
Macron a scandalisé toute la classe politique y compris la gauche biberonnée par Terra Nova.
En qualifiant l’attaque de Trappes de « premier » acte terroriste en raison de la « couleur de peau ou de la religion » en France, le président de la République a provoqué un tollé de toute la classe politique. Y compris la gauche biberonnée aux théories de Terra Nova « soignant » les minorités jusqu’à favoriser les communautarismes.
Les responsables politiques ont exprimé leur réprobation devant les propos d’Emmanuel Macron sur l’attaque à Trappes, que le président a qualifiée de « premier » acte terroriste en raison de la « couleur de peau ou de la religion », malgré des précédents.
UN RACISME ANTI MUSULMANS QUI EFFACE TOUS LES RACISMES DE LA MÉMOIRE NATIONALE
De tous côtés de l’échiquier politique en passant par les associations, Macron est gravement fautif d’« oublier », de « nier la réalité », notamment :
– les attentats commis en 2012 par Mohammed Merah, qui a coûté la vie à sept personnes parmi lesquelles trois enfants d’une école juive,
– celui de l’hypercasher en 2015, l’assassinat du père Hamel en 2016
– l’attaque de la basilique Notre-Dame de Nice en 2020.
Vendredi, un homme soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration a tué une personne et fait cinq blessés lors d’une fusillade entre Trappes et La Verrière (Yvelines). Il a été interpellé et placé en garde à vue.
COMMENT MACRON A-T-IL PU SEULEMENT QUALIFIER CET ATTENTAT DE « TOURNANT DANS NOTRE RÉPUBLIQUE »
« C’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne »,
a affirmé Emmanuel Macron, en déplacement dans la soirée à Trappes.
Ces déclarations révèlent quelque chose et viennent éclairer les errements du président sur les racismes, l’islamisme, l’identité et les communautarismes.
Macron ne s’est pas suffisamment engagé dans le combat contre l’antisémitisme et l’islamisme. Les faits parlent d’eux-mêmes, et il semble les oublier.
Il ne faut pas oublier les victimes de Charlie Hebdo, ni celles des autres attentats.
Il n’y a pas de différence faire entre les victimes : une victime reste une victime.
C’est la faute majeure de Macron qui le conduit de surcroît à effacer les bistres non musulmanes dans la mémoire nationale qu’il doit porter.
Elle est victime de la barbarie, qu’elle soit islamiste, d’extrême gauche ou d’extrême droite, ou qu’elle relève d’une autre forme de violence.
Qui n’a pas manifesté contre l’antisémitisme ?
Depuis le 7 octobre 2023, les attaques du Hamas en Israël, l’antisémitisme connaît une recrudescence à travers la France. Nos compatriotes juifs sont quotidiennement victimes d’agressions et d’intimidations. Mais lorsque l’on veut parler de racisme – ce qui est nécessaire pour mettre des mots sur les faits -, comment peut-on oublier des événements aussi graves, y compris ceux qui se sont produits récemment ?
La France a été attaquée par les islamistes – comment peut-on le passer sous silence ?
Samuel Paty a été assassiné en 2020, puis Dominique Bernard, trois ans plus tard.
La France ne peut pas oublier ces événements : elle a été attaquée par les islamistes dans ses chairs, ses valeurs, et ses principes républicains et démocratiques.
Tous ces attentats constituent des blaisdures profondes et irréversibles dans le corps de la République. Nous avons été meurtris par l’islamisme.
Comment le président peut-il s’adresser à l’ensemble des Français en oubliant ces victimes ?
ARTICLE – Attaque meurtrière de Trappes : Emmanuel Macron fait polémique en évoquant un « premier » acte terroriste en raison de la « couleur de peau ou de la religion », malgré des précédents
L’Elysée a réagi en expliquant que « le chef de l’Etat parl[ait] bien évidemment du premier attentat raciste sur le fondement de la couleur de peau commis dans [le] pays, ainsi qu’il l’a précisé au début de son intervention ».
Plusieurs personnalités ont exprimé leur réprobation, vendredi 23 octobre, après les propos d’Emmanuel Macron sur l’attaque de Trappes, que le président a qualifiée de « premier » acte terroriste en raison de la « couleur de peau ou de la religion », malgré des précédents.
Des deux côtés de l’échiquier politique en passant par des associations, le président de la République est accusé d’« oublier », de « nier la réalité », en particulier l’attentat commis en 2012 par Mohamed Merah, qui a coûté la vie à sept personnes, dont trois élèves d’une école juive, celui de l’Hyper Casher, en 2015, l’assassinat du père Hamel en 2016 ou encore l’attaque de la basilique Notre-Dame de Nice, en 2020.
Vendredi, un homme soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration a tué une personne et fait cinq blessés lors d’une attaque entre Trappes et La Verrière (Yvelines). Il a été interpellé et placé en garde à vue.
« C’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne », a affirmé Emmanuel Macron, qui s’est rendu sur place dans la soirée. « Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un attentat terroriste, raciste », a-t-il assuré. « Nous n’avons rien à céder aux idées qui s’installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. »
Une déclaration « politiquement problématique »
« Contrairement à ce que vous déclarez, ce n’est pas “la première fois” que des Français sont visés et tués, dans le cadre d’une opération terroriste planifiée, “en raison de leur couleur de peau ou de leur religion” », a lancé sur la plateforme X le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, rappelant les précédents des quinze dernières années.
« Cette déclaration du président de la République est factuellement fausse donc politiquement problématique », a abondé le député de l’Essonne Jérôme Guedj (Parti socialiste), soulignant que « l’assignation identitaire » avait déjà « servi de levier au terrorisme ».
Remontant jusqu’à la rue des Rosiers en 1982, le député européen François-Xavier Bellamy (Les Républicains) a appelé Emmanuel Macron à ne pas, « pour faire croire qu’elle est un “tournant”, nier soudain la réalité des larmes versées par la France depuis bien trop longtemps », mentionnant également l’attentat contre Charlie Hebdo et le meurtre de Samuel Paty, « tués pour ce en quoi ils ne croyaient pas ».
« Soirée tragique où un président choisit ses morts. Il oublie les catholiques, comme le père Hamel, mort parce que catholique. Il oublie les juifs, comme les enfants Sandler, morts parce que juifs. Il oublie les Blancs, comme Thomas, mort parce que Blanc », a encore tancé la députée européenne d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête !).
« Aucune douleur ne doit être hiérarchisée »
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Yonathan Arfi, a, lui aussi, réagi. « Tuer un Français pour sa couleur de peau ou sa religion supposée, c’est attaquer la République tout entière. Nous sommes tous aux côtés des victimes sans réserve », a-t-il écrit sur X. « C’est précisément parce que cette unité est sacrée qu’une déclaration du président de la République oblige à une mise au point », relevant que « ce n’est malheureusement pas “la première fois” » qu’un tel attentat se produit en France.
Dans la soirée, l’Elysée a réagi à la polémique en expliquant que « le chef de l’Etat parl[ait] bien évidemment du premier attentat raciste sur le fondement de la couleur de peau commis dans [le] pays, ainsi qu’il l’a précisé au début de son intervention ».
Le président a lui-même précisé sur X vouloir « rappeler une vérité essentielle et éviter toute polémique : [le] pays a connu, ces dernières années, des attentats qui ont frappé des chrétiens parce qu’ils étaient chrétiens et des juifs parce qu’ils étaient juifs. Aucune de ces victimes ne doit être oubliée. Aucune douleur ne doit être hiérarchisée. Et [il] veu[t] que rien, ce soir, ne vienne ajouter à la peine des familles, à la tristesse du pays et au recueillement de la nation ».