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LA DETTE EST DÉSORMAIS « INSOUTENABLE », ET SA BAISSE «  IMPROBABLE » – LES EFFORTS EXIGÉS DES FRANÇAIS – DOSSIER MIS À JOUR

A. L’ALERTE ET LES PRÉCONISATIONS DE REXECODE

( VOIR ARTICLE 1 ) Le diagnostic dressé par l’institut REXECODE dans sa dernière note, que nous dévoilons en exclusivité, est limpide, si aucune mesure corrective n’est prise

L’article ci contre s’inquiète d’une trajectoire de dette devenue politiquement et macro‑financièrement risquée, et appelle à un ajustement budgétaire rapide centré sur la maîtrise des dépenses plutôt que sur une hausse massive des prélèvements.

Diagnostic:
• La question n’est plus seulement le respect des règles européennes, mais la soutenabilité même de la trajectoire de dette et le risque de crise à moyen terme.
• La faiblesse prolongée des taux a masqué la fragilité des finances publiques françaises, en donnant l’illusion que la dette était indolore.
• Le cœur du problème est une dynamique de dépenses publiques dont la croissance est structurellement supérieure à celle du PIB, ce qui nourrit déficits et accumulation de dette.
• Le retour à des conditions financières moins accommodantes (taux plus élevés) rend la charge de la dette plus lourde et comprime les marges de manœuvre budgétaires.
• La paralysie ou le retard politique dans l’ajustement budgétaire accroît le risque qu’une crise survienne plus tard, dans un contexte plus défavorable.

Appréciation du risque :
• Le risque d’une crise aiguë de la dette est jugé limité à court terme, mais la trajectoire actuelle conduit à un affaiblissement continu de la capacité de l’État à réagir à de futurs chocs.
• Plus la correction est différée, plus l’ajustement ultérieur devra être brutal et politiquement coûteux, nourrissant précisément le « spectre » que l’article décrit.


Principales orientations et propositions :
• Prioriser un ajustement budgétaire structurel portant principalement sur la maîtrise et la réorientation des dépenses, plutôt que sur de nouvelles hausses importantes d’impôts dans un pays déjà très imposé.
• Reprendre le contrôle de la dynamique des dépenses sociales et de fonctionnement, pour dégager des marges au profit des investissements d’avenir (transition écologique, défense, etc.).
• Inscrire cet ajustement dans une stratégie pluriannuelle crédible, afin de rassurer les marchés et éviter qu’une crise ne force un ajustement désordonné.

Rexecode ne publie pas de chiffrage annuel détaillé pour 2027 et au-delà, mais commente des estimations d’autres organismes comme le CAE ou la Cour des comptes.

Sur 6 ans (2026-2031), Rexecode met en avant le scénario du Conseil d’analyse économique (CAE, octobre 2025) : un effort de 112 milliards d’euros d’économies et autant de fiscalité sur 6 ans pour stabiliser la dette à 124% du PIB et ramener le déficit sous 3% en 2029, avec un rythme plus intense au début (environ 27 milliards en 2026).

Cet ajustement équivaut à 4,2 points de PIB, dont 82 milliards pour la stabilisation stricte de la dette et le reste comme marge de sécurité contre les crises.

Voir plus loin point D

B. LES ANALYSES DE L’OFCE QUI RÉCLAME UN EFFORT BUDGÉTAIRE PLUS SIGNIFICATIF

Près de 40 milliards d’euros sont à trouver en 2027 pour se conformer aux engagements européens du pays, indique ce jeudi l’OFCE. ARTICLES 2 ET 3

La réduction plus modeste que prévu du déficit en 2026 devrait contraindre la France à un redressement plus important en 2027 pour tenir ses engagements, pointe l’OFCE. La présidentielle à venir risque de compliquer la tâche…

Toutefois ces 40 milliards d’euros d’effort brut ne permettraient un ajustement structurel primaire

NB : la Cour des Comptes parle de 80 MILLIARDS d’effort annuel nécessaire ( l’effort mêle des économies budgétaires. ( relatives ) notamment par des baisses des aides aux français ( social ) et de fiscalité nouvelles.

