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Delphine Ernotte (1) – Après la commission parlementaire, le parquet : abus de biens sociaux

UN SEUL JOURNAL A OSÉ TRAITER DE CETTE AFFAIRE

Le tribunal judiciaire de Paris vient d’ouvrir une enquête contre la PDG de France télévisions dans le cadre d’investigations sur les frais de séjour de ses dirigeants à Cannes en 2023. La désignation d’une juge d’instruction fait suite à une plainte déposée il y a deux ans par le syndicat CFE-CGC. lit on dans LA LETTRE. Le JDD est le seul journal à en parler.

ARTICLE – Audiovisuel public : Delphine Ernotte poursuivie pour abus de biens sociaux

Le parquet de Paris a indiqué ce mardi avoir convoqué la PDG du groupe France Télévisions dans le cadre de l’enquête au sujet d’un séjour de l’état-major du groupe dans un hôtel de luxe à Cannes, en mai 2023.

Gautier Cruchaudet11/02/2026 JDD

Après la commission d’enquête, Delphine Ernotte dans le viseur de la justice. D’après les informations de La Lettre, le parquet de Paris a convoqué la PDG du groupe France Télévisions dans le cadre d’une information judiciaire ouverte ce mardi, au motif « d’abus de biens sociaux et recel » et de « soustraction, détournement ou destruction de biens d’un dépôt public par le dépositaire ou l’un de ses subordonnés ».

L’affaire a été portée devant la justice par le syndicat CFE-CGC, qui avait déjà déposé plainte à l’encontre de Delphine Ernotte au mois de février 2024 pour « détournement de fonds » et « abus de confiance » après les révélations du séjour des ténors de France TV à l’hôtel « Majestic » de Cannes, du 16 au 27 mai 2023, en marge du festival. Séjournaient dans cet établissement, outre la présidence du groupe, le directeur des antennes et programmes Stéphane Sitbon-Gomez, le directeur du cinéma et des fictions Manuel Alduy, le secrétaire général d’alors Christophe Tardieu, ainsi que les cofondateurs du média Brut Renaud Le Van Kim et Guillaume Lacroix.

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La facture totale s’élevait à quelque 112 123 euros, et avait fuité sur un blog, Adap. Selon La Lettre, le groupe France Télévisions avait reconnu avoir payé l’intégralité de la note, mais avait souligné que la facture de 38 467 euros des deux chambres des membres de Brut avait alors été refacturée. 73 656 euros n’auraient pas été réglés directement via l’argent public, mais par l’intermédiaire de barter, un système permettant aux médias d’échanger des notes de frais contre de l’espace publicitaire.

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