
Le prédateur sexuel accueilli à Versailles par la nouvelle ministre de la culture Catherine Pégard
Sur cette photo de 2013, Catherine Pégard (à droite) figure en compagnie de Jeffrey Epstein, de la productrice Caroline Lang et du réalisateur Woody Allen. Ministère américain de la Justice
CETTE TRÈS PROCHE DE MACRON, AUX CÔTÉS D’EPSTEIN
Invitée sur France Inter ce lundi 30 mars 2026, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a réitéré n’avoir aucun souvenir d’une photo prise en 2013 au château de Versailles, où elle apparaît aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein lors d’une visite privée.
Une image qui dérange. Malgré l’existence d’un cliché l’immortalisant dans la galerie des Glaces avec le prédateur sexuel américain Jeffrey Epstein, la ministre de la Culture Catherine Pégard maintient sa version des faits : elle ne se rappelle ni de la rencontre, ni de la pose.
Un cliché caché mais officiel
Le cliché a refait surface sur BFMTV et dans Le Monde. Sur cette photographie datant de 2013, Catherine Pégard, alors présidente du domaine de Versailles, figure en compagnie de Jeffrey Epstein, de la productrice Caroline Lang et du réalisateur Woody Allen. À cette époque, Epstein effectuait une visite privée sous l’égide de Jean-Luc Brunel, son proche collaborateur français.
DÉNI : « Si j’avais été présente je m’en souviendrais et le dirais, bien sûr«
Au micro de France Inter, ce lundi 30 mars, la ministre ne nie plus l’évidence matérielle mais plaide l’amnésie sélective. « Je ne conteste pas que cette photo existe, ce serait stupide, mais je n’ai aucun souvenir de ce moment », a-t-elle martelé.
Pour justifier ce flou, la ministre invoque la densité de son agenda de l’époque. Elle souligne qu’elle recevait alors « à peu près 150 délégations par an » sur le site historique. Un flux de visiteurs si important qu’il rendrait, selon elle, impossible l’identification de chaque invité, d’autant qu’elle affirme qu’elle « ne connaissait pas » Epstein à cette période.
La ministre de la Culture persiste et signe dans sa ligne de défense initiale, celle-là même qu’elle tenait avant sa nomination en février dernier :
« Si j’avais été présente je m’en souviendrais et le dirais, bien sûr ».
Tout juste suggère-t-elle aujourd’hui une apparition furtive pour expliquer sa présence sur l’image :
« Il se peut que je sois passé cinq minutes à ce moment-là ».