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LECORNU ET MACRON LAISSENT L’ADMINISTRATION DÉFINIR LE BUDGET, CRAIGNANT LE PARLEMENT DANS SA FONCTION MAJEURE – DÉMOCRATIE EN PERDITION

L’EXÉCUTIF CHERCHE LE CHEMIN POUR ÉLABORER UN BUDGET :

  • Macron a inventé dans sa 10 ième année de présidence une nouvelle méthode : celle dite de Notre Dame. Pour 150 projets stratégiques… non réalisés en 9 ans… et le budget de la nation ne figure pas dans ces projets soumis à des conditions promises de réussite
  • Lecornu a annoncé une nouvelle méthode de travail parlementaire ( y compris budgétaire ) … il cherche encore et varie …
    Il a commencé à préparer le projet de loi de finances pour 2027. Pour adopter ce budget, le dernier du quinquennat avant l’élection présidentielle, il a dans un premier temps privilégié – encore une fois – la recherche d’un compromis avec les socialistes. Il a également lancé une circulaire adressée aux ministres qui fixe le cadre de préparation du projet de loi de finances pour 2027. Le document précise que « l’effort engagé depuis plusieurs années en faveur de la Défense a vocation à être poursuivi et amplifié ».
  • Attal a répondu à LECORNU que le choix de la méthode parlementaire et budgétaire appartient au Parlement
  • Martin ( patronat ) s’est fait brutalement tacler alors qu’il proposait une méthode . Le Premier ministre a en effet répondu vertement au patron du Medef, qui s’inquiétait des incertitudes sur la prochaine loi de finances après les soubresauts des budgets 2025 et 2026.
  • Finalement – l’exécutif craignant une loi spéciale – c’est l’administration elle-même qui est invitée à définir le chemin pour « son budget «  avec une indication claire : la simple reconduction du budget sans hausse des dépenses (donc de la fiscalité) n’est pas «  tenable « . L’administration défendra – sans nul doute – ses dépenses et leur hausse systématique et évitera toute économie… ?
  • La pensée dominante sera préservée : il n’y a pas de limite véritable aux dépenses publiques et dettes. Et quand il y a des freins nationaux, c’est l’UE qui prend le relais par une dette qui in fine pèse sur les budgets nationaux ( facilement en dépenses et non en dette )

« Budget 2027 : le gouvernement veut couper court à l’idée d’une « loi spéciale » permettant de tenir jusqu’à la présidentielle »

TITRE LES ÉCHOS QUI POURSUIT :

Bercy s’inquiète des divisions politiques à venir concernant le budget 2027, qui sera débattu en pleine campagne présidentielle. Le gouvernement juge dangereux de miser sur un nouveau recours à la loi spéciale et a confié une étude d’impact à l’Inspection générale des finances.

Le projet de trajectoire budgétaire pour 2027 impose des arbitrages concrets :

financer la montée en puissance de la défense réduit les marges pour les services publics. Les citoyens doivent évaluer qui supportera l’effort : ménages, entreprises ou coupes sociales.

ARTICLE – Bercy demande à l’Inspection générale des finances d’évaluer les risques d’une reconduction du budget actuel

Alors que l’exécutif redoute un blocage parlementaire à l’approche de la présidentielle de 2027, l’Inspection générale des finances devra mesurer les conséquences économiques d’une absence de budget voté.

L’IGF va plancher sur les conséquences économiques d’une reconduction l’an prochain du budget actuel et la remise de ses travaux est attendue courant juin, a indiqué samedi le ministère des Comptes publics à l’AFP. Cette hypothèse est évaluée pour le cas où le Parlement ne réussirait pas à voter avant le 31 décembre le budget pour 2027 et pas non plus avant de longs mois l’an prochain.

«Par une lettre signée par le premier ministre, l’IGF s’est vu confier une mission pour produire une analyse approfondie des conséquences d’un recours à une loi spéciale (tant au plan macroéconomique que microéconomique) sur une longue période du fait de la tenue d’élections présidentielles puis le cas échéant d’élections législatives», a indiqué le ministère.

La loi spéciale permet de pallier l’absence d’un budget voté au Parlement, que les délais aient été dépassés ou que le budget ait été rejeté, en reconduisant les recettes de l’année précédente, et en engageant des dépenses nécessaires à la continuité de l’État. «Cette analyse vise à éclairer le gouvernement, la représentation nationale, le monde économique et social, ainsi que tous les Français dans le cadre de la préparation du budget pour 2027», précise Bercy. Les travaux seront remis courant juin, a indiqué le ministère.

«Une tentation de faire l’autruche»

Sur le plan politique, même s’il travaille d’ores et déjà à la préparation du budget 2027, le gouvernement sait que le scénario de simple reconduction est plausible: faire voter le nouveau budget s’annonce en effet périlleux au sein d’une Assemblée toujours fragmentée, aux discussions qui seront d’autant plus exacerbées à l’automne à quelques mois de l’élection présidentielle de 2027. «Il y a une tentation, on le voit bien, avec l’élection présidentielle, de faire l’autruche, de dire, au fond, la France peut se passer de budget pendant de longs mois», a estimé le ministre des Comptes publics, David Amiel, jeudi sur Public Sénat. «Je pense que ce serait une grave mise en danger du pays», a-t-il ajouté.

Si les travaux de l’IGF sont bien remis – et rendus publics – courant juin, cela pourrait avoir l’avantage politique d’exposer, six mois avant le fameux délai du 31 décembre, l’impact qu’aurait une potentielle nouvelle loi spéciale sur les finances du pays, chiffres et scénario de déficit public à l’appui. Et peut-être de mobiliser l’opinion publique et le Parlement vers l’idée du vote d’un budget dans les temps.

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