
Le taux de chômage passerait de 7,3% fin 2024 à 7,9% à la fin de l’année avant d’atteindre 8,5% au dernier trimestre 2026,
L’OFCE qui intègre dans ses raisonnements la douteuse notion de « PLEIN EMPLOI » ( associée à la non moins critiquable « politique de l’offre »),
est contraint de préciser que le taux de chômage passerait ainsi de 7,3% fin 2024 à 7,9% à la fin de l’année avant d’atteindre 8,5% au dernier trimestre 2026,
1. ARTICLE – « Il faut leur donner des jobs » : les jeunes en difficulté sur le marché du travail, le chômage à la hausse en France
Le taux de chômage en France a de nouveau augmenté au 4e trimestre 2025, pour atteindre 7,9 %. Une hausse portée par la situation des jeunes, d’après les chiffres publiés ce mardi 10 février 2026 par l’Insee.
Courrier de l’Ouest Avec l’AFP le 10/02/2026
Au plus haut depuis 2021. Oui, le taux de chômage en France a de nouveau augmenté au 4e trimestre 2025, pour atteindre 7,9 %. Une hausse portée par la situation des jeunes, comme l’explique l’Insee, ce mardi 10 février 2026. Le nombre de chômeurs en France, hors Mayotte, au sens du Bureau international du travail, c’est-à-dire recherchant un emploi et immédiatement disponibles pour en prendre un, augmente de 0,2 point sur un trimestre et de 0,6 sur un an. Il atteint 2,5 millions de personnes, soit + 56 000 sur un trimestre.
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Un taux de chômage porté par les jeunes
L’Institut national de la statistique souligne que le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021 mais demeure nettement au-dessous de son pic de mi-2015
. En baisse quasi-continue de 2015 à 2022 (hors période Covid), le taux de chômage était tombé à 7,1 % fin 2022, avant de repartir doucement à la hausse. Ce trimestre, la hausse est portée par le chômage des jeunes. Celui des 15-24 ans augmente nettement, de 2,4 points sur un trimestre et de 2,8 points sur un an, pour atteindre 21,5 %. La hausse est plus modérée si l’on considère les 15-29 ans, de 0,5 point sur le trimestre et 1,7 point sur un an.
Au quatrième trimestre, la part des jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (les NEET
), une catégorie scrutée, augmente de 0,4 point, à 12,9 %. Le taux de chômage des 25-49 ans diminue en revanche de 0,2 point sur le trimestre, à 6,9 %, et demeure sous son niveau d’un an auparavant, tandis que celui des 50 ans ou plus est stable sur le trimestre.
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Il y a un vrai défi encore, c’est le chômage des jeunes— ROLAND LESCURE,MINISTRE DE L’ÉCONOMIE
Pour le ministère du Travail, les fondamentaux demeurent solides : niveaux d’emploi et d’activité proches de leurs plus hauts historiques, stabilité du chômage de longue durée, absence de dégradation […] du sous-emploi
. La situation actuelle traduit ainsi un retournement conjoncturel mesuré, davantage lié à la normalisation du cycle économique et à l’élargissement du marché du travail qu’à une dégradation structurelle
, estime le ministère.
Le chef du département de l’Emploi et des revenus d’activité de l’Insee, Vladimir Passeron, souligne que les jeunes en formation initiale contribuent fortement à la hausse du chômage des jeunes. Il formule l’hypothèse que le fort développement de l’alternance ces dernières années a conduit à un changement de leur comportement : ils seraient davantage en attente d’un emploi quand ils sont encore en formation que par le passé. Pour l’instant, on n’a pas de net retournement sur l’emploi pour les jeunes
, a-t-il estimé. On a […] remporté le combat contre le chômage de long terme. Il y a un vrai défi encore, c’est le chômage des jeunes. Il faut qu’on se batte […]. Il faut leur donner des jobs
, a réagi sur France 2 le ministre de l’Économie, Roland Lescure.
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Emmanuel Macron avait fait du retour au plein-emploi – un taux de chômage autour de 5 % – une promesse phare de la campagne pour sa réélection en 2022. Le taux de chômage était alors au plus bas depuis près de 15 ans. À un peu plus d’un an de la présidentielle, la perspective du plein-emploi s’éloigne. En moyenne, dans l’Union européenne, le taux de chômage s’établissait à 5,9 % en décembre 2025.
Les chiffres des inscrits à France Travail au quatrième trimestre 2025, publiés fin janvier, ont également montré une augmentation, de 6,8 % sur un an, des demandeurs d’emploi sans aucune activité. Une hausse toutefois ramenée à 1,7 % si l’on écarte les effets de réformes récentes, notamment l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA et un nouveau barème de sanctions qui a fait baisser les radiations.
Le gouvernement a souligné ces derniers mois la résistance du marché du travail, ainsi que le niveau élevé du taux d’emploi.
Ce taux d’emploi des 15-64 ans avait atteint son plus haut depuis que l’Insee le mesure (1975) aux premier et deuxième trimestres 2025, notamment en raison de la réforme des retraites de 2023 qui tirait le taux d’emploi des seniors vers le haut.
2. ARTICLE – Le chômage officiel augmente peu, mais la vérité est plus douloureuse
Le taux de chômage en France est remonté à 8 % à la fin de 2025… de quoi inquiéter le corps social, sauf que le chômage tel qu’il est vécu est beaucoup plus lourd. France Travail recense 2,7 millions de chômeurs. En réalité, les sans-travail sont plus du double.
Jean-Marc Sylvestre
Tout se passe, en ce début de l’année 2026, comme si le monde de l’entreprise ne se portait pas si mal, alors que le corps social est malade, avec une classe politique désolante, qui évalue le nombre de sans travail beaucoup plus nombreux que les chiffres officiels .
Sur le front de l’emploi, l’agence France Travail a publié le taux de chômage en France : il a atteint environ 7,9 % fin 2025, soit un niveau en hausse par rapport à l’année précédente, notamment chez les jeunes, même si l’emploi global reste plutôt élevé. Ce chiffre franco- français rejoint exactement celui calculé par le BIT (Bureau international du travail) et dénombre le noyau dur du chômage. Il s’agit de tous ceux qui n’ont aucun travail, soit en France 2,7 millions de chômeurs. Alors, on peut évidemment s’inquiéter de son augmentation, mais il faut noter qu’il reste nettement en dessous des niveaux observés dans le passé (par exemple ~8,2 % fin 2019 ou ~9,6 % en moyenne entre 2010 et 2019) ; la hausse est donc relative à une situation déjà plutôt basse. À noter que c’est d’ailleurs une situation que l’on retrouve un peu partout en Europe : en Italie comme en Allemagne.