
ARTICLE – Violences sexuelles dans le périscolaire : à Paris, dix ans de failles et d’inertie
Le maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, sa prédécesseure Anne Hidalgo et l’ex-premier adjoint Patrick Bloche ont été entendus mardi et mercredi par les sénateurs après l’ouverture d’une mission d’information. Avec une question centrale : comment ont pu perdurer les défaillances, pourtant identifiées dès 2015 ?
LIBÉRATION – ParCécile Bourgneuf
La mairie de Paris avait le diagnostic. Elle avait les recommandations. Et, au fil des années, les alertes de parents. Dans le périscolaire parisien, les risques de violences sexuelles sur les enfants étaient connus de longue date. Dès 2015, l’Inspection générale de la ville pointait de sérieuses failles dans la prévention et le traitement des risques d’infractions sexuelles sur mineurs par des agents municipaux.
Dix ans plus tard, Paris a été rattrapé par une avalanche d’affaires dans le périscolaire. Les chiffres donnent la mesure de la crise. 235 enquêtes sont en cours pour des violences physiques et sexuelles sur mineurs dans les milieux scolaire et périscolaire parisiens. Depuis le début de l’année, 195 agents ont été suspendus, dont 74 après des signalements pour des faits à caractère sexuel, selon les chiffres donnés ce mercredi 16 septembre par Emmanuel Grégoire. Selon les chiffres du parquet transmis au Sénat, 134 établissements accueillant des maternelles sont concernés par des enquêtes pénales, dont 121 publics et 13 privés. Dans le public, cela représente plus d’une maternelle sur …
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