

A. UNE PROMESSE IRRÉALISABLE DEPUIS 2023 : ABSENCE DE SOUVERAINETÉ
LES RÉSEAUX SOCIAUX INTERDITS AUX MOINS DE 15 ANS : UNE COMPÉTENCE EUROPÉENNE QUI ÉCHAPPE À LA FRANCE
La principale difficulté réside – outre des obstacles juridiques révélés par le Conseil d’Etat – dans l’obligation de conformité avec le droit européen – plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA).
UN PREMIER ÉCHEC EN 2023 DÉJÀ FAUTE DE SOUVERAINETÉ ET DE COURAGE
Objectif: ne pas subir le même sort qu’une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans mais n’ayant jamais pu être appliquée. En raison du manque de sérieux de l’exécutif et des freins européens qui n’ont pas été surmontés : perte de souveraineté
Pour que l’interdiction devienne une réalité, un système de vérification d’âge efficace devra en tout cas être mis en place.
Et seule l’UE est compétente pour mettre en place des sanctions. Les risques liés à cette subite priorité de Macron et d’Attal est de créer des obstacles pratiques et juridiques et de ressembler à une promesse politicienne sans sanctions.
Après avoir émis le 13 janvier dernier un avis très critique sur le texte, regrettant notamment un champ d’interdiction trop large, le Conseil d’État a tenu à rappeler que si les États membres de l’UE peuvent effectivement interdire l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, ils ne peuvent cependant pas faire porter la contrainte de la vérification de l’âge sur les plateformes elles-mêmes, conformément au règlement européen sur les services numériques (DSA).
Pour que cette interdiction puisse être effectivement appliquée, la mise en place d’un dispositif fiable de vérification de l’âge sera indispensable.
LE GOUVERNEMENT BRITANNIQUE SOUVERAIN – HORS UE – EN AVANCE
L’annonce de. L’exécutif intervient quelques jours seulement après que le gouvernement britannique a annoncé envisager d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes adolescents, dans le cadre d’un renforcement de la législation visant à protéger les enfants des contenus préjudiciables et du temps excessif passé devant les écrans.
En Australie, selon les autorités, les entreprises de médias sociaux ont suspendu l’accès à environ 4,7 millions de comptes appartenant à des mineurs depuis l’entrée en vigueur, le 10 décembre, de l’interdiction d’utilisation par les moins de 16 ans.
L’AUSTRALIE PIONNIÈRE
Cette loi a suscité un vif débat en Australie concernant l’utilisation des technologies, la protection de la vie privée, la sécurité et la santé mentale des enfants, et a incité d’autres pays à envisager des mesures similaires.
L’une des « mesures phares » du second quinquennat d’Emmanuel Macron – promesse enlisée et relancée en juin 2004 et juin 2025
Première promesse de Macron : juin 2024 : (téléphones avant 11 ans, RS avant 15 ans) répétée un an plus tard : 1,5 ans…
L’article principal de la loi prévoit que « l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans ».
Le second article vise à instaurer un élargissement de l’interdiction de l’usage du téléphone portable au lycée, alors que celui-ci est déjà prohibé de la maternelle jusqu’au collège.
Le président – devant les controverses internes à la macronie a abandonné sous la contrainte sa propre proposition pour se rallier à celle de la députée de la Marne. Ironie de la situation : il l’a fait savoir en reprenant l’esthétique des réseaux puisque le Président s’est filmé depuis l’Élysée avec la caméra de son smartphone en s’adressant directement à la députée pour faire passer son message. Il arborait toujours ses lunettes aviateurs qui, depuis une semaine, trustent l’attention d’Internet, en étant l’objet de toutes les discussions.
Bref, « il incarne – a indiqué Radio France – toute l’ambivalence des personnalités politiques qui demandent aux jeunes de ne plus utiliser un outil qu’ils emploient au quotidien et souvent bien plus que de raison pour assurer leur communication. Dans ce message vidéo, on apprend l’annonce d’une procédure accélérée pour que le texte arrive le plus rapidement possible au Sénat avec l’objectif d’une mise en application à la rentrée 2026. «
… « ce texte masque quelque peu la nécessaire éducation au numérique qu’il faudrait déployer pour mieux analyser les outils et expliquer en quoi ils peuvent être dangereux. Supprimer les réseaux est une chose, mais par quoi on les remplace ? Où seraient les alternatives désirables pour que les jeunes se retrouvent ? Sans doute pas dans les espaces « No Kids » des cafés et des trains… » RF
B. DES RÉSULTATS DONT ON SE FÉLICITE … MAIS QUI NE RÉSULTENT NI DE L’ACTION NI DES PROMESSES SUPPOSÉES : LES EFFECTIFS PAR CLASSE
Édouard Geffray : « la première fois dans l’histoire du système éducatif français »
Édouard Geffray, se félicite qu’à la rentrée 2026, le nombre d’élèves par classe n’aura jamais été aussi bas dans le premier degré.
À la rentrée 2026, la France comptera en moyenne 21 élèves par classe dans le premier degré, selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. C’est, dit-il, « la première fois dans l’histoire du système éducatif français » que le chiffre descend aussi bas.
Cette moyenne nationale masque de fortes disparités.
Les classes dédoublées en grande section, CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire affichent des effectifs très réduits, parfois à une douzaine d’élèves. À l’inverse, certaines écoles, hors REP, accueillent encore des classes nettement plus chargées.
Une conséquence directe de la chute démographique et sans lien avec une promesse qui aurait été mise en œuvre
Cette diminution du nombre d’élèves par classe s’explique – non pas par une action de l’exécutif – mais par la baisse de la natalité. Entre 2018 et 2028, le premier degré aura perdu près de 800 000 élèves.
C’est cette tendance démographique, amorcée au début des années 2010, qui explique que les effectifs fondent progressivement à l’école primaire.
Dans le secondaire, la situation est bien différente. La baisse du nombre d’élèves ne se fait pas encore sentir, puisque les générations moins nombreuses n’ont pas encore atteint ces niveaux. En moyenne, les collèges comptent 26 élèves par classe, un chiffre en légère hausse. Dans les lycées, la moyenne atteint 30 élèves, en hausse continue depuis plusieurs années