
L’EXÉCUTIF S’EST PRIS LES PIEDS DANS LE TAPIS EN PRÉTENDANT COMBATTRE LES FAUSSES INFORMATIONS
L’ARCOM POURSUIT SON COMBAT DOGMATIQUE POUR LE « VRAI « DANS LES MÉDIAS – SANS SE PRÉOCCUPER DU « FAUX « DIFFUSÉ PAR L’ÉTAT, ET DE CE SUI EST DISSIMULÉ PAR LUI
ARTICLE – « Saisie de nombreuses fois », l’Arcom appelle les médias à la prudence pour parler des manifestations
Après avoir été saisie à de nombreuses reprises depuis les manifestations du 17 octobre 2026, l’Arcom a rappelé aux médias leur obligation « en matière de traitement rigoureux et équilibré de l’information ».
Ouest-France Margot Ferreira Publié le 23/10/2026
Face à la multiplication des dérapages et des erreurs sur les plateaux de télévision et de radio ces derniers jours, l’Arcom a pris la parole ce jeudi 22 octobre 2026. Après avoir été saisi à de très nombreuses reprises par des téléspectateurs et des organisations depuis le 17 octobre, le gendarme de l’audiovisuel a publié un communiqué officiel pour appeler les médias « à la plus grande vigilance et au respect de leurs obligations en matière de traitement rigoureux et équilibré de l’information ».
« Saisie de nombreuses fois ces derniers jours, l’Arcom a engagé l’instruction de plusieurs séquences en vue, le cas échéant, d’éventuelles interventions auprès des chaînes ou sanctions », a poursuivi le régulateur. Parmi les principaux exemples très discutés cette semaine, on retrouve notamment la diffusion sur CNews d’une fausse information par une journaliste duJournal du dimanche, affirmant à tort que la DGSI avait repéré des armes automatiques chez des manifestants.
« Maîtriser à tout moment leur antenne »
Le service public est également concerné : franceinfo a dû présenter ses excuses après qu’une éditorialiste a faussement accusé Jean-Luc Mélenchon de n’avoir jamais condamné les violences, tandis que France 2 fait face à une polémique interne et externe après avoir diffusé 12 minutes d’un reportage ne contenant presque aucun commentaire journalistique dans le 20 heures de Laurent Delahousse.
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L’Arcom a tenu à rappeler que la diffusion d’informations non vérifiées ou l’emballement des intervenants en plateau peut avoir des conséquences directes sur le climat social, « en particulier lorsque les informations présentées à l’antenne sont susceptibles de provoquer la peur ou d’accentuer le risque de trouble à l’ordre public ».
« L’Arcom rappelle l’obligation qui s’impose aux chaînes de maîtriser à tout moment leur antenne, notamment si des propos susceptibles d’être discriminatoires ou de porter atteinte aux droits des personnes y sont tenus », a ajouté le régulateur dans son communiqué. Et d’ajouter : « L’Arcom se réserve également la possibilité de signaler tous les propos pénalement répréhensibles tenus à l’antenne au procureur de la République, afin que la responsabilité individuelle des auteurs puisse être engagée. »