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MACRON ET FERRAND LIMOGENT BRUTALEMENT LA No 2 du Cl CONSTITUTIONNEL

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LES FAITS

L’IMPÉRATIF POLITIQUE CONTRE LE DROIT : Macron autorise Ferrand à imposer sa ligne politique coûte que coûte

Le limogeage – opéré sous l’autorité du chef de l’Etat – par Ferrand – l’homme de Macron – doit encore être officialisé par un décret du président de la République en Conseil des ministres.

Dans un courriel dévoilé par Politico, Aurélie Bretonneau indique que « le président Ferrand m’a annoncé avoir proposé au président de la République de mettre fin à mes fonctions en raison de divergences de vues sur la conduite de l’institution ». Ces divergences concerneraient surtout « la place du droit ». Des dissensions sont également apparues lorsque le gouvernement envisageait de recourir aux ordonnances pour faire adopter son budget.

Un « signal alarmant » pour les institutions de la Ve République.

Le limogeage par Richard Ferrand de la secrétaire générale Aurélie Bretonneau est, selon la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina, un « signal alarmant » pour les institutions de la Ve République.

D’après une source citée par Politico« Aurélie Bretonneau n’est pas du genre à transiger sur la défense de l’État de droit, ni sur la rigueur du raisonnement juridique, ni sur l’indépendance de l’institution. Si c’est cela qui a dérangé, c’est un problème majeur ».

La secrétaire générale du Conseil constitutionnel, connue pour sa défense de l’État de droit, a été écartée brutalement à la surprise générale par Ferrand

La nomination de Richard Ferrand, fidèle du président Emmanuel Macron, au Conseil constitutionnel avait suscité critiques et méfiance à gauche comme à droite.

« Une décision lourde et préoccupante »

Son départ est largement commenté, et pas forcément pour saluer la décision de Richard Ferrand. « Mais qui aurait pu prévoir ? », ironise sur X le constitutionnaliste Thibaud Mulier, maître de conférences à l’université Paris Nanterre, qui s’était vivement indigné de la nomination controverséede l’ancien président de l’Assemblée à la tête du Conseil constitutionnel l’an dernier. « Inédit sous la Ve République », souligne son collègue Aurélien Baudu, professeur de droit public à l’université de Lille. Le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier s’étonne de ce « petit séisme rue de Montpensier ».

FERRAND, L’HOMME D’UN CLAN À LA NOMINATION CONTROVERSÉE ET AUX DÉCISIONS CONTESTÉES

À gauche, ce limogeage est en tout cas mal reçu. Le député européen écologiste David Cormand estime que « c’est un problème d’avoir nommé à la tête de la plus haute instance constitutionnelle de notre pays l’homme d’un clan. C’est par de tels agissements qu’on fragilise de manière décisive nos institutions et notre démocratie ».

Le député Place Publique Aurélien Rousseau dénonce, lui, « une décision lourde et préoccupante » prise par ce très proche du chef de l’État. « Redire ici les immenses qualités, la solidité et la sûreté d’analyse d’Aurélie Bretonneau n’est même plus le sujet. Le sujet c’est la légèreté avec laquelle sont traitées nos institutions et la fragilisation globale qu’on leur fait subir », assure l’ancien ministre de la Santé sous Élisabeth Borne.

1. ARTICLE – Richard Ferrand limoge Aurélie Bretonneau, numéro deux du Conseil constitutionnel

MARCH 24, 2026 POLITICO PAUL DE VILLEPIN

PARIS — C’est un petit séisme rue de Montpensier, siège du Conseil constitutionnel. Sa secrétaire générale, Aurélie Bretonneau, a été remerciée par Richard Ferrand, a appris POLITICO auprès de quatre sources internes.

Dans un courriel envoyé en interne lundi 23 mars en fin de journée — et que POLITICO a pu consulter — Aurélie Bretonneau indique : “Le président Ferrand m’a annoncé avoir proposé au président de la République de mettre fin à mes fonctions en raison de divergences de vues sur la conduite de l’institution.”

Ce limogeage inattendu doit désormais être officialisé par un décret en Conseil des ministres.

Si les relations entre le président et sa secrétaire générale n’étaient pas au beau fixe d’après deux sources internes, aucun signe avant-coureur ne laissait présager une telle décision.

Celle-ci surprend d’autant plus que la nomination d’Aurélie Bretonneau, fin mars 2025, avait été validée par Richard Ferrand, tout juste installé à la tête du Conseil constitutionnel.

Des tensions sur les ordonnances

Entre les deux, des “divergences” ont toutefois émergé ces derniers mois, notamment “sur la place du droit”, d’après deux sources internes.

