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EPSTEIN (14) COMMENT ACCEPTER LE MUTISME DES AUTORITÉS FRANÇAISES SUR CE QU’ELLES SAVAIENT ET CACHAIENT ?

AUX EU, LA JUSTICE, L’ADMINISTRATION, LE PARLEMENT AGISSENT – À LEUR MANIÈRE …

… TANDIS QU’EN FRANCE LE SILENCE EST IMPOSÉ – FERMEMENT ( COMMENT ? POURQUOI ? )

( METAHODOS S’EST EFFORCÉ DE TRAITER DE CETTE AFFAIRE DANS UNE DOUZAINE DE PUBLICATIONS VOICI UNE SYNTHÈSE SUR LES LOURDS SILENCES FRANÇAIS )

Aux EU, les documents Epstein sont progressivement et massivement publiés.

En France, la justice dispose d’une énorme masse de documents notamment depuis 2019/22 et n’en révèle aucun. De très nombreuses victimes ont été « oubliées « .

Depuis fin janvier plus de 10 personnalités ont dû démissionner aux EU . Plusieurs français ont également été touchés. Nombreuses sont celles qui regrettent et présentent des excuses

Des médias américains affirment que des éléments mentionnant Donald Trump n’auraient pas été publiés, une situation qui pourrait avoir certaines répercussions politiques,

Les médias américains CNN et NPR dévoilent que certains fichiers mentionnant le président américain Donald Trump auraient été dissimulés par le ministère de la Justice (DoJ). Il s’agirait de notes et transcriptions d’interrogatoires du FBI avec une femme qui accusait, Donald Trump de l’avoir agressée mineure sexuellement dans les années 80.

Les autorités françaises restent silencieuses sur les dossiers, auditions, investigations et les victimes de l’époque.

Elles n’expliquent pas les raisons de la clôture du dossier en 2022, alors que Brunel n’était pas le seul concerné par les éléments recueillis.

Elles n’expliquent pas le traitement d’au moins deux alertes relatives à Aidan, ni sur le plan as ni sur le plan judiciaire

Aux EU la justice s’engage à vérifier si des documents concernant Busch n’ont pas été supprimés ou négligés… et à les analyser.

La justice française s’est saisie ( faute d’être saisie au titre de l’article 40 par l’exécutif ) – plusieurs semaines après les publications de janvier aux EU, et alors qu’elle en connaît bien des volets et détient une bonne part depuis des années ( cahiers noirs, mail, témoignages, enquêtes ) – pour recueillir et instruire les « nouvelles » affaires.

Elle annonce réanalyser certains dossiers « anciens » ( Lesquels ? Comment se fera le tri ? )

Comment comprendre ce silence en France de l’administration, de la justice, de l’exécutif… (et la timidité des médias)

… aors que chaque jour depuis fin janvier – un mois déjà – des informations sont communiquées par les médias sur la boîte mail d’Epstein, le contenu de la perquisition des locaux d’Epstein, les victimes et plaintes enregistrées à l’époque, les plaintes ignorées … les auditions

Le président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré le 9 février 2026 : « C’est une affaire qui concerne surtout les États-Unis d’Amérique ».

En 48 heures, l’association «Innocence en danger» a reçu 15 nouveaux témoignages de potentielles victimes françaises ( mineures à l’époque )

L’association avait déjà été à l’origine d’un signalement en 2019, qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire contre Jean-Luc Brunel, …

Pourquoi les affaires Epstein et Brunel n’ont pas eu de suite judiciaires ?

Pourquoi les dossiers Lang – et d’autres ( SIAD, AIDAN, CHASLIN… ) – n’avaient ils pas été traitées en 2019/22 ?

Quelles ont été les manquements administratifs et politiques ( saisine du Parquet, enquêtes administratives, inspections, contrôles fiscaux, enquêtes parlementaires … )

Quelles procédures concernant Aidan avaient-elles été initiées, puis clôturées ?

Quelles ont été les reportings du parquet en direction de l’exécutif ?

Quelles sont les affaires connues durant les années passées qui vont faire l’objet d’une ré analyse promise, et comment se fera le tri ?

Quelles ont été les auditions ? Les affaires abandonnées ou déclarées sans suite ?

En France la macronie s’oppose à toute enquête par le Parlement …

Aux US le Parlement conduit des investigations et des auditions – Les Clinton sont auditionnés et ils demandent que TRUMP le soit également

La pedocriminnalité est elle un TABOU FRANÇAIS ?

Entre 2017 et 2024, 178 300 personnes ont été mises en cause pour viol ou agression sexuelle sur mineur

Moyenne annuelle : 22 300), dont 37% pour viol (8 200/an) et 63% pour agression sexuelle (14 100/an).

Le nombre a bondi de 56% entre 2020 (18 800) et 2024 (29 000), avec +84% pour les viols et +41% pour les agressions

IL Y A BIEN UNE AFFAIRE FRANÇAISE, CELLE D’UNE CERTAINE OMERTA

Rappelons que Jean-Luc Brunel a été placé en garde à vue le 16 décembre 2020 des chefs de

– viols et agressions sexuelles,

– viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans,

– viols et agressions sexuelles sur mineur de plus de 15 ans,

– harcèlement sexuel,

– associations de malfaiteurs et

– traite des êtres humains au préjudice de victimes mineures aux fins d’exploitation sexuelle ».

Les proches de Brunel et complices n’ont pas été inquiétés, ni ceux qui sachant n’ont pas dénoncé…

Epstein lui même n’a jamais – sauf si cela est resté caché – été inquiété par la justice française pour les actes commis en France

La justice française s’expliquera t elle sur les ratées des années passées ( 1988, 2019 … ) ?

