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VIVRE EN POÍĒSIS : LA CHANSON DE PATROCLE PASSAVANT DES BALEINES.

UN AMOUR SANS BORNES DE LA LIBERTÉ

Nous vous proposons l’un de « Mes coups de cœur du Printemps 2021 » écrit par Elrik Fabre-Maigné – 19 mars 2021 Culture 31

ARTICLE

CHANSON DE PASSAVANT

Autre agréable découverte, même si plus médiatisée dans la collection de poche nrf  Poésie / Gallimard, ce recueil de François Sureau, dédié à la geste d’un militaire (même si je reste un fidèle de Bernard Clavel et de sa Lettre ouverte à un képi blanc).

Ce livre est le libre récit d’une vie d’homme d’action.

Celle de Patrocle Passavant des Baleines (déjà tout un manifeste poétique), lieutenant de vaisseau, agent de l’État, aventurier bien vivant, qui, à l’instar de Moravagine ou de Battling, ses prédécesseurs, aurait pu, tout aussi bien, n’être qu’une créature de fiction.

Mais, l’auteur peut en témoigner, cette vie de héros, Passavant l’a conduite sans faiblir vingt ans durant. Yougoslavie, Cambodge, Djibouti, Afghanistan… Comment épouser le mouvement d’une pareille existence, sinon en inventant ce long poème, qui chante un monde où l’action est vraiment la sœur du rêve.

Le style m’a évoqué «  La prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France » de Blaise Cendrars ou « Toi qui pâlis au nom de Vancouver » de Marcel Thiry.
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Ce qui t’a fait partir Passavant des Baleines
M’est absolument égal
Et que tu aies quitté Saint Malo ou Saint Flour
Ou Saint Cucufa patron du Versaillais
Passavant des Baleines quel désespoir d’amour
Voyageur sans idées fondu d’un pur métal
Ceux-là qui te suivront passeront pour des niais…

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Un amour sans bornes de la Liberté

Et j’ai été emporté par la verve et le souffle de François Sureau qui chante dans ce recueil un amour sans bornes de la Liberté (pour laquelle il s’est inquiété, en tant qu’avocat, de la voir rognée sans cesse dans un numéro de la collection Tracts en 2019 « Sans la Liberté »), en particulier sur toutes les mers du globe.

Cet amour des grands espaces marins des gens de la Marine, de la Royale comme l’on disait sous l’Ancien Régime, qui m’a fait penser au personnage magnifiquement campé par Jean Rochefort dans le film « Le Crabe-Tambour » de Pierre Schoendoerffer.

Elrik Fabre-Maigné

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Voir notre récente publication sur Metahodos :

VIVRE EN POÍĒSIS : FRANÇOIS SUREAU, « MA VIE AVEC APOLLINAIRE ». « PUISSANT DÉSIR DE LIBERTÉ ». VIDÉO.

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