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M.À.JOUR – ET VOICI « L’INTÉRÊT SUPÉRIEUR DE LA NATION » ET LE « SURSAUT RÉPUBLICAIN » FACE À UN « DÉSORDRE » NATIONAL.

MISE A JOUR – 15/6/22 – DÉMOCRATIE DE LA DRAMATISATION :

L’appel solennel à « un sursaut républicain » face au risque de « désordre » national est mis en scène devant l’avion présidentiel moteurs allumés en partance pour l’étranger … mais pas ( encore ) pour l’Ukraine.

Au coude-à-coude avec la Nupes, et risquant de n’obtenir qu’une majorité relative à l’Assemblée nationale, le chef de l’État a demandé aux Français de soutenir son camp et appelé à un « sursaut républicain ».

« Rien ne serait pire que de nous perdre dans l’immobilisme, dans le blocage, dans les postures » et « d’ajouter un désordre français au désordre mondial », a-t-il assuré depuis l’aéroport d’Orly avant son départ pour la Roumanie.

APRES L’ÉCONOMIE DE GUERRE, LA DÉMOCRATIE DE GUERRE ?

Un discours prononcé avant une visite en Europe de l’Est qui n’a pas manqué de faire réagir l’opposition, et en particulier la Nupes, alors qu’Emmanuel Macron n’a pas donné de consigne claire pour les duels entre la coalition de gauche et le Rassemblement national pour le second tour ce dimanche.

Gauthier Rybinski : « Emmanuelle Macron se présente à nouveau comme une sorte de Jupiter » VOIR LA VIDÉO EN FIN D’ARTICLE

Pour Edouard Philippe, une majorité relative d’Ensemble ! à l’Assemblée serait « une folie »

Dans les colonnes du « Figaro », Edouard Philippe dit croire au front républicain, tout en expliquant ne pas pouvoir appeler à voter pour un candidat « insoumis » s’inscrivant « en dehors de l’idéal républicain ».

Olivier Faure a directement visé le chef de l’État :

«Désormais, on est macroniste ou antirépublicain.

À force de convoquer des arguments d’autorité de cette nature, il laisse penser que le pays serait désormais en proie à des antirépublicains partout et c’est une folie. Les mots perdent leur sens.» Avant de clarifier : «Évidemment que nous sommes des républicains.

Le vote républicain, c’est d’abord le vote tout court.»

« LA RÉPUBLIQUE C’EST LUI ? »

https://www.youtube.com/watch?v=1jFeYXgarsM

« Emmanuel Macron n’en a pas fini avec l’hyperprésidence »,

titre Le Monde Par Olivier Faye EXTRAIT

« Du déploiement de brigades de gendarmerie dans le Tarn à son allocution solennelle au sujet des législatives sur le tarmac d’Orly, le chef de l’Etat continue de donner seul le tempo. En contradiction avec la « nouvelle méthode » qu’il ne cesse de promettre.

« Emmanuel Macron ne néglige jamais une mise en scène. L’avion de la présidence de la République vrombit en arrière-plan, prêt à décoller. Le chef de l’Etat doit s’envoler dans quelques minutes, mardi 14 juin, pour un déplacement en Roumanie et en Moldavie, qui pourrait le conduire à effectuer sa première visite en Ukraine depuis le déclenchement de la guerre. Mais il tient d’abord à prononcer une courte allocution, depuis le tarmac de l’aéroport d’Orly, à propos… du second tour des élections législatives. Le principe de cette déclaration a été acté dans la matinée.

« Drapé dans sa gravité de chef des armées, le locataire de l’Elysée évoque le « désordre » du monde, ces « temps historiques » qui appellent les Français à privilégier, selon lui, « l’intérêt supérieur de la nation » en lui accordant « une majorité solide », le 19 juin. La seule qui saura « assurer l’ordre, à l’extérieur comme à l’intérieur de nos frontières », insiste-t-il. Sans craindre d’instrumentaliser à des fins électorales le conflit aux portes de l’Europe.

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« « Aucune voix ne doit manquer à la République », ajoute le président, dans un exercice de diabolisation des candidats de l’union de la gauche, qui pourraient priver ses troupes de la majorité absolue. Moi ou le chaos, en somme. Un « sketch à la Trump pour mettre en garde contre l’ennemi de l’intérieur », raille aussitôt Jean-Luc Mélenchon sur son blog. La démonstration, surtout, qu’Emmanuel Macron continue de donner le tempo de son camp, à toute heure et en toutes circonstances.

« Ressusciter les corps intermédiaires

« Cette brève prise de parole contredit en effet ceux qui voyaient le président de la République laisser le soin à la première ministre, Elisabeth Borne, de porter le fer contre la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) durant cet entre-deux-tours des législatives. La « nouvelle méthode » de gouvernement promise par le « président nouveau » dans ce « mandat nouveau » devait, après tout, déconcentrer le pouvoir, cantonné à l’Elysée pendant le premier quinquennat. Une promesse qui manque pour l’instant de substance.

