
LE PARQUET A T IL PU, SANS DEMANDER DES CONSIGNES À L’EXÉCUTIF ( JUSTICE, PM, PR ) ENTERRER CE DOSSIER EN 2022 ?
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EN 2013, 2016, 2019/22 LES AUTORITÉS POLITIQUES ET JUDICIAIRES SAVAIENT ( LES MÉDIAS ÉGALEMENT )
Après des extraits de l’audition du majordome, ce sont ceux de l’esclave sexuelle française de Jeffrey Epstein qui fuitent.
La jeune femme, entendue les 11 et 22 janvier 2022 par les policiers en charge de l’affaire Brunel, du nom du rabatteur français d’Epstein, a livré un témoignage bouleversant de sa vie aux côtés du prédateur américain. Ses viols se sont déroulés à Paris, avenue Foch, entre 2013 et 2019.
Son témoignage s’inscrit dans l’enquête ouverte par le parquet de Paris pour « viols » et « agressions sexuelles », visant notamment les faits commis dans cet appartement de luxe où Epstein séjournait régulièrement avec de jeunes femmes.
Qui est cette jeune femme et dans quel cadre elle témoigne
• Il s’agit d’une victime présumée française, majeure au moment des faits, qui raconte avoir vécu sous l’emprise d’Epstein lors de ses séjours à Paris, dans l’appartement de l’avenue Foch dont il était propriétaire.
• Elle a été entendue au moins à deux reprises, les 11 et 22 janvier 2022, par les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) dans le cadre de l’information judiciaire visant notamment Jean‑Luc Brunel, proche d’Epstein et accusé d’avoir été un « rabatteur » de jeunes filles.
• Son identité civile n’est pas rendue publique dans les sources ouvertes, pour la protéger, mais son récit a été évoqué dans des reportages récents qui décrivent un procès‑verbal d’audition d’environ 30 pages, jugé particulièrement accablant.
Ce qu’elle décrit à propos de l’avenue Foch (2013‑2019)
• L’appartement de l’avenue Foch est au cœur des interrogations sur les « connexions françaises » d’Epstein : il y recevait des invités de haut rang, et des associations ont demandé à la justice d’enquêter précisément sur l’usage qui en était fait.
• La jeune femme raconte une série de viols et d’agressions sexuelles commis dans cet appartement entre 2013 et 2019, dans un contexte de promesses professionnelles, de pression psychologique et de dépendance matérielle qui, selon elle, l’empêchaient de partir.
• Elle décrit un mode opératoire fait de cadeaux, d’avantages, d’isolement et de « désorientation », qui rejoint en partie ce que d’autres victimes présumées d’Epstein ou de Brunel ont raconté (invitations à voyager, séjours de luxe, exploitation sexuelle systématique).
Lien avec Jean‑Luc Brunel et le volet français
• Jean‑Luc Brunel, ancien patron d’agence de mannequins, est cité dans de nombreux dossiers comme un proche d’Epstein, suspecté d’avoir fourni des jeunes filles au milliardaire et d’avoir lui‑même commis des viols, notamment dans des appartements parisiens.
• L’enquête française a été ouverte à l’été 2019 après des signalements d’associations de protection de l’enfance, visant des faits de viols et d’agressions sexuelles, notamment sur mineures, dont certains auraient pu se dérouler avenue Foch.
• Brunel a été mis en examen et écroué en décembre 2020 puis retrouvé mort (officiellement « suicidé ») en février 2022, ce qui a mis un coup d’arrêt au volet de la procédure le concernant, alors même que plusieurs femmes, dont cette jeune Française, avaient été entendues.
Statut judiciaire et limites des informations disponibles
• Les éléments viennent de procès‑verbaux d’audition et de fuites/relatifs dont la presse a rendu compte partiellement ; ils restent dans le cadre d’une enquête et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis par un jugement définitif.
• Les détails les plus intimes de son récit ne sont pas intégralement publiés pour préserver l’anonymat et la dignité de la plaignante et parce que la procédure est couverte par le secret de l’instruction.
Les registres de vol et le carnet d’adresse – le « carnet noir » – de Jeffrey Epstein
révèlent d’autres prénoms féminins associés à des séjours éphémères. Une liste de noms sous l’intitulé « massage Paris » compte une trentaine de femmes.
ARTICLE – « C’est comme s’il avait volé une partie de moi » : les édifiants souvenirs de l’esclave sexuelle française de Jeffrey Epstein
Par Laurent Valdiguié Publié le 15/02/2026 MARIANNE
Elle était l’esclave sexuelle française de Jeffrey Epstein. La jeune femme, entendue les 11 et 22 janvier 2022 par les policiers en charge de l’affaire Brunel, du nom du rabatteur français d’Epstein, a livré un témoignage bouleversant de sa vie aux côtés du prédateur américain. Ses viols se sont déroulés à Paris, avenue Foch, entre 2013 et 2019.
« J’étais son esclave… J’étais l’objet sexuel d’Epstein ». La jeune femme qui dépose devant les policiers français, ce 11 janvier 2022, dresse un portrait édifiant de Jeffrey Epstein.Française d’origine marocaine, Malika* raconte comment, en 2013, elle a été piégée par un « rabatteur » parisien du prédateur américain, puis comment, de fil en aiguille, elle est tombée dans ce qu’elle appelle « une prison dans le luxe ». Un piège sexuel abominable surtout.
Quand Jeffrey Epstein était à Paris, Malika estime qu’elle était violée « deux à trois fois par jour » par l’Américain. « C’était un obsédé », dit-elle, évoquant des « étranglements » et des rituels de massage dans cet appartement de 800 m2 de l’avenue Foch, avec ses chambres, sa décoration glaçante, d’animaux empaillés et de coupes de cerveaux dans la salle à manger.
De 2017 à 2019, jusqu’à la chute du prédateur, Malika a été logée dans une petite chambre de bonne de 10 m2 au sixième étage de l’immeuble, avec vue sur la tour Eiffel.
Elle s’est aussi rendue à cinq reprises sur l’île des Caraïbes de l’Américain, et de nombreuses fois dans son appartement de New York. Son témoignage, évoqué aussi dans le Parisien de ce dimanche, dort depuis 2022 dans le dossier judiciaire de Jean-Luc Brunel, cet ancien agent de mannequin qui s’est suicidé à la prison de la Santé en février 2022, quelques jours après la deuxième audition de Malika. Cette dernière ne l’avait jamais rencontrée.