C. ET – EN MÊME TEMPS – L’OFCE REGRETTE QUE LES EFFORTS FAITS POUR 2026 SOIENT NÉFASTES POUR L’ÉCONOMIE

Le directeur adjoint de l’OFCE regrette que les « efforts » budgétaires pour 2026 – moins élevés qu’initialement prévu – ralentissent la croissance. ( PUBLICATION DE METAHODOS QUI VA SUIVRE )

D. DE 80 À 180 MILLIARDS D’EFFORT ANNUEL REQUIS POUR LA DETTE MACRON DE 1460 MILLIARDS – CONVERGENCE DE CEUX QUI ONT LAISSÉ FILER LES DÉPENSES

TERRA NOVA, MONTAIGNE, C. DES C., DUFOURCK, HANNEZO, OFCEI … … EXIGENT ENTRE 80, 100, 140, 180 MILLIARDS D’EFFORT ANNUEL

Le montant de l’ »effort » annuel ( fiscalité ou économies c.à d. baisse des prestations ) varie de 40, 80, 100 ou 180 MILLIARDS :

Il s’agit de l’effort que la France doit faire chaque année pour redresser les comptes nationaux mis en faillite par le trou budgétaire ( transformé en dette PLUS 1400 MILLIARDS ) creusé par Macron.

– Terra Nova ( HANNEZO ) propose un effort de 100 à 120 MILLIARDS. L’auteur du rapport considère que les français devront faire – pendant plusieurs années – un effort annuel de 4000 Euros.

Cela est équivalent à 2 X le revenu mensuel moyen des français qui est de 2000 Euros, qu’il s’agisse des actifs ou des retraités.

– L’Institut Montaigne prône un effort global plus important 140 MILLIARDS ) que celui de Terra Nova afin de sauvegarder 40 milliards d’investissements nécessaires (défense, transition énergétique…).

– Le volume d’effort annuel recommandé par Nicolas Dufourcq ( président de la banque publique BPI ) est de 180 milliards d’euros

– Pour la Cour des comptes, même si elle estime que l’objectif est difficile à atteindre : 80 MILLIARDS par an.

REXECODE ne publie pas de chiffrage annuel détaillé pour 2027 et au-delà, mais commente des estimations d’autres organismes comme le CAE ou la Cour des comptes.

CAE – Conseil d’analyse économique propose 170 mesures ( d’économies ) pour 112 milliards sur 6 ans) : gel des pensions de retraite, meilleur ciblage des allocations familiales, suppression d’abattements fiscaux pour retraités (10%), hausse CSG/TVA, lutte contre la fraude fiscale et sociale.

En réalité , il s’agit de 265 MILLIARDS D’  « EFFORTS » sur 6 ans ( moyenne annuelle : 45 MILLIARDS )

Réductions de dépenses : environ 108 milliards potentiels, via un gel des pensions de retraite, un meilleur ciblage des aides familiales, une réduction des effectifs publics et une efficacité accrue dans les achats hospitaliers.
Augmentations de recettes : 111 milliards, par une hausse ciblée de la CSG sur les retraités aisés, une suppression d’abattements fiscaux, une hausse modérée de la TVA sur certains biens, et un renforcement de la lutte antifraude (fiscale et sociale).
Réformes structurelles : 45 milliards d’économies indirectes, grâce à des mesures d’offre comme le report de l’âge de départ à la retraite, des incitations au retour à l’emploi, des gains de productivité publique et une simplification réglementaire.

– L’OFCE chiffre l’effort pour 2027 à 40 MILLIARDS ( mais on peut craindre- si on applique son raisonnement aux années suivantes – sue l’effort exigé ira croissant )

LIRE ÉGALEMENT : 

CEUX QUI ONT CONTRIBUÉ À CREUSER LE DÉFICIT ET LA DETTE DE FRANCE RIVALISENT DE CONSEILS EN FORME DE PURGE – LES CONTREVÉRITÉS DE LA MINISTRE SORTANTE

https://metahodos.fr/2026/02/26/mise-a-jour-ceux-qui-ont-contribue-a-creuser-le-deficit-et-la-dette-de-france-rivalisent-de-conseils-en-forme-de-purge-les-contreverites-de-la-ministre-sortante/

CEUX QUI AURONT CAUTIONNÉ 10 ANNÉES DE DÉRIVE BUDGÉTAIRE PROMETTENT 10 ANNÉES D’AUSTÉRITÉ

https://metahodos.fr/2026/03/02/99764/

1. ARTICLE Le spectre de l’insoutenabilité de la dette française que personne ne veut imaginer

Le diagnostic dressé par l’institut REXECODE dans sa dernière note, que nous dévoilons en exclusivité, est limpide, si aucune mesure corrective n’est prise

L’OPINION 2 mars 2026 Marc Vignaud

Fin 2026, la dette publique française pourrait dépasser 118 % du PIB contre 98 % avant la crise sanitaire. 