Lire aussi : Emmanuel Macron, le « DRH » en chef, loin du « président nouveau »

« Il n’était qu’à voir le chef de l’Etat annoncer lui-même dans le Tarn, le 9 juin, le déploiement de nouvelles brigades de gendarmerie dans le département ; une tâche dont un préfet aurait pu s’acquitter. Ou encore l’observer promouvoir, le 2 juin, à Marseille, sa « révolution culturelle » pour l’école devant le ministre de l’éducation nationale, Pap Ndiaye, muet ou presque. Les têtes ne dépassent pas ; le « chef » s’occupe de tout.

…/…

NOTRE PUBLICATION PRÉCÉDENTE

ET VOICI – ENTRE DEUX TOURS – L’ « ÉCONOMIE DE GUERRE », ET LE RETOUR À LA GESTION EN MODE « CRISE » ? https://metahodos.fr/2022/06/13/et-voila-entre-deux-tours-l-economie-de-guerre-et-le-retour-a-la-gestion-en-mode-crise/

Article

Avant son départ pour la Roumanie, Macron appelle les Français à lui « donner une majorité solide »

Publié le 14/06/2022 Texte par FRANCE 24

Emmanuel Macron a exhorté les Français à « donner une majorité solide » au gouvernement au nom de « l’intérêt supérieur de la Nation », mardi depuis l’aéroport d’Orly où il s’envolait pour la Roumanie et la Moldavie.  

Les résultats définitifs du premier tour des élections législatives.

Emmanuel Macron a invité, mardi 14 juin, les électeurs à lui donner « une majorité solide » lors du second tour des élections législatives, dimanche, appelant à « un sursaut républicain » face au risque de « désordre ». Le chef de l’État s’exprimait à l’aéroport d’Orly, près de Paris, avant son départ pour la Roumanie.

Une prise de parole solennelle ajoutée tardivement à son agenda alors que l’exécutif s’inquiète d’une possible majorité relative à l’Assemblée nationale dimanche à l’issue du second tour des élections législatives.

Le bloc présidentiel brandit la menace d’une chambre basse instable livrée aux troupes de la Nupes, alliance de gauche emmenée par Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas renoncé à imposer une cohabitation au chef de l’Etat, même si les projections en sièges des instituts de sondage écartent cette perspective.

Un « désordre » national

Emmanuel Macron a dit mesurer les « doutes », « angoisses », « peurs », « inquiétudes », « difficultés » exprimées lors du premier tour des élections législatives, marqué par une abstention record de 52,49 %. Il a estimé que « les mois à venir » seraient « difficiles », évoquant notamment la flambée du coût de la vie.

« Je respecte chaque voix, chaque sensibilité », a-t-il souligné sur le tarmac de l’aéroport. Mais, a-t-il développé dans un argumentaire désormais rodé, « face aux crises qui ne manqueront pas de survenir, rien ne serait pire que de nous perdre dans l’immobilisme, dans les blocages, dans les postures. » Il a dit redouter un « désordre » national.

« Il nous faut au contraire investir pour bâtir un avenir sans pétrole, sans gaz, sans charbon, donc sans carbone, pour faire de la France le pays des technologies de 2030, investir pour transformer nos services publics, notre école, notre santé, et tenir enfin la promesse républicaine de l’ascension sociale », a-t-il dit.

« Nous avons pour cela besoin d’une majorité solide pour garantir notre indépendance. Cette indépendance, nous ne la ferons pas par plus d’impôts, ni par plus de dettes ni par la décroissance », a-t-il poursuivi, visant le programme économique de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale.

« Nous le ferons par le travail, travailler tous, en atteignant le plein emploi qui est à portée de mains. Travailler mieux, en améliorant les rémunérations et les conditions de travail, travailler plus pour gagner par notre effort collectif en force économique », a-t-il martelé.

« Nous sommes à l’heure des choix et les grands choix ne se font jamais par l’abstention. J’en appelle donc à votre bon sens et au sursaut républicain. Ni abstention, ni confusion mais clarification », a déclaré Emmanuel Macron.

« Dimanche, aucune voix ne doit manquer à la République. Dimanche, je compte sur vous pour doter notre pays d’une majorité solide afin d’affronter tous les défis de l’époque et de bâtir l’espoir », a-t-il conclu. 

Gauthier Rybinski : « Emmanuelle Macron se présente à nouveau comme une sorte de Jupiter »

https://www.youtube.com/embed/sfOkrc_YCRM?

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2 réponses »

  1. Il serait plus judicieux et réaliste de titrer plutôt « Marketing politique »…Bien amicalementJean-Marc

    Envoyé depuis Yahoo Mail pour Android

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