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UNE CHARTE CONTRE SALAFISTES, FRÉRISTES, INDIGÉNISTES, RACIALISTES, IDENTITAIRES NÉO-FÉMINISTES, RACISTES DÉCOLONIALISTES…

1. COMBATTRE LES ENTRISMES RADICAUX DESTRUCTEURS DE LA DÉMOCRATIE

L’objectif est de lutter contre ces formes variées d’entrisme qui s’attaquent à l’universalisme républicain et à l’émancipation du citoyen

À l’approche des élections municipales, plusieurs intellectuels, personnalités, militants ou citoyens engagés, d’Élisabeth Badinter à Nathalie Heinich, en passant par Pierre-André Taguieff et Élie Chouraqui, demandent aux candidats de signer une charte contre l’entrisme. un contexte de débat public dégradé, inquiets de possibles chantages électoraux et de pressions, exercées sur les élus, qui remettraient en cause nos principes de liberté et d’égalité, nous demandons à tous les partis politiques que leurs candidats aux élections municipales déclarent leur attachement à nos institutions démocratiques, gages de la paix civile et de la concorde, en signant cette « Charte contre l’entrisme dans les institutions de la République ».

Leur responsabilité dans la confiance des citoyens envers leurs représentants est immense.Cette initiative, portée par nos deux associations, Dhimmi Watch et Défense des serviteurs de la République, est soutenue par des personnalités du monde intellectuel et culturel et des juristes.

2. CHARTE CONTRE L’ENTRISME DANS LES INSTITUTIONS DE LA RÉPUBLIQUE

C’est Avançant masquées sous des valeurs consensuelles de justice, d’inclusion, de solidarité, différentes mouvances – salafistes, fréristes, indigénistes, racialistes, identitaires néo-féministes et racistes « décolonialistes »… – et réseaux d’influences étrangères tentent d’utiliser les institutions démocratiques pour étendre leur influence, propager la haine anti-juive et le racisme, et détruire ce qui fonde notre contrat social.

À l’approche des élections municipales, nous souhaitons que tous les candidats, quelles que soient leurs appartenances politiques, s’engagent à lutter contre ces formes variées d’entrisme qui s’attaquent à l’universalisme républicain et à l’émancipation du citoyen. Par cette charte, les candidats s’engagent à :

Article 1 : Ne nouer aucune alliance électorale avec des représentants de ces mouvances et réseaux d’influences.

Article 2 : Refuser tout jumelage ou parrainage qui servirait à légitimer ces idéologies et à favoriser la haine entre les peuples.

Article 3 : Ne financer ou soutenir aucune association qui servirait de faux nez à ces mouvances et réseaux étrangers, des associations qui prétendent poursuivre des buts humanitaires, sociaux, éducatifs, sportifs, culturels ou cultuels, alors qu’en réalité, elles cherchent à introduire les lois de la charia dans l’espace public ou à prendre fait et cause pour des organisations internationales antisémites et totalitaires.

Article 4 : Défendre les principes inscrits dans les textes fondateurs de la République que sont la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 et la Constitution du 4 octobre 1958.

Article 5 : Mettre en place une formation des élus et des équipes administratives aux principes républicains et développer la connaissance des phénomènes séparatistes.

Article 6 : Veiller au respect des principes républicains au sein de leurs équipes politiques et de leurs services techniques et administratifs.

Article 7 : Faire appliquer le principe de laïcité énoncé dans la loi du 9 décembre 1905 qui garantit la liberté de conscience (y compris l’apostasie) et de culte, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

Article 8 : Garantir la stricte neutralité des agents publics par l’interdiction de toute manifestation de leurs convictions religieuses dans l’exercice de leur fonction.

Article 9 : Stopper toute tentative visant à faire prévaloir ses convictions politiques, philosophiques ou religieuses pour déroger à la laïcité ou aux principes de liberté et d’égalité de tous devant la loi.

Article 10 : Soutenir les organismes d’éducation populaire et de jeunesse ou sportifs qui transmettent, à travers leurs œuvres et leurs actions, l’égal traitement de tous, sans distinction d’origine, de sexe, d’orientation sexuelle, qui respectent l’égalité entre les femmes et les hommes, luttent contre le sexisme et les violences faites aux femmes, mineures ou majeures, lesquels se manifestent notamment par le port de tenues vestimentaires les assignant à être soumises aux hommes ou par le refus de contact ou de relation hiérarchique avec des femmes.

Article 11 : Veiller à l’intégrité morale et physique des mineurs afin de prévenir et de combattre toute maltraitance psychologique ou physique, violence à caractère sexuel, mise sous emprise psychologique ou idéologique.

Article 12 : Faire appliquer l’ensemble des principes républicains, y compris la laïcité, aux usagers des équipements municipaux dans le respect des libertés individuelles.

3. Signataires :

Dhimmi Watch et Défense des serviteurs de la République

Élisabeth Badinter, philosophe

Michel Bouleau, magistrat administratif honoraire

Jean-François Braunstein, professeur des universités, philosophe

Claire Brière-Blanchet, journaliste, historienne, écrivaine

Marie-Laure Brossier, ancienne élue de Seine-Saint-Denis

Hassen Chalghoumi, imam, président de la Conférence des imams de France

Élie Chouraqui, cinéaste

David Duquesne, infirmier, essayiste, contributeur Causeur, Perditions idéologiques, Tribune juive

Lara Fatimi, avocat au barreau de Paris

Alexandre Feigenbaum, président de Dhimmi Watch

Renée Fregosi, philosophe, politologue

Yana Grinshpun, maître de conférences en sciences du langage

Nathalie Heinich, sociologue

Catherine Kinzler, philosophe, membre du conseil des sages de la laïcité Philippe de Lara, philosophe

Didier Lemaire, professeur de philosophie, secrétaire général de Défense des serviteurs de la République

Noëlle Lenoir, avocate, ancienne membre du Conseil constitutionnel, ancienne ministre des Affaires européennes

Sabrina Medjebeur, sociologue, essayiste

Naïma M’faddel, essayiste, consultante politique de la ville Mouvement pour la paix et contre le terrorisme (MPCT)

Anne-Sophie Nogaret, philosophe, essayiste

David di Nota, écrivain

Richard Prasquier, président d’honneur du CRIF Réseau 1905, association membre du Collectif Laïque National

Faraj Alexandre Rifai, écrivain franco-syrien

Laurent-Xavier Salvador, maître de conférences en langue et littérature françaises du Moyen Âge

Philippe Sarda, avocat à la cour de Paris

Georges Sauveur, avocat à la cour de Paris

Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

Jean Szlamowicz, professeur des universités, linguiste, traducteur, auteur

Pierre-André Taguieff, philosophe, historien des idées, politologue, directeur de recherche au CNRS

Charlotte Touati, historienne, philologue et chercheuse en science des religions à l’Université de Lausanne

Michèle Tribalat, démographe

Monette Vacquin, psychanalyste, essayiste

Bernard de la Villardière, journaliste, directeur de Réel Média

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