Selon l’une d’elles, des tensions sont apparues à la fin de l’année dernière. Le gouvernement envisageait alors de recourir aux ordonnances pour faire adopter son budget. Un débat entre spécialistes a rapidement émergé sur la compétence de la Rue de Montpensier dans pareil cas. La secrétaire générale a détaillé sa position dans une note, estimant d’une part que le contrôle du texte reviendrait au Conseil d’Etat et non au Conseil constitutionnel et d’autre part que ces ordonnances devaient se borner à la copie initiale présentée par le gouvernement, et donc sans la possibilité de conserver des amendements. Deux points dont le sens a déplu à Richard Ferrand.

“Aurélie Bretonneau n’est pas du genre à transiger sur la défense de l’Etat de droit, ni sur la rigueur du raisonnement juridique, ni sur l’indépendance de l’institution. Si c’est cela qui a dérangé, c’est un problème majeur”, confie une haute fonctionnaire, qui dit son “immense perplexité”.

Après trois années comme numéro deux du Secrétariat général du gouvernement, cette conseillère d’Etat avait succédé à Jean Maïa, qui avait épaulé Laurent Fabius pendant près de huit ans comme secrétaire général. A ce poste stratégique, elle pilotait le travail juridique de l’institution, supervisait l’instruction des dossiers et veillait à la solidité des décisions rendues rue de Montpensier.

Contacté lundi soir, Richard Ferrand n’a pas répondu à l’heure où nous publions ces lignes. Aurélie Bretonneau n’a pas non plus souhaité commenter.

2. ARTICLE – Une rupture « hyper brutale » : Richard Ferrand met fin aux fonctions de la secrétaire générale du Conseil constitutionnel

Aurélie Bretonneau aurait fait état de « divergences de vues sur la conduite de l’institution ». Elle occupait ce poste aussi prestigieux que stratégique depuis moins d’un an.

Par Le Parisien avec AFP Le 24 mars 2026

Le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand a mis fin aux fonctions de la secrétaire générale de l’institution, Aurélie Bretonneau, moins d’un an après sa nomination, ont indiqué mardi ses services.

Dans un mail interne révélé par Politico et dont l’AFP a eu connaissance, Aurélie Bretonneau a fait état de « divergences de vues sur la conduite de l’institution » dont s’est prévalu Richard Ferrand pour se séparer de sa secrétaire générale, une rupture qualifiée d’« hyper brutale » par une source au Conseil constitutionnel.


Le limogeage doit être officialisé par un décret du président de la République en Conseil des ministres.

Elle doit retrouver le Conseil d’État

Aurélie Bretonneau, ancienne adjointe à la secrétaire générale du gouvernement (SGG) occupait ce poste aussi prestigieux que stratégique depuis le 1er avril 2025, sur proposition de Richard Ferrand qui avait pris la présidence du Conseil trois semaines plus tôt.

Elle succédait à Jean Maïa, resté en fonctions huit ans, qui occupe depuis la tête de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Aurélie Bretonneau doit retrouver le Conseil d’État, « sa juridiction d’origine qu’elle a souhaité rejoindre dans les meilleurs délais », indique le Conseil dans un communiqué.

3. ARTICLE – Le départ forcé d’Aurélie Bretonneau crée un mini séisme au Conseil constitutionnel

La secrétaire générale de l’institution a été limogée vendredi par le président des Sages, Richard Ferrand

Publié le 24 mars 2026 à 12:51 – Maj 24 mars 2026 Marie-Amélie Lombard-Latune. L’OPINION

Richard Ferrand, Président du Conseil Constitutionnel, le 18 mars 2025 à Paris.  –  Sipa Press

« Toute la République savait que le tandem ne fonctionnait pas » : le départ forcé d’Aurélie Bretonneau, secrétaire générale du Conseil constitutionnel, remerciée vendredi par son président Richard Ferrand, n’a guère surpris les initiés. Malgré tout ce limogeage provoque un petit séisme. Il est inédit car d’habitude, les duos fonctionnent plutôt bien au Palais Royal. Marc Guillaume avec Jean-Louis Debré, Jean Maïa avec Laurent Fabius, l’ont montré dans la période récente.

Un chef d’orchestre

Dans le mail qu’elle a envoyé en interne, Aurélie Bretonneau, arrivée peu après Richard Ferrand il y a un an, et dont le départ a été révélé par Politico, fait état de « divergences de vues sur la conduite de l’institution ». Formule suffisamment vague pour laisser libre cours aux interprétations. Est-ce une mauvaise organisation, une incapacité à manager l’institution alors que la secrétaire générale, quadragénaire au fort tempérament, est censée être son « chef d’orchestre » ? C’est, semble-t-il, l’explication privilégiée par la présidence. « Un peu étonnant quand on sait qu’Aurélie Bretonneau pilotait auparavant le Secrétariat général du gouvernement, rouage essentiel de l’exécutif et machine autrement plus lourde », remarque un ancien haut fonctionnaire de Matignon.

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