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Point de vue. Une « démocratie en danger de mort ». Inscrire le referendum d’initiative populaire dans la Constitution.

L’association pour une démocratie directe

agit, c’est ainsi qu’elle se présente, afin que les citoyens puissent défendre leurs droits fondamentaux : faire vivre la démocratie et rendre accessible et clair le fonctionnement des institutions françaises par le moyen d’actions publiques, que celles-ci soient issues directement de ses adhérents ou qu’elles lui soient proposées.

Les actions de l’association s’inscrivent dans le triptyque des droits d’informer, de s’exprimer, d’agir.

Son action est politique et de portée nationale, sans intérêts locaux. Elle défend les libertés fondamentales – telles que définies dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, le préambule de la Constitution de 1946, la Charte de l’environnement de 2004. Elle prône une meilleure transparence de l’action publique, grâce à la publication des actes réglementaires et administratifs. Elle incite les élus au respect de leur engagement démocratique.

LA DÉMOCRATIE DIRECTE COMME DERNIER RECOURS DE LA DÉMOCRATIE FRANÇAISE.

Texte de Christian Vannest de juin 2021

«  » »Des législatives partielles permettront l’élection de quatre députés dimanche 6 Juin. Le premier tour n’a intéressé qu’un électeur sur quatre. Les nouveaux venus qui débarqueront à l’Assemblée bénéficieront d’une légitimité toute formelle. Elus pour un an, sans pouvoir modifier la majorité en place, ils subissent aussi les conséquences d’une accumulation de faits qui ont remis en cause le fonctionnement de notre démocratie. L’incapacité de l’alternance entre la gauche et ce qu’on appelle la droite est désormais ancrée dans les esprits : depuis 1981, elle n’a jamais arrêté le long déclin de notre pays ni même apporté une solution aux problèmes les plus cruciaux. Rendu stérile sur le plan social, la gauche s’est repliée sur les problèmes sociétaux, ajoutant la décadence au déclin. La “droite” a, selon une tradition nationale, été une fois encore la gauche avec vingt ans de retard, célébrant aujourd’hui ce qu’elle combattait hier, en un piteux ralliement. Le spectacle d’élus accrochés à leurs sièges plutôt que passionnés pour l’amour de la France a ôté tout respect pour les “politiciens”. Les “affaires” n’ont rien arrangé, et après celle montée en épingle pour évincer François Fillon, les Français ont pour beaucoup espéré qu’un homme jeune et apparemment brillant allait briser le système.

«  » »C’était une aveugle illusion puisqu’il en est un pur produit. Parvenu au pouvoir par le socialisme dans sa version strauss-kahnienne, il est l’homme de la technocratie et de la finance mondialiste, de l’alliance entre la haute fonction publique et les milliardaires, l’élu de Davos, celui qui va en finir avec ces vieilleries que sont le peuple souverain, la nation, la France, pour asseoir plus complètement la gouvernance des sachants, tout en recyclant ses amis socialistes. Les Français ont fui Charybde et ils sont tombés dans Scylla. Depuis quatre ans, ils sont soumis à une avalanche de catastrophes, mais bercés par la douce musique des médias complices financés par les amis du président.

«  » »De la révolte des gilets jaunes, ces Français périphériques ulcérés par une fiscalité oppressive et injuste, jusqu’à l’alerte lancée par les militaires sur la menace de guerre civile qui pèse désormais sur notre société, notre pays n’a connu qu’une évolution suicidaire masquée en partie par les longs discours élyséens profitant éhontément de la crise sanitaire qui n’avait, cependant, pas été anticipée, même à court terme. D’un état d’urgence à un autre, on a habitué le peuple à subir la restriction de ses libertés, et la propagation des peurs virales l’a même rendu en partie complice. Le régime macronien, c’est le syndrome de Stockholm : les otages sont séduits par celui qui les enferme.

«  » »Les Français ne croient plus guère aux élections. La fin du confinement va-t-elle leur faire retrouver le chemin des urnes ? Les municipales elles-mêmes ont été noyées dans le brouillard du covid, avec des réélections massives au premier tour et la victoire surréaliste des khmers verts dans les grandes villes au second. Au-delà des régionales, c’est la présidentielle qui reste la butte témoin de notre démocratie ruinée. Depuis l’instauration du quinquennat, le pouvoir législatif n’est plus que l’ombre de l’Elysée. Les électeurs avec cohérence offrent une majorité au président qu’ils viennent d’élire. Lorsque celle-ci n’est constituée que de godillots désignés par le candidat élu, et dépourvus de la moindre légitimité personnelle, on a quitté les rives d’une véritable démocratie pour s’aventurer dans les rapides d’une autocratie du bon plaisir où les lubies et les préjugés du monarque ont force de loi, puisque la ligne d’un parti n’est même plus là pour en fixer les limites.

