
FRANÇAIS EN ÂGE DE TRAVAILLER ( de 20 à 65 ans ) : 39 MILLIONS
EN EMPLOI : 29 MILLIONS,
SANS TRAVAIL : 10 MILLIONS
POPULATION ACTIVE
En France, la population en âge de travailler est généralement définie comme les personnes âgées de 15 à 64 ans, comptant environ 42 millions d’individus en 2024 selon les données INSEE récentes.
Parmi elles, environ 74% sont actives (en emploi ou au chômage), soit 31,4 millions, et 29 millions ont effectivement un emploi (taux d’emploi record de 69,3% au T1 2025)
POPULATION EN ÂGE DE TRAVAILLER
• Population 15-64 ans : ~42 millions, stable avec une légère hausse due à l’immigration et au vieillissement.
• Actifs (taux d’activité 74,4%) : 31,4 millions (15,3 millions de femmes, 16,1 millions d’hommes).
• Personnes ayant un emploi : 29 millions (+0,6 point de taux d’emploi vs 2024).
. Personnes ( 15 – 64 ) sans emploi : 13 millions
ARTICLE – Avec le même taux d’emploi qu’en Allemagne, la France aurait 3 millions d’emplois supplémentaires
21 janvier 2026. Philbert Carbon CONTREPOINTS
La revue Population & Avenir se demande dans un article du numéro de janvier-février 2026 (n°776) s’il faut augmenter l’emploi ou travailler plus. L’auteur, Régis de Laroullière, affirme que le redressement de la Francene sera pas possible sans intensifier l’emploi. Mais sur quel levier faut-il appuyer ?
Il part d’un fait incontestable : la population en âge de travailler baisse. La population des 20-64 ans va diminuer d’environ 50.000 personnes par an entre 2011 et 2039. Pour accroître le nombre de personnes en emploi, il est alors nécessaire, hors recours à l’immigration, d’augmenter le taux d’emploi des seniors et des jeunes.
En 2024, le taux d’emploi en France des 55-64 ans est de 60,4%, inférieur de 4,8 points à la moyenne de l’Union européenne (UE) et de 14,8 points à l’Allemagne (75,2%). Si la France comblait son écart avec l’Allemagne, elle compterait 1,3 million de personnes en emploi en plus (dont 1,1 million dans la tranche d’âge 60-64 ans).
Du côté des 15-24 ans, les taux d’emploi(incluant missions d’intérim et contrats d’apprentissage) sont très variés en Europe : de 76% aux Pays-Bas à 17,3% en Bulgarie. La France avec un taux de 34,6% est proche de la moyenne de l’UE (35%), mais est éloignée de 16,6 points de l’Allemagne (51,2%). Si elle avait un taux d’emploi des jeunes identique à celui de l’Allemagne, elle compterait 1,4 million d’emplois supplémentaires.
Chez les adultes, réduire le taux de chômage actuel (7,7%) à 4%, taux atteint dans les territoires les plus dynamiques, représenterait plus de 1,1 million de personnes supplémentaires en emploi.
Aligner le taux d’emploi des seniors et des adultes sur celui de l’Allemagne et mettre une partie des jeunes au boulot permettrait de gagner environ 3 millions d’emplois supplémentaires. Mais, nous dit Régis de Laroullière, « Un tel objectif ne pourrait être réalisé que progressivement, et sans doute trop lentement par rapport aux contraintes du redressement financier » de la France. Par conséquent, il faut envisager l’augmentation de la durée annuelle du travail pour ceux qui sont déjà en emploi.
Cette solution a l’avantage d’être plus rapide et aisée à mettre en œuvre, qu’il s’agisse d’augmenter la durée hebdomadaire de travail ou de travailler davantage de jours dans l’année.
Alors, faut-il augmenter l’emploi ou travailler plus pour redresser le pays ? Les deux, mon général. Mais encore faut-il que les entreprises puissent jouer le jeu !
Pour cela, il n’y a pas d’autre solution que de diminuer les contraintes réglementaires et fiscales qui pèsent sur elles. C’est-à-dire faire exactement le contraire du gouvernement Lecornu qui, avec son budget 2026, va nous enfoncer encore un peu plus dans la crise.