA FISCALITÉ DES MÉNAGES ET AMPUTATION DE LEUR POUVOIR D’ACHAT

LE MENSONGE DU PREMIER MINISTRE :

Le projet de budget ne comportera 

«aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages, directe ou indirecte»,

a promis Sébastien Lecornu, qui souhaite ainsi

 

«tordre le cou aux mensonges de certains».

La réalité est cruelle, à force de répéter qu’il n’y a pas d’effets négatifs sur les français il aura peut être fini par y croire, inspiré par les notes de Bercy et les déclarations erronées de la ministre sur la fiscalité et l’augmentation des dépenses.

EXTRAIT DE NOTRE PUBLICATION :

LA PROMESSE DE NE PAS TOUCHER À LA FISCALITÉ DES MENAGES ET AU POUVOIR D’ACHAT EST UN MENSONGE : 17 EXEMPLES 

– La loi de finance de la Sécurité sociale 2026 a reculé l’âge de la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans. Pour de nombreuses familles, cette mesure va entraîner une perte de 900 euros de prestations familiales par an.

– limitation des arrêts maladie (30 jours initiaux, renouvellements à 2 mois max pour ALD non exonérantes) pourrait réduire les indemnités journalières pour une partie des salariés, avec 600 millions d’euros d’économies visées.

– suppression des ALD non exonérantes pour indemnités journalières.

– augmentation des franchises médicales 

– participations forfaitaires maintenues (sans doublement), générant un reste à charge plus élevé pour les assurés non exonérés, estimé à +100 € annuels en moyenne pour certains.

– surtaxe d’un milliard d’euros sur les complémentaires santé qui in fine couteront aux assurés. 

– La CSG sur le capital passe de 9,2% à 10,6%, mais son périmètre est réduit, excluant assurance-vie, PEL, revenus fonciers et plus-values immobilières. 

– Une moindre revalorisation des pensions de base est prévue à partir de 2027 (0,4 point sous l’inflation jusqu’en 2030) 

– Une moindre revalorisation des prestations sociales ( en dessous de l’inflation : 0,9 % seulement)

– Gel des remboursements des prestations psychiatriques 

– Restrictions sur prescriptions et actes

Secteur 3 (médecins non conventionnés) : À partir de janvier 2027, aucun remboursement sur les produits prescrits par ces praticiens (sauf gracieux), réduisant les prises en charge pour les dépassements d’honoraires.

Biosimilaires : Tiers payant obligatoire ; refus entraîne avance des frais par le patient, remboursement limité au prix du biosimilaire le moins cher.

– deremboursement des Médicaments à faible SMR
À partir du 1er février 2026, 171 médicaments à service médical rendu (SMR) faible ou modéré voient leur remboursement passer de 100% à 15% pour les patients en ALD (ex. : Gaviscon, Spasfon, Valium, Débridat), générant 90 millions d’euros d’économies.

Fin de l’exonération ALD pour ces listes, alignant sur le taux général (15% au lieu de 100%).

Mutuelles souvent non remboursant le ticket modérateur sur ces produits.

Cures thermales et secteur 3
Les cures thermales en ALD passent de 100% à 65% de remboursement dès 2026.

– le cumul emploi-retraite est encadré dès 2027 (écrêtement de 50% des revenus d’activité au-delà de 7 000 €/an pour les 64-67 ans), limitant les compléments de revenu pour les retraités reprenant une activité.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.