
1. ARTICLE – Traite d’êtres humains : le coup de filet mondial d’Interpol que le volet français de l’affaire Epstein attend toujours
France-Soir 06 juillet 2026
Interpol a annoncé lundi les résultats de l’opération « Global Chain », menée du 8 au 12 juin dans 59 pays d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Europe. Selon le communiqué officiel de l’organisation, ce coup de filet de cinq jours, copiloté par l’Autriche et la Roumanie avec Interpol, Europol, Frontex et Ameripol, a permis l’arrestation de 1 024 suspects, l’identification de 2 070 victimes et l’ouverture de 465 enquêtes. Les réseaux visés pratiquaient l’exploitation sexuelle, le travail forcé et la mendicité contrainte. En Belgique, 17 suspects ont été interpellés pour avoir recruté des mineures via les réseaux sociaux avant de les livrer à des réseaux de prostitution opérant bien évidemment jusqu’en France.
Ce résultat contraste avec la lenteur perçue du volet hexagonal de l’affaire Epstein. Depuis la publication fin janvier des « Epstein files » par le ministère américain de la Justice, qui a mis en cause des personnalités et des lieux situés sur le territoire français, aucune mise en examen n’a toujours été prononcée. Selon Euronews, une dizaine de nouvelles victimes présumées se sont toutefois manifestées auprès du parquet de Paris, qui a finalement ouvert une enquête pour traite des êtres humains.
Preuve, s’il en fallait, que les arrestations massives restent possibles même s’il ne s’agit ici que de la feuille qui cache la branche qui cache l’arbre qui cache la forêt.
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2. ARTICLE – Paris était l’endroit le plus sûr du monde pour lui et ses amis » : l’affaire Epstein en France, l’enquête impossible ?
Après la révélation aux États-Unis de milliers de documents concernant le pédocriminel Jeffrey Epstein, Le Parisien a enquêté sur son réseau tentaculaire, rencontrant des victimes qui, aujourd’hui encore, réclament justice.
Par Lucile Descamps et Nicolas Jacquard Le 1 juillet 2026 LE PARISIEN
Jeffrey Epstein était en France comme chez lui. D’abord, dans son immense appartement de l’avenue Foch, dans le XVIe arrondissement de Paris, sa seule propriété en dehors des États-Unis, mais aussi sur les plages de la Côte d’Azur ou dans les châteaux d’Île-de-France. Il y a commis les mêmes crimes sexuels que dans son pays, et y a bénéficié de la même impunité. « Paris était l’endroit le plus sûr du monde pour lui et ses amis », peste l’avocat américain Brad Edwards, qui représente outre-Atlantique des dizaines de victimes du criminel sexuel.
À partir des années 1990, et plus encore les décennies suivantes, le financier a perpétré toutes sortes d’abus dans l’Hexagone. Ses « pires actes », enfonce le conseil. Le pédocriminel américain y a trouvé un vivier de victimes potentielles à portée de main sur un terrain de chasse largement balisé par d’autres hommes avant lui : le milieu du mannequinat.