On apprend qu’une victime lanceuse d’alerte n’a jamais été contactée par la police et la justice. Les médias, en 2019 puis 2020, avaient publié sur les agressions sexuelles qu’elle a subies à Paris.

Par ailleurs, les premières alertes sur les méthodes des agents de mannequins à Paris ont été faites il y a près de quarante ans.
En effet, à Paris, des tops models américaines ont témoigné dans l’émission 60 minutes sur CBS dès 1988. Son témoignage n’a jamais été exploité par les enquêteurs.

Ce que la justice détenait concrètement

Lors de l’enquête ouverte en France en 2019 sur Jean‑Luc Brunel, une perquisition à Paris (appartement d’Epstein) et l’exploitation du matériel informatique ont permis d’identifier le compte Gmail « jeevacation@gmail.com », présenté comme étant celui de Jeffrey Epstein.

Dans une demande d’entraide pénale internationale adressée aux autorités américaines, le parquet de Paris indique que ce compte « était analysé » et que « 4 500 e‑mails étaient appréhendés ».

Ces messages contiennent, selon la formulation reprise par Marianne, des références à :


• Jean‑Luc Brunel,
• des échanges en lien avec les accusations visant Epstein,
• des femmes (potentielles victimes, recruteuses, etc.),
• des rendez‑vous (agenda relationnel et mondain).

Autrement dit, la justice française détenait depuis 2019 un corpus massif de mails susceptible d’éclairer le réseau relationnel d’Epstein, ses déplacements et liens avec des acteurs français, notamment via Brunel.

Ce que « savait » la justice française

Le fait même que la demande d’entraide pénale précise que le compte était « analysé » implique que les enquêteurs français avaient connaissance du volume, de la nature générale des échanges et de la présence d’éléments relatifs à Brunel, aux accusations sexuelles, à des femmes et à des rendez‑vous.

La chronologie est la suivante :


• 2019 : ouverture d’une information judiciaire en France, perquisition à Paris, saisie du matériel et identification du Gmail, demande d’entraide où sont mentionnés les 4 500 mails déjà « appréhendés ».


• 2019–2022 : poursuite de la procédure contre Brunel jusqu’à son suicide en détention provisoire, ce qui entraîne l’extinction de l’action publique à son encontre.


• Fin janvier 2026 : mise à disposition de nombreux documents Epstein aux États‑Unis, qui provoque un emballement médiatique, alors que la France possédait depuis six ans un important lot d’e‑mails d’Epstein.

Un hiatus entre l’ampleur des pièces détenues par la justice française dès 2019 et l’absence de mise en lumière publique ou de suites visibles à la hauteur du potentiel probatoire de ces e‑mails.

( SANS OUBLIER LES EPISODES DE 2013 ET 2016 )

RAPPEL : L’EXÉCUTIF A BLOQUÉ – EN 2019 – LES INVESTIGATIONS SUR LES VOLETS FRANÇAIS D’EPSTEIN

Le 12 août 2019, Marlène Schiappa – combattant ardemment la pedophilie – a publié un communiqué pour dire qu’il y avait des ramifications de l’affaire Epstein en France.

Selon l’entourage de Marlène Schiappa, il s’agissait d' »éclaircir » les liens que l’homme d’affaires avait avec Paris, comme de nombreux allers-retours entre la France et les Etats-Unis et la propriété d’un immeuble près de l’Arc de Triomphe évoqués par la presse française.

L’association Innocence en danger avait de son côté, le 25 juillet, adressé un signalement au procureur de la République de Paris, lui demandant l’ouverture d’une enquête préliminaire pour faire la lumière sur les éventuels agissements de Jeffrey Epstein sur le territoire français.

L’association souligne que « la France est concernée par ce dossier puisque des investigations menées par le FBI font apparaître plusieurs personnes de nationalité française ».

Schiappa s’est fait rappeler à l’ordre le lendemain par la ministre de la Justice, Mme Belloubet qui a lui rappelé que la justice est indépendante, publiquement auprès de l’AFP.

La polémique a été largement traitée par les médias. On ne peut imaginer que le PM et le PR n’aient pas été associés à ce refus.

L’Union Syndicale des Magistrats (USM) s’était fendu d’une déclaration :

«Aucun ministère n’a vocation à demander une enquête judiciaire, d’autant que, pour exercer des poursuites pour un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement à l’étranger, il est nécessaire d’avoir une plainte préalable de la victime ou de ses ayants droit, ou encore une dénonciation officielle par l’autorité du pays où le fait a été commis. De plus, en droit français, on ne peut pas poursuivre les morts. » 

Ce que demandait Schiappa demandent c’était une enquête judiciaire, mais pour des faits commis en France, prévus et réprimés par la loi française, en l’occurrence l’existence de réseaux de prostitution. En aucun cas ils ne demandent des poursuites contre Jeffrey

C’est l’exemple d’une investigation qui devrait être faite par une commission parlementaire, le rôle du Parlement – outre le vote de lois – est de contrôler l’action de l’exécutif.

C’est pourtant le devoir de toutes les autorités politiques, au titre de l’article 40 de Procédure pénale, de porter devant la justice les crimes ou délits dont elles ont connaissance.

Mme Schiappa semble – ensuite – avoir refusé de prendre en compte les soupçons français sur Epstein. – information à vérifier. Elle aurait même écrit dans une lettre à une victime présumée qu’Epstein n’a commis aucun viol en France.

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