Aller au contenu principal

DÉCOUVREZ ETTY HILLESUM : LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ

RELIRE SUR METAHODOS :

« Ceci est mon journal » Lecture croisée du Journal d’Hélène Berr et d’Une vie bouleversée d’Etty Hillesum.

https://metahodos.fr/2023/04/01/ceci-est-mon-journal-est-une-lecture-croisee-du-journal-dhelene-berr-et-dune-vie-bouleversee-detty-hillesum/

HÉLÈNE BERR ET ETTY HILLESUM, DEUX AUTEURES MAJEURES FAUCHÉES PAR LE NAZISME ET LA COLLABORATION

https://metahodos.fr/2023/03/25/helene-berr-etty-hillesum-deux-vies-abregees-par-le-nazisme/

LIRE Etty Hillesum – JOURNAL AU CŒUR DE LA BARBARIE – 1942 1945

https://metahodos.fr/2023/04/08/vivre-en-litterature-et-poesie-lire-etty-hillesum-journal-au-coeur-de-la-barbarie-1942-1945-2/

Selon Etty, le gros problème de la politique est que la vérité y est trop souvent subordonnée à des objectifs politiques supérieurs et que de ce fait les masses sont laissées sciemment dans l’ignorance. – Extrait de l’ouvrage ci contre

Autre extrait :

ARTICLE – Sophie Galabru : « Pour Etty Hillesum, tout ce qui ne nourrit pas la vitalité n’est pas valable »

Publié le vendredi 17 janvier 2025 RADIO FRANCE

La philosophe Sophie Galabru a découvert le journal d’Etty Hillesum à 15 ans, et depuis, elle le relit tous les trois ans. L’autoportrait de cette jeune femme juive qui mourra à 29 ans à Auschwitz irrigue sa pensée de l’éthique.

Avec

  • Sophie Galabru Philosophe, professeure agrégée et docteur en philosophie

Sophie Galabru découvre Une vie bouleversée d’Etty Hillesum, une jeune écrivaine juive hollandaise qui tient un journal de ses 27 ans à 29 ans, grâce à une recommandation qu’on lui a faite. C’est le premier livre bouleversant qu’elle ait lu, il résume son univers et sa façon de penser. Chose rare : sa fascination pour ce livre est restée la même, qu’elle ait 15, 25 ou 30 ans et Une vie bouleversée ne quitte jamais sa table de chevet.

Trouver la libération dans l’oppression totalitariste

Sophie Galabru souligne la singularité du journal d’Etty Hillesum : il n’est pas, comme celui d’Hélélène Berr, un témoignage historique. « Etty Hillesum parle très peu des événements historiques qu’elle est en train de vivre. La guerre et la Shoah restent un arrière-fond historique. Elle l’évoque et admet avoir peur. Mais le plus fascinant dans ce journal, c’est l’évolution d’Etty. C’est une jeune femme dépressive, anxieuse, très préoccupée par les relations amoureuses, charnelles, par ce qu’elle va devenir. Et petit à petit, elle devient une femme libérée, qui se désencombre, qui se débarrasse de tout ce qui la gêne, qui arrive à se clarifier. »

Un journal d’une sincérité totale

À la lecture d’Une vie bouleversée, un pacte de confiance entre l’autrice et le lecteur naît très vite. Cela découle, selon Sophie Galabru, de la grande sincérité d’Etty Hillesum. « Elle doute d’elle-même, elle tâtonne, elle se regarde, s’évalue, se juge, se remet en question et petit à petit émerge sa vérité propre, peu importe qu’elle ait tort ou raison. C’est la méthode philosophique par excellence. »

Sophie Galabru note cette phrase d’Etty Hillesum qui résonne fortement en elle :

« Ne rien sacrifier de la réalité extérieure à la vie intérieure ».

« Etty Hillesum nous explique que ce n’est pas parce qu’elle vit dans une époque effroyable, avec une histoire épouvantable, et les rafles et la déportation, qu’elle doit renoncer à ce travail sur elle, à cette connaissance d’elle-même, comme dit Socrate, ou à devenir qui elle doit devenir, comme dit Nietzsche. Elle ne veut pas lâcher cette exigence intérieure, mais elle dit aussi qu’il y a une correspondance entre les deux. Regarder les autres, même dans leurs pires détails, ça l’intéresse pour comprendre un peu plus la nature humaine, pour voir en quoi, elle aussi, a pu passer par des choses obscures.

Un Et à l’inverse, elle pense qu’en clarifiant ce qui se passe au-dedans d’elle-même, elle va aider les autres. Elle n’a pas tort d’ailleurs, ce n’est pas que spirituel.

Si chacun faisait ce travail de clarification au-dedans de soi, peut-être que la société irait mieux. »

Extraits sonores :

  • Archive d’Hanneke Starreveld Stolte, Une vie, une œuvre, France Culture, 23/04/2000
  • Lectures par Apolline Limosino de deux extraits du journal d’Etty Hillesum, Une vie bouleversée, les 21 mars 1941 et 11 juillet 1942, Editions Point, traduit du néerlandais et présenté par Philippe Noble, 2020 [1995]
  • Archive d’Emmanuel Levinas, Les chemins de la connaissance, France Culture, 11/03/1981
  • Dolly Parton « I Will Forever Hate Roses », Album Backwoods Barbie, 2008

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.