
LE PROJET MACRON : CONTOURNER LES RÈGLES DE L’ENDETTEMENT
Les États européens contournent d’ores et déjà les limites de leur capacité d’endettement à travers des mécanismes financiers complexes. Ces derniers imposent de nouvelles charges aux contribuables et aux entreprises, et s’ajoutent au coût de la dette de l’État et des entités du secteur public.
La mutualisation des prêts permet à la France – – canard boiteux des finances – de bénéficier de taux intéressants en raison de la bonne gestion des autres pays de l’UE. Mais in fine, le paiement des intérêts et le remboursement du capital pèsent sur un budget qui n’est plus en mesure de seulement stabiliser la dette et payer les intérêts sans fiscalité supplémentaire.
Ces nouvelles dettes vont donc s’ajouter aux existantes et aggraver la charge globale de la dette. Les acteurs financiers ne sont pas dupes … cela finira par dégrader la note de la France.
LIRE LE DOSSIER DETTE DE METAHODOS
MACRON N’A JAMAIS CONSIDÉRÉ QUE LA DETTE EST DANGEREUSE – D’OÙ LA FUITE EN AVANT, Y COMPRIS EN DEVELOPPANT LA DETTE EUROPÉENNE – DOSSIER https://metahodos.fr/2026/01/05/macron-na-jamais-considere-que-la-dette-etait-dangereuse-dou-la-fuite-en-avant-y-compris-en-y-ajoutant-une-dette-europeenne/
DETTE EUROPÉENNE CACHÉE ( SUITE 3 ) : DES EMPRUNTS GARANTIS PAR LES POUVOIRS PUBLICS… MAIS NON COMPTABILISÉS https://metahodos.fr/2025/10/13/dette-europeenne-cachee-suite/
DETTE FRANÇAISE CACHÉE (SUITE 2) : 10.000 MILLIARDS ( DETTE OFFICIELLE : 3.400 MILLIARDS ) https://metahodos.fr/2025/10/12/dette-francaise-cachee-suite-2-10-000-milliards-dette-officielle-3-400-milliards/
DETTE EUROPÉENNE CACHÉE PAYÉE DIRECTEMENT PAR LES CITOYENS https://metahodos.fr/2025/10/06/dete-europeenne-cachee-payee-directement-par-les-citoyens/
Ceux qui ont contribué aux 9 années de décombres de la France réclament 10 ans d’austérité https://metahodos.fr/2026/02/10/10-annees-dausterite/
MOODY’S NE CROIT PAS AUX PERPECTIVES BUDGÉTAIRES AFFICHÉES PAR L’EXÉCUTIF https://metahodos.fr/2026/01/27/99620/
UNE DETTE QUI CONTINUE D’AUGMENTER : VERS UNE CRISE GRAVE ET UNE AUSTÉRITÉ SÉVÈRE ? https://metahodos.fr/2026/01/20/99245/
DETTE : LE TROU BÉANT ENTRE CE QUE LA FRANCE PRODUIT ET CE QU’ELLE DOIT S’EST CREUSÉ EN 9 ANS https://metahodos.fr/2026/01/11/dette/
LA DETTE A FINANCÉ DES DÉPENSES INCONSIDÉRÉES ET ENTRAINÉ L’INACTION PUBLIQUE : L’EFFONDREMENT DE LA FRANCE EST CELUI DE LA DÉCENNIE 2016 2026 https://metahodos.fr/2025/11/25/97634/
DE 120 À 180 MILLIARDS D’EFFORT ANNUEL REQUIS PAR LE TROU DE 1460 MILLIARDS CREUSÉ PAR MACRON – CONVERGENCE DES BONS PENSEURS ENTRE GAUCHE ET MACRONIE – DOSSIER https://metahodos.fr/2025/12/26/100-120-ou-180-milliards-a-prelever-auptes-des-francais-pour-renflouer-letat-la-convergence-des-bons-penseurs-entre-gauche-et-macronie/
1. LA DETTE FRANÇAISE EST INSOUTENABLE, RAJOUTONS EN !
A deux jours d’une rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE à Bruxelles, le président de la République appelle les Vingt-Sept, dans un entretien au « Monde » et à plusieurs journaux européens, à investir conjointement dans la transition écologique, l’intelligence artificielle et le quantique, pour éviter de se trouver dépassés.
Dans un entretien accordé, lundi 9 février, à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, Emmanuel Macron a défendu le recours à un nouvel emprunt commun des Vingt-Sept, qui financerait des investissements stratégiques et permettrait à l’Union européenne (UE) de « s’attaquer à l’hégémonie du dollar ».
Une prise de position qui intervient alors que les chefs d’Etat et de gouvernement européens doivent se retrouver à Bruxelles, jeudi 12 février, pour parler compétitivité. Après la crise du Groenland, le chef de l’Etat appelle par ailleurs les Européens à ne pas céder à « un lâche soulagement », qui ne serait que de courte durée.
2. ARTICLE – « C’est le moment de lancer une capacité commune d’endettement » en Europe, appelle Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a donné un entretien à plusieurs journaux européens, dont « Le Monde » ce mardi 10 février. Il appelle à une nouvelle dette commune européenne pour investir dans la transition écologique, l’intelligence artificielle et le quantique.
Ouest-France P. GratianPublié le 10/02/2026
Emmanuel Macron appelle à des investissements de l’Union européenne dans la transition écologique, l’intelligence artificielle et le quantique, via un endettement commun ce mardi 10 février 2026, dans un entretien accordé au Monde .
