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LA FRANCE ISOLÉE AU SEIN DE L’UE AU SUJET D’UNE DETTE (3) NOUVELLE

LA RÉPONSE EUROPÉENNE FAITE À LA FRANCE

« D’abord, je vous rappelle qu’on n’a pas dépensé tous les fonds du grand plan de relance post-Covid financé par endettement commun.

Qu’on a lancé l’an dernier un grand plan d’investissement dans la défense financé par endettement commun à hauteur de 150 milliards d’euros.

Que la dette a un prix, et que les taux d’intérêt sont plus élevés aujourd’hui qu’au moment où on a émis les obligations du plan de relance ».

RAPPEL : L’EXÉCUTIF N’EST PAS EN MESURE DE FAIRE PORTER PAR LE BUDGET L’EFFORT D’ARMEMENT ANNONCÉ

Le budget de l’Etat français est inopérant depuis plusieurs années.

Il ne permet plus de soutenir des politiques publiques rénovées et revigorées dans des domaines comme la santé, l’éducation, la sécurité ( intérieure et extérieure).

Celui de 2026 est le pire : sans marge de manœuvre malgré une hausse des impôts, des dépenses et de la dette. Il ne permet pas de mettre en œuvre l’effort militaire promis par LECORNU et MACRON.

Emmanuel Macron : d’une première annonce d’un doublement (100 Mds) à une nouvelle annonce d’un autre doublement (64 Mds) !

Alors que l’objectif était annoncé à 90 / 100 Milliards pour 2030, l’exécutif souhaite réduire notablement son ambition et porter le budget de la Défense à 64 milliards d’euros en 2027.

MANUPULTION MÉDIATIQUE : D’UN DOUBLEMENT DU BUDGET 2025 (50 Mds) À UN DOUBLEMENT DU BUDGET DE … 2017 (32,7 Mds) !

Face à la montée de la «menace russe» et la fin de l’aide militaire américaine à l’Ukraine, la France s’apprête à renforcer considérablement son budget de la défense. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait déclaré il y qqs jours seulement sur France Inter que

«notre armée pourrait atteindre un poids de forme convenable autour de 90 milliards d’euros par an»,

soit une augmentation significative par rapport aux 50,5 milliards d’euros actuels.

L’exécutif a du se rendre aux réalités – un budget en pleine dérive

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ARTICLE – Dette européenne : le nouvel appel de Macron mal reçu dans les pays « frugaux »

Le président français prône une émission de dette européenne pour les investissements d’avenir, avant une réunion informelle des Vingt-Sept ce jeudi. Plusieurs pays du Nord lui reprochent un double langage et l’incapacité de la France à se réformer.

Par Karl De Meyer. Publié le 10 févr. 2026 LES ÉCHOS

« Nous n’avons pas été surpris » , a commenté mardi en souriant un haut gradé du Conseil, à Bruxelles, après qu’Emmanuel Macron a réclamé dans plusieurs journaux européens,pour les technologies vertes et numériques, la sécurité et la défense, « une capacité commune d’endettement pour ces dépenses d’avenir, des eurobonds d’avenir ». De nouvelles émissions d’obligations par l’Union européenne, donc.

De fait, Paris a déjà exprimé à plusieurs reprises son souhait d’émettre plus de dette commune pour initier et orienter les investissements privés vers les technologies de rupture dans lesquelles les Etats-Unis et la Chine ont pris une avance inquiétante.

« On est dans un jeu normal de positionnement avant un sommet européen. Alors que les relais traditionnels de la pensée germano-nordique s’agitaient depuis quelques jours autour de la simplification réglementaire et de l’approfondissement du marché intérieur, la France a à son tour posé ses jalons », analyse un autre haut fonctionnaire.

« La dette a un prix »

Ce mercredi, se tient à Anvers un grand sommet industriel européen, en présence du Premier ministre belge Bart De Wever, du chancelier Friedrich Merz et d’Emmanuel Macron. Jeudi, aura lieu dans le château d’Alden Biesen, dans l’est de la Belgique, une réunion informelle des Vingt-Sept qui doit accélérer la réponse économique de l’Europe à l’hostilité des autres grands blocs économiques.

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Il reste que les déclarations d’Emmanuel Macron ont été particulièrement mal reçues dans certaines chancelleries. Le représentant d’une capitale traditionnellement réticente à l’endettement commun énumère les raisons de ne pas émettre de nouvelles dettes communes : « D’abord, je vous rappelle qu’on n’a pas dépensé tous les fonds du grand plan de relance post-Covid financé par endettement commun. Qu’on a lancé l’an dernier un grand plan d’investissement dans la défense financé par endettement commun à hauteur de 150 milliards d’euros. Que la dette a un prix, et que les taux d’intérêt sont plus élevés aujourd’hui qu’au moment où on a émis les obligations du plan de relance ».

La même personne ajoute : « Et si on doit parler des investissements dans les technologies d’avenir, cela doit se faire dans le cadre des négociations autour du prochain budget européen. »

Question agricole

La présidence chypriote tente actuellement de faire progresser les tractations autour du budget 2028-2034, dont la Commission voulait à l’origine modifier grandement la structure. De grandes résistances se sont ensuite manifestées, notamment de la part de la France et de l’Italie, pour sécuriser les enveloppes de la Politique agricole commune (PAC) et les aides directes aux agriculteurs.

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La PAC représente environ un tiers du budget actuel 2021-2027. Les capitales moins sensibles à leur monde rural expliquent à Paris qu’on pourrait facilement consacrer plus d’investissements aux industries en devenir si l’on réduisait les aides agricoles.

Elles reprochent à Emmanuel Macron de vouloir le beurre et l’argent du beurre, tout en étant incapable de mettre de l’ordre dans les finances publiques de la France, dont le déficit public devrait encore atteindre 5 % de PIB en 2026.

L’héritage du Mercosur

« La nouvelle proposition d’Emmanuel Macron n’est pas crédible de la part d’un président incapable de faire adopter quelque réforme que ce soit en France, qui bloque les mesures qui vont vers l’autonomie stratégique de l’Europe dès que cela implique un coût politique pour lui et refuse la modernisation du budget européen, qui permettrait précisément d’atteindre les objectifs qu’il affiche », cingle un autre diplomate européen.

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Les positions publiques de Paris sur le traité Mercosur ont laissé des traces à Bruxelles. L’accord commercial a été approuvé à la majorité qualifiée des Vingt-Sept en janvier, contre l’avis de la France. Présenté par ses partisans comme un acte politique d’affirmation de l’attractivité de l’UE face à l’agressivité américaine, le texte fut décrié par Paris comme « d’un autre âge, négocié depuis trop longtemps, sur des bases trop anciennes ».

Nouvelle donne

Reste à voir avec quelle insistance Emmanuel Macron évoquera jeudi le thème de nouvelles dettes communes, et quels leaders pourraient l’appuyer. Il arrivera avec un nouvel argument donné par la relative défiance à l’égard du dollar observée sur les marchés depuis que les gestionnaires de fonds s’alarment de la gestion erratique de Donald Trump.

« Les marchés demandent des actifs sûrs et liquides, ils demandent de la dette européenne. On n’est pas capable de leur en donner parce qu’il n’y en a pas. Pas assez en tout cas. C’est donc une opportunité inédite, qui permettrait aussi de s’attaquer à l’hégémonie du dollar », a expliqué Emmanuel Macron, ajoutant que « l’UE est sous-endettée par rapport aux Etats-Unis et à la Chine ».

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