
« Je veux être très clair avec nos compatriotes, les consommateurs français ne verront aucun rattrapage sur leur facture d’électricité en 2023 » LE MAIRE
EXTRAIT DE L’ARTICLE PROPOSÉ À VOTRE LECTURE :
« Ce mardi 1er août 2023, le tarif réglementé de l’électricité augmente de 10 % en France. Cette mesure intervient alors que le ministre de l’Économie assurait avec aplomb, il y a un an :
« Je veux être très clair avec nos compatriotes, les consommateurs français ne verront aucun rattrapage sur leur facture d’électricité en 2023 ».
Alors qu’une hausse de 15 % est déjà intervenue au 1er février dernier, ce nouveau manquement du gouvernement à la parole donnée ruine encore un peu plus le crédit, déjà fort entamé, que l’on peut accorder aux responsables publics.
NOTRE PUBLICATION RÉCENTE:
ÉLECTRICITÉ : AUGMENTATION DE 10% (15% EN FÉVRIER) DU FAIT DU RETRAIT DE L’ÉTAT – DOSSIER TRANSFERT DE CHARGES – MISE À JOUR https://metahodos.fr/2023/07/26/electricite-les-prix-vont-augmenter-de-10-en-aout-apres-une-hausse-de-15-en-fevrier/
Un surcoût moyen de 240 euros en février et de 160 euros en août – 400 euros au total
Près de 23 millions de clients sont concernés par cette hausse qui représente un surcoût moyen de 160 euros par an et par ménage. ( 440 sur l’année avé celle de février )
« La facture moyenne d’électricité pour un ménage français tourne aujourd’hui autour de 1640 euros ( 1400 en janvier 3023 ) Elle passerait donc à 1800 euros environ », a expliqué au Parisien un conseiller gouvernemental.
Cependant, selon le site spécialisé Hello Watt, la facture moyenne serait à 1 800 euros par an. L’augmentation des prix de l’électricité de 10 % se solderait en un budget de 1 966 euros par an.
ARTICLE
Hausse de 10 % du tarif de l’électricité : « Une atteinte injustifiée au pouvoir d’achat des Français »
Par Nicolas Leblanc MARIANNE Publié le 02/08/2023
Le tarif réglementé de l’électricité vient de subir une nouvelle hausse ce 1er août. Nicolas Leblanc est conseiller départemental du Nord (divers droite) et auteur d’une lettre ouverte pour la souveraineté énergétique de la France adressée au ministre de l’Économie début 2023. Dans une tribune, il dénonce cette nouvelle hausse sans rapport avec le coût de production en France mais essentiellement due au prix européen de l’énergie.
Ce mardi 1er août 2023, le tarif réglementé de l’électricité augmente de 10 % en France. Cette mesure intervient alors que le ministre de l’Économie assurait avec aplomb, il y a un an : « Je veux être très clair avec nos compatriotes, les consommateurs français ne verront aucun rattrapage sur leur facture d’électricité en 2023 ». Alors qu’une hausse de 15 % est déjà intervenue au 1er février dernier, ce nouveau manquement du gouvernement à la parole donnée ruine encore un peu plus le crédit, déjà fort entamé, que l’on peut accorder aux responsables publics.
Qualifiée très justement de « coup de poignard dans le dos au creux de l’été » par François Carlier, délégué général de l’association de défense des consommateurs CLCV, cette hausse est motivée par le poids budgétaire du bouclier tarifaire, évalué jusqu’à 110 milliards d’euros depuis 2021, et dont le gouvernement a annoncé la sortie graduelle d’ici 2025. À partir du 1er août, le bouclier continue à protéger le consommateur à hauteur de 37 % de sa facture, contre 43 % précédemment. Ainsi, cette augmentation de 10 % ne correspond aucunement à une quelconque hausse des coûts de l’énergie, mais vise uniquement à desserrer l’étau du bouclier tarifaire sur les finances publiques.
PARC NUCLÉAIRE EXCLU DES CONTRATS À LONG TERME
Or les prix de l’électricité, formés sur le marché européen, demeurent durablement surévalués par rapport à la réalité des coûts de production en France. Qu’il s’agisse du contribuable à travers le bouclier, ou du consommateur final frappé par cette nouvelle hausse, les Français subissent une injustice que la réforme annoncée du marché de l’électricité ne semble pas à même de corriger.