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Louise Gluck enfin traduite et éditée en Français
Très peu traduite en France, sinon dans des revues spécialisées telle Po&sie, l’écrivaine, âgée de 77 ans, est en revanche tenue outre-Atlantique pour l’une des plus grandes poétesses de langue anglaise de son époque, admirée par nombres d’écrivains, qui ont salué sur Twitter l’annonce de son prix, à l’instar de Daniel Mendelsohn. Elle a d’ailleurs reçu de grands prix littéraires, tels le Pulitzer pour The Wild Iris (1992), le National Book Award pour Faithful and Virtuous Night en 2014, ou celui du Los Angeles Times, en 2012, pour Poems 1962-2012.
Elle vient d’être éditée chez Gallimard dans une traduction de Marie Olivier.
Notre précédente publication:
Vivre en poíēsis: Louise GLÜCK, Nobel de littérature 2020 https://metahodos.fr/2020/10/12/vivre-en-poiesis-louise-gluck-nobel-de-litterature-2020/
Nous vous proposons le poème chois par Oriane Lacroix pour France Culture.
| En vers et avec tout Oriane Delacroix – France Culture 16 04 21 Côte à côte, pas main dans la main : je vous observe vous promener dans le jardin d’été – les choses qui ne peuvent se mouvoir apprennent à voir ; je n’ai pas besoin de vous chasser à travers le jardin ; les êtres humains laissent des traces de sentiments partout, fleurs éparpillées sur un chemin de terre, toutes blanches et dorées, certaines d’entre elles à peine soulevées par le vent du soir ; je n’ai pas besoin de vous suivre là où vous êtes à présent, dans les profondeurs du champ empoisonné, pour connaître la cause de votre fuite, passion humaine ou rage : pour quoi d’autre laisseriez-vous tomber tout ce que vous avez réuni ? Louise Glück, « L’Aubépine » dans le recueil L’Iris sauvage Bon week-end ! |