
LA CDC SE SUBSITUE À L’ÉTAT INCAPABLE DE FINANCER LES NOUVELLES CENTRALES
L’Etat n’est plus en mesure de dégager des crédits équilibrés par l’impôt et n’est pas davantage en mesure d’accroître la dette. EDF n’est pas non plus en mesure de fa face aux dépenses d’investissement.
La CDC, bras armé ( et bien opaque ) de l’Etat vient au secours et va encore accroître la dette cachée de l’Etat Les ressources principales de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) proviennent des fonds d’épargne réglementée comme le Livret A, LDDS et LEP, partiellement centralisés pour financer des projets d’intérêt général tels que le logement social et les infrastructures locales.
D’autres ressources incluent les dépôts réglementés (notamment des professions juridiques comme les notaires), les capitaux propres et les provisions techniques.
Le bilan agrégé de la CDC (données 2020, pour illustration) montre un passif dominé par les dépôts (576 Md€, dont 285 Md€ de livrets réglementés), les capitaux propres (51 Md€) et des provisions (380 Md€ pour CNP Assurances).
Les dettes à long terme de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), incluant obligations et emprunts, s’élèvent à 131 Md€ fin 2020 et progressent à 149 Md€ fin 2024
( plus 50 MILLIARDS POUR LES CENTRALES )
La CDC recourt à des emprunts, notamment sous forme de dettes à long terme (131 Md€ en 2020) et d’émissions d’obligations, y compris vertes, sociales ou durables depuis 2017, pour diversifier son financement et soutenir ses investissements. Ces emprunts complètent les ressources stables des livrets pour matcher les maturités longues des prêts accordés.
Les dettes à long terme de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), incluant obligations et emprunts, s’élèvent à 131 Md€ fin 2020 et progressent à 149 Md€ fin 2024.
La CDC va emprunter 50 MILLIARDS pour 3 réacteurs (Penly, Gravelines, Bugey)
Un prêt bonifié de l’État couvrira 60% du coût total du programme EPR2 (estimé à plusieurs dizaines de milliards), accordé à EDF et financé par ce fonds d’épargne, traditionnellement dédié au logement social et aux territoires. Ce recours a été validé en concertation avec Bercy et EDF dès octobre 2025, avec une finalisation en mars 2026 lors du Conseil de politique nucléaire.
La CDC se prépare à prêter environ 4 Md€ par an pendant 12 ans à partir de 2027 pour ces réacteurs (Penly, Gravelines, Bugey), renforçant la souveraineté énergétique et la décarbonation. L’accord de la Commission européenne est en cours pour la maquette financière globale, tandis que les 40% restants relèvent d’EDF et d’autres financements. Cette mobilisation diversifie les usages du fonds sans émission d’obligations spécifiques mentionnées pour ce projet.
PRÉCÉDENTES PUBLICATIONS :
DETTE FRANÇAISE CACHÉE (SUITE 2) : 10.000 MILLIARDS ( DETTE OFFICIELLE : 3.400 MILLIARDS )
DETTE EUROPÉENNE CACHÉE PAYÉE DIRECTEMENT PAR LES CITOYENS
ARTICLE – La Caisse des dépôts se prépare à financer les futurs réacteurs nucléaires EPR d’EDF dès 2027
Le groupe public chargé de gérer l’épargne réglementée des Français pourrait prêter 4 milliards d’euros par an pendant douze ans afin de financer les six nouveaux réacteurs nucléaires.
Deux semaines après avoir été officiellement jMacron, la construction à venir de six réacteurs de type EPR dans les centrales de Penly (Seine-Maritime), de Gravelines (Nord) et du Bugey (Ain), la Caisse des dépôts et consignations (CDC) se prépare à entrer dans le vif du sujet.
A l’occasion de la publication des résultats annuels du groupe financier public, mercredi 25 mars, son directeur général, Olivier Sichel, a précisé le calendrier prévisionnel de cette opération hors normes, qui vise à mobiliser le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, gestionnaire de 59,5 % de l’épargne du Livret A, du Livret de développement durable et solidaire et du Livret d’épargne populaire, au service de l’électricité nucléaire, soit 406,5 milliards d’euros fin 2025.
« Le fonds d’épargne se prête très bien au financement du nucléaire, assure M. Sichel. Il s’agit de financements longs, dans un secteur stratégique, à émissions de gaz à effet de serre limitées pour produire de l’électricité. » Des caractéristiques qui collent aux priorités de la Caisse, investisseur de long terme voire de très long terme, au service de l’intérêt général et …
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