Premier constat dressé par l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie : les politiques ne peuvent pas se défausser sur les conditions financières pour expliquer l’augmentation continue de la dette française et sa divergence avec la dette allemande depuis le début des années 2000. …

…/..,

2. ARTICLE – Le plus dur pour la France reste à venir pour réduire son déficit, selon l’OFCE 

Près de 40 milliards d’euros sont à trouver en 2027 pour se conformer aux engagements européens du pays, indique ce jeudi l’OFCE.

Est Républicain avec AFP – 26 févr. 2026

Le plus dur dans la réduction du déficit reste à venir pour la France, avec près de 40 milliards d’euros à trouver en 2027 pour se conformer aux engagements européens du pays, indique ce jeudi l’Observatoire français des conjonctures économiques. Cet institut de recherche de Sciences Po a publié son analyse du budget 2026, qui a abouti selon lui à « un déficit de compromis », et évoqué les perspectives pour 2027, où l’effort de rigueur demandé sera encore plus grand.

Dans un « Plan budgétaire et structurel à moyen terme » (PSMT), la France s’est en effet engagée auprès des autres gouvernements de l’Union européenne à ramener à 3 % du PIB son déficit en 2029, alors qu’il devrait avoisiner 5 % en 2026, après 5,4% en 2025. « Si la France souhaite être en phase avec la recommandation du Conseil, l’ajustement structurel primaire de 2027 devrait être de 0,8 point de PIB, ce qui rend encore plus difficile l’équation budgétaire pour le projet de loi de finance pour 2027, qui par ailleurs aura lieu en pleine campagne présidentielle », écrit l’OFCE.

Plus à faire qu’en 2025 ou en 2026

L’« ajustement structurel primaire » correspond à la réduction du déficit hors charge de la dette et éléments conjoncturels. Or, ces 0,8 point ne tiennent pas compte de plusieurs éléments susceptibles d’alourdir le déficit en 2027 : fin de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, dépenses prévues dans la loi de programmation militaire et « montée en charge de la Prime d’activité ».

« De fait, pour tenir ses engagements européens, le gouvernement devra donc annoncer au moins 1,2 point de PIB (près de 40 milliards d’euros) de mesures brutes de consolidation budgétaire primaire en 2027, soit significativement plus que ce qui a été fait en 2025 ou en 2026 », a calculé l’OFCE. Mercredi, la présidente de la première chambre de la Cour des comptes, Carine Camby, avait indiqué de même aux sénateurs que la France avait « fait le plus facile » en réduisant son déficit 2026 essentiellement grâce à des hausses d’impôts.

3. ARTICLE – Budget 2027 : 40 milliards d’euros, l’effort impossible qui attend la France pour réduire son déficit

La réduction plus modeste que prévu du déficit en 2026 devrait contraindre la France à un redressement plus important en 2027 pour tenir ses engagements, pointe l’OFCE. La présidentielle à venir risque de compliquer la tâche…

LES ÉCHOS Par Sébastien Dumoulin, Stéphane Loignon Publié le 26 févr. 2026

En réduisant l’ampleur du redressement du déficit en 2026, les parlementaires et le gouvernement ne se sont pas facilité la tâche pour 2027. Selon une étude publiée ce jeudi par l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le gouvernement devra annoncer au moins 40 milliards d’euros de mesures brutes de consolidation budgétaire primaire en 2027, l’équivalent de 1,2 point de PIB, pour tenir ses engagements européens. C’est « significativement plus que ce qui a été fait en 2025 ou en 2026 », souligne l’OFCE.

Ces 40 milliards d’euros d’effort brut ne permettraient un ajustement structurel primaire que de 0,8 point de PIB – conforme à la recommandation du Conseil européen – car la France devra faire face à plusieurs vents contraires qui compliquent l’équation, rappelle l’OFCE. …

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