« On a trois batailles à mener, dans la sécurité et la défense, dans les technologies de transition écologique, et dans l’intelligence artificielle et le quantique » , explique-t-il, évoquant « quelque 1 200 milliards d’euros par an ».
« C’est le moment de lancer une capacité commune d’endettement pour ces dépenses d’avenir, des eurobonds d’avenir », lance-t-il. « Il ne s’agit en aucun cas de mutualiser de la dette passée ».
Emmanuel Macron appelle aussi à la « préférence européenne » sur des secteurs stratégiques, sinon les Européens « seront balayés ».
3. ARTICLE – Emmanuel Macron défend la nécessité d’un nouvel emprunt européen face aux pressions américaines et chinoises
La transition écologique, l’intelligence artificielle et le quantique sont les trois priorités qui doivent préoccuper les Européens, juge le président français dans une interview à plusieurs médias.
Par Les Echos
Publié le 10 févr. 2026 à 07:56Mis à jour le 10 févr. 2026 à 09:30
Dans un entretien accordé à plusieurs journaux européens dont « Le Monde », le « Financial Times » et la « Süddeutsche Zeitung », Emmanuel Macron souligne que l’Europe est confrontée à « un état d’urgence géopolitique et économique ».
Il estime notamment que si le Vieux Continent n’investit pas suffisamment et ne lève pas rapidement les obstacles à sa croissance, alors il sera littéralement « balayé » par la technologie américaine et les importations chinoises.
Les menaces et intimidations américaines ne sont pas « finies »
« Nous sommes confrontés à un tsunami commercial chinois et à une instabilité constante du côté américain. Ces deux crises constituent un choc profond, une rupture pour les Européens », résume le président de la République dans cet entretien. Avant d’avertir ses collègues qu’il ne faut rester vigilant après des événements tels que la récente crise avec Donald Trump à propos du Groenland. Car les menaces commerciales et « intimidations » américaines ne sont pas « finies », prévient-il
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« Lorsqu’un certain soulagement se fait sentir après le pic d’une crise, il ne faut pas baisser la garde en pensant que c’est définitivement terminé. Ce n’est pas vrai, car une instabilité permanente persiste désormais », souligne le chef de l’Etat. Une vigilance d’autant plus importante que, selon lui, « les Etats-Unis vont, dans les prochains mois, c’est certain, nous attaquer sur la réglementation numérique ». Une attaque qui pourrait prendre la forme de nouveaux droits de douane ou de mesures de rétorsions ciblées, notamment envers la France et l’Espagne, qui envisagent d’interdire l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.
La nécessité d’un nouvel emprunt commun
Face à cette situation d’urgence, le chef de l’Etat défend des solutions qu’il a déjà mis en avant par le passé mais qui n’ont pas toujours été suivies par ses homologues européens. A commencer par la nécessité, selon lui, d’un soutien européen beaucoup plus important à certains secteurs stratégiques qui passerait par le recours à un nouvel emprunt commun des Vingt-Sept. « C’est le moment de lancer une capacité commune d’endettement pour ces dépenses d’avenir, des eurobonds d’avenir », explique-t-il encore.
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Cet emprunt permettrait de financer des investissements stratégiques nécessaires pour permettre au Vieux Continent de ne pas perdre pied face à la concurrence internationale. Et donc de se mettre en ordre de bataille pour investir conjointement dans trois domaines clés : l’intelligence artificielle et le quantique, la transition énergétique et la défense. Emmanuel Macron évalue les besoins d’investissements publics et privés dans l’UE à « quelque 1.200 milliards d’euros par an » en additionnant les nécessités dans « les technologies vertes et numériques » et « la défense et la sécurité ».
Anticipant les réticences allemandes, Emmanuel Macron assure qu’il ne s’agit « en aucun cas de mutualiser de la dette passée » mais de répondre à une demande mondiale d’actifs sûrs et de réduire la dépendance au dollar. « Offrons (au monde) de la dette européenne », dit-il, estimant que l’UE, « sous-endettée » par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, commettrait « une faute profonde » en n’utilisant pas cette capacité.
Futur avion de combat européen
Le chef de l’Etat appelle à « protéger notre industrie » sans « être protectionniste », avec une « préférence européenne » sur « certains secteurs stratégiques, comme les cleantechs, la chimie, l’acier, l’automobile ou la défense, sinon les Européens en seront balayés ». Une proposition qu’il porte de longue date et pour laquelle la Commission européenne a fait lundi des propositions similaires. Au final, explique le chef de l’Etat, « la mue conceptuelle » du Vieux Continent s’est faite mais l’Europe « n’est pas au bon rythme et n’est pas à la bonne échelle ».
Dans ce dernier domaine de la défense, le président français plaide une fois de plus pour le projet de futur avion de combat européen (SCAF), dont il lie l’avenir à celui du char commun : « […] si d’aventure, le partenaire allemand remettait en cause l’avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun ». C’est « un bon projet » et « les choses doivent avancer », en dépit des tensions entre industriels français et allemands explique-t-il encore.
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« Quand les industriels essaient de faire de la dissynergie, c’est une chose, mais ce n’est pas à nous de la cautionner », souligne-t-il, assurant qu’il en rediscuterait avec le chancelier allemand Friedrich Merz. Avant de conclure que « Ce que je vis là, sur le SCAF, je l’ai vécu sur Ariane 6. J’entendais, toutes les semaines, les Allemands ne vont pas mettre l’argent, c’est fini, catastrophe », relativise Emmanuel Macron en rappelant : « On l’a fait. »