
« Macron et la “stratégie de l’omelette”
TITRAIT LA REPUBBLICA QUI POURSUIVAIT : Malgré la deuxième place d’Ensemble aux élections législatives, le président de la République continue à croire en ses chances de se maintenir au pouvoir en bâtissant une large coalition. Selon “La Repubblica”, sa stratégie pour y parvenir consiste à “couper les deux bouts de l’omelette” : La France insoumise et le Rassemblement national.
“N’ayez pas peur, allez voter !” avait lancé Emmanuel Macron à celles et ceux qui contestaient sa décision, jugée imprudente, de convoquer des élections anticipées, perçues comme un viatique pour un gouvernement d’extrême droite. “Il n’y a aucune fatalité, c’est vous qui décidez”,avait répondu le chef de l’État, en visite à l’île de Sein [le 18 juin dernier], à la pointe occidentale de la Bretagne, pour commémorer l’appel à la résistance du général de Gaulle.
Trois semaines plus tard, Macron est toujours convaincu d’avoir eu la bonne intuition. En dissolvant l’Assemblée nationale, il cherchait à clarifier la situation politique, ce qui a bel et bien été le cas : les Français ont montré qu’ils n’étaient pas prêts à mettre le Rassemblement national (RN) au pouvoir.
Et s’il avait eu raison ? Difficile de trouver en France quelqu’un qui le pense, au vu de la pagaille provoquée par la composition d’une nouvelle Assemblée nationale qui semble ingouvernable. Et pourtant, il demeure convaincu d’avoir fait le bon choix.
Ce n’est pas une victoire, a concédé le chef de l’État à ceux qu’il a rencontrés en ces jours de fièvre. Le bloc centriste a perdu quelque 90 députés. Mais il affirme avoir eu le courage de ne pas se livrer à une énième pirouette politique – un remaniement ou le remplacement du Premier ministre – et d’avoir redonné la parole aux Français. Avec un double résultat : avoir fait barrage au Rassemblement national et avoir fait émerger une Assemblée dotée d’une forte …/…
ARTICLE – Avec sa lettre, Macron “semble se diriger vers un affrontement potentiellement explosif avec la gauche”
Dans une lettre aux Français publiée mercredi 10 juillet dans la presse quotidienne régionale, le président de la République a demandé aux “forces politiques républicaines” de “bâtir une majorité solide” pour gouverner, estimant que “personne ne l’a emporté aux législatives”.
Courrier international. 11 juillet 2024
Il y a “de quoi faire bondir les oppositions”,commente Le Temps. Trois jours après les élections législatives anticipées qui ont plongé la France dans l’inconnu, Emmanuel Macron a estimé, dans une lettre aux Français publiée mercredi 10 juillet, que “personne ne l’a[vait] emporté dimanche”, et a appelé les forces politiques “républicaines” à “bâtir une majorité solide” et “plurielle” pour le pays.
Face à la coexistence inédite de trois blocs dans l’hémicycle – le Nouveau Front populaire, le bloc macroniste et le Rassemblement national –, il faut “inventer une nouvelle culture politique”, argue-t-il. En partance pour le sommet de l’Otan à Washington mercredi, le chef de l’État appelle les partis à se donner “un peu de temps” pour se mettre d’accord autour de “quelques grands principes pour le pays” et de “valeurs républicaines claires”, et indique qu’à l’issue de ces discussions il “décidera de la nomination du Premier ministre”.
“La coalition du Nouveau Front populaire est arrivée inopinément en tête (dimanche), mais selon (lui), cela ne compte pas comme une victoire”, remarque Politico, qui voit là un “verdict peu gracieux du président, qui ne manquera pas de provoquer un tollé à gauche”.
Il faut dire que l’alliance, “en pleine résurgence”, avec environ 180 sièges à l’Assemblée nationale, est loin d’avoir obtenu les 289 sièges synonymes de majorité absolue, observe le New York Times.
“Les germes d’une dérive”
Emmanuel Macron semble en tout cas “se diriger vers un affrontement potentiellement explosif avec la gauche, en particulier avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon”, “qu’il ne considère pas comme faisant partie des ‘forces républicaines’”, décrypte le New York Times. Pour le quotidien américain, cette missive, publiée dans la presse régionale, “semble contenir les germes d’une dérive et d’une confrontation possibles, dans la mesure où son interprétation du résultat des élections est loin d’être universellement, voire largement, partagée”.
Le journal s’étonne qu’Emmanuel Macron, “dont le style de gouvernement est très centralisé et vertical, au point qu’il a convoqué les élections sans consulter son propre Premier ministre”, lance un appel “à l’invention d’une nouvelle culture politique française” et à s’inspirer de “tant de nos voisins européens”. “Le fait qu’un président français de la Ve République, et en particulier un président qui a largement méprisé le Parlement jusqu’à présent, dise que la France devrait suivre l’exemple de l’Italie ou de la Belgique en adoptant une culture plus parlementaire est à la mesure du bouleversement que M. Macron a provoqué avec sa mystérieuse décision de convoquer des élections.”
Le brouillard pourrait se lever le 18 juillet
“Les pourparlers de coalition sont devenus une caractéristique de la politique française depuis dimanche, un événement rare dans un pays qui jouit habituellement de majorités stables à parti unique”, souligne Politico. Mais tout le monde n’est pas d’accord sur la voie à suivre. Y compris dans le camp d’Emmanuel Macron, “certains préconisant une coopération avec les conservateurs et d’autres un partenariat avec les modérés de gauche et de droite”.
“Chacun cherche sa majorité”, résume Le Temps.
“La nomination d’un Premier ministre n’est pas pour tout de suite”, conclut Le Soir. “Le brouillard pourrait se lever au plus tard dans une semaine”, jeudi 18 juillet, lors de la première réunion de la nouvelle Assemblée.
Et “à seulement seize jours de l’ouverture des Jeux olympiques de Paris, on ne sait pas si Emmanuel Macron a à l’esprit un délai signifiant qu’aucun nouveau gouvernement ne sera en place lorsque les Jeux commenceront”, note le New York Times.
Cet homme particulièrement loin des réalités et inconscient de ce qu’il provoque est un vrai psychopathe dont il conviendra de se débarrasser au plus vite, faute de ne pas l’avoir déjà fait plus tôt !Bien cordialement, Jean-Marc SAURET Sociologue clinicien – PsychosociologueDocteur (Sorbonne) – Diplômé de l’EHESSMontdoumerc (Lot) http://jmsauret-managerconseil.blogspot.fr/
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