«  » »La fuite en avant européenne avec l’abandon de la souveraineté budgétaire, comme seule solution à la course folle aux déficits et à l’endettement, a lieu dans un contexte irréel où les taux encouragent les emprunts, où la création monétaire est sans inflation puisque le déficit du commerce extérieur révèle l’importance des produits importés qui pèsent sur les prix. Entre l’endettement vertigineux et la ruine de notre industrie, quelle sera la première cause du suicide national ? Elle viendra peut-être du renoncement à l’existence, du remplacement de sa population, de la disparition de sa civilisation, de l’abandon de toute souveraineté. Or, les Français ont élu un homme qui les méprise, qui gomme l’histoire de France, c’est-à-dire leur identité, qui favorise l’immigration et l’ouverture accrue des frontières, en niant le rôle évident des immigrés non assimilés, Français de papier parfois, dans la délinquance et la violence qui envahit notre pays.

«  » »Le déséquilibre de nos institutions est d’autant plus insupportable qu’il offre un pouvoir immense à un homme qui peut être fort mal élu, non pour lui-même, mais contre l’autre par des électeurs de moins en moins nombreux qui ne le choisiront que par défaut. Ce n’est évidemment pas l’esprit dans lequel le Général de Gaulle avait bâti la Ve République. Pour lui, il fallait que le Chef de l’Etat, en charge de sa continuité et de la conduite de la nation dans le long terme, bénéficie d’un large soutien populaire. Il ne devait pas s’adonner à la gestion du quotidien ou faire preuve de démagogie contrairement à celui qui aujourd’hui nous explique les gestes barrière et va sur ses médias séduire une certaine jeunesse. Faute d’espérer l’homme providentiel que suppose notre Constitution, il faut donc retrouver la démocratie par un autre chemin, celui de la démocratie directe. Seul le recours systématique au référendum d’initiative populaire pourra trancher le noeud gordien qui étrangle la France. » » »

Nous vous proposons le texte de la tribune de septembre 2021

Tribune

Pour l’instauration de la démocratie directe en France

Permettre à la souveraineté de chacun de pouvoir mieux s’exprimer : tel est le vœu et l’ambition de l’association Démocratie directe pour la France, présidée par l’ancien député Christian Vanneste. Nous vous proposons la lecture de la tribune donnée à Valeurs Actuelles

Par Charles Gave, Christian Vanneste, François Garçon Publié le 17 septembre 2021, Valeurs Actuelles

Les Français savent que leur démocratie est en danger de mort et le démontrent en désertant les urnes à chaque scrutin davantage qu’au scrutin précédent. Le constat est sans appel, la classe politique a failli. Au fil du temps, elle a abandonné des pans entiers de notre souveraineté, sans mandat du peuple pour le faire.

Le déclin de notre pays sur le plan économique, l’incapacité de l’État à remplir ses missions prioritaires prouvent l’incompétence de notre prétendue élite, qui n’empêche pas son arrogance. L’unique solution, urgente et nécessaire, est de rendre la parole au seul souverain : le peuple.

Dans une société où l’information est quasi instantanée et abondamment partagée, le citoyen est plus au fait de ses intérêts et de ceux de son pays qu’une classe politique hors-sol aux ordres de l’oligarchie qui détient l’essentiel du pouvoir, à Paris et à Bruxelles.

Bien que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Constitution reconnaissent au peuple sa souveraineté et lui donnent la possibilité de l’exercer par la voie du référendum, les pouvoirs politiques qui se sont succédé depuis plusieurs décennies ont privé le peuple de toute possibilité d’exercer une véritable démocratie dans notre pays.

Pour que chaque citoyen fasse entendre sa voix

Or, il ne peut exister de démocratie sans que la souveraineté du peuple s’exprime par sa volonté au travers de la loi et par l’obligation pour le juge d’en faire application. Démocratie directe pour la France œuvre à promouvoir le référendum d’initiative populaire ou citoyenne en le faisant inscrire dans la Constitution par une modification de l’article 11 permettant à un nombre accessible et suffisant de citoyens signataires d’une demande de référendum, soit de s’opposer à une loi, soit d’en proposer une, dans la plupart des domaines, et de participer ainsi directement à la conduite du pays ou des collectivités territoriales où ils sont électeurs.

Actuellement, le référendum est un faux-semblant laissant l’initiative à l’exécutif ou donnant le dernier mot au législatif, sur un éventail de sujets bien trop étroit. Le nombre de signataires requis pour une initiative “partagée”, introduite en 2008, est dissuasif.

L’action de Démocratie directe pour la France se situe en dehors de toute appartenance politique, puisqu’il s’agit de restituer à chaque citoyen cette parcelle de souveraineté qu’il détient et dont il a été privé afin que, dans chaque village de France, dans chaque ville et jusque dans la France entière règne la démocratie, laquelle est la seule à offrir au citoyen le plus beau des cadeaux : la confiance dans ses institutions, c’est-à-dire dans la légitimité du pouvoir.

Ce système existe déjà dans plusieurs pays, par exemple dans plus de la moitié des États-Unis, en Italie ou dans les Länder allemands. Il est consubstantiel à la Suisse, qui, de ce fait même, résout, avec l’assentiment de l’ensemble de sa population les questions cruciales qui lui sont posées, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui chez nous et qui consiste à évacuer du débat public nombre de problèmes qui empoisonnent la vie des Français.

Pour que la France renoue avec ses idéaux, il est grand temps de faire en sorte que chaque citoyen retrouve la possibilité de faire entendre sa voix et ses choix.

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