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MISE À JOUR 3 OCTOBRE 23 – PIERRE MOSCOVICI : ATTIRER L’ATTENTION SUR DES RÉALITÉS… ET SUR SOI-MÊME?

UN AFFICHAGE MÉDIATIQUE INVASIF

La 5eme République a-t-elle connu un premier vice président de la Cour des Comptes – rappel: le président en est le président de la République – aussi présent sur la scène médiatique et politique .

Qu’il s’agisse des politiques publiques ou des finances, aucun sujet ne semble désormais rester en retrait dans la communication tonitruante du vice président qui met à profit les travaux des fonctionnaires de la cour des comptes.

Un positionnement politique clairement assumé par cet ex ministre et ex commissaire européen

Il y a un positionnement politique clairement affiché par cet homme politique qui ne manque pas de rappeler qu’il a été ministre et commissaire européen, même s’il est difficile de se souvenir de ses œuvres à ces deux fonctions.

En tant que vice president de la cour des comptes il allie une certaine sévérité sur les politiques publiques avec un souplesse certaine vis à vis des comptes publics présentés par l’exécutif. VOIR NOTRE PUBLICATION :

CONTRÔLE POSTICHE DES COMPTES PUBLICS : DÉSORDRE, DÉSINVOLTURE ET IMPUNITÉ – DOSSIER COUR DES COMPTES https://metahodos.fr/2023/08/08/validation-des-comptes-publics-changeons-de-methode/

« Les nouvelles ambitions de Pierre Moscovici »

TITRAIT LES ECHOS EN 2018 QUI POURSUIVAIT :

« Sans cacher sa fascination pour l’agilité d’Emmanuel Macron, l’ancien jospino-rocardien se rêve en refondateur de la social-démocratie européenne.

MISE À JOUR 3 OCTOBRE 2023

« Budget, déficit, crise du logement, cinéma… Le « 8h30 franceinfo » de Pierre Moscovici »

TITRE FRANCE INFO QUI POURSUIT :

Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes, était l’invité du « 8h30 franceinfo », mardi 3 octobre 2023. Budget, déficit, crise du logement, cinéma… Il répondait aux questions de Jérôme Chapuis et Salhia Brakhlia.

Le budget 2024 n’est pas « insincère », mais « il y a de l’optimisme »

La prévision de croissance est « élevée », selon Pierre Moscovici, alors que le budget 2024 est basé sur une croissance à 1,4%, ce qu’« aucun institut de prévisions ne donne ». Mais « le budget n’est pas insincère », ce qui signifierait une « intention de tromper. Il n’y a pas d’intention de tromper », insiste-t-il. « Il y a de l’optimisme, d’autres diront du volontarisme », selon lui. « Le problème derrière ça, si les prévisionnistes ont raison, alors nous auront un déficit très élevé et cela pose des problèmes de crédibilité à la France, d’augmentation de sa dette et donc nous disons qu’il faut une gestion rigoureuse, sérieuse. »

Déficit : « 3% à la fin du quinquennat, c’est tenable mais assez peu ambitieux »

Revenir sous la barre des 3% du déficit à la fin du quinquennat, « c’est réaliste et tenable, mais c’est assez peu ambitieux »,affirme le Premier président de la Cour des comptes. La France ne fait pas partie des « bons élèves de la zone euro », comme les Pays-Bas, l’Allemagne, la Grèce, qui« sont en dessous des 3% »« La totalité des pays de la zone euro y sera en 2026 », relève Pierre Moscovici. Le projet de loi de programmation des finances publiques 2023-2027, qui accélère les objectifs du gouvernement en matière de désendettement et de réduction du déficit public d’ici la fin du quinquennat a été adopté dans la nuit de vendredi à samedi, après le rejet de la motion de censure déposée par la Nupes.

Logement : la politique actuelle « n’est pas efficace »

La politique actuelle pour le logement« n’est pas efficace », il faut la « repenser quasi complètement », réagit Pierre Moscovici. Il n’y a « ni construction, ni logement social », constate-t-il. « Je ne dis pas qu’il faut dépenser moins, mais c’est une politique qu’il faut repenser quasi complètement » avec notamment un retour vers une gestion « locale ». 

Cinéma : « Il faut vraiment faire une réforme des soutiens » financiers

« On a une politique du cinéma formidable en France » mais « on produit beaucoup de films » et « un bon tiers ne touche pas plus de 20 000 spectateurs en salle », rappelle Pierre Moscovici. Dans un rapport publié le 20 septembre sur la gestion du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), la plus haute juridiction financière française a, en effet, appelé à « une réforme approfondie des aides »financières accordées au 7e art en France.

NOUS VOUS PROPOSONS 4 SÉQUENCES :

1. « Pierre Moscovici: «L’effort à réaliser est sans précédent» «

2. «Ras-le-bol fiscal» des Français : dix ans après sa formule choc, Pierre Moscovici persiste et signe

3. Pierre Moscovici : « Quelque chose m’a manqué pour aller au bout de l’ambition »

4. Captures d’écran

1. « Pierre Moscovici: «L’effort à réaliser est sans précédent» «

TOTTE L’OPINION 27 septembre 2023 QUI POURSUIT :

« Le président du Haut conseil des finances publiques, également à la tête de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, alerte sur l’envolée de la charge d’intérêt »

2. ARTICLE

«Ras-le-bol fiscal» des Français : dix ans après sa formule choc, Pierre Moscovici persiste et signe

Par Wladimir Garcin-Berson. LE FIGARO 01/09/2023

«Ce qui compte, en matière de fiscalité, c’est plutôt la stabilité. […] Le consentement à l’impôt est fragile», a averti le premier président de la Cour des comptes, lundi matin.

Dix ans après sa formule choc, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances reste droit dans ses bottes. Alors que les préparations du budget 2024 se poursuivent, Pierre Moscovici a de nouveau mis en garde sur le «ras-le-bol fiscal» des Français. «Le consentement à l’impôt est fragile», a notamment déclaré le premier président de la Cour des comptes, interrogé sur Radio classique.

Il y a dix ans, en août 2013, celui qui était alors patron de Bercy avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur le «ras-le-bol fiscal» des ménages comme des entreprises. «Nous l’écoutons. C’est la raison pour laquelle […] nous inverserons les proportions par rapport à 2013 entre les économies qui doivent être prioritaires et les prélèvements obligatoires qui doivent être aussi peu importants, aussi faibles que possible», déclarait-il au micro de France Inter, le 20 août.

«J’avais utilisé cette formule […] à une époque où je préparais, comme ministre des Finances, le deuxième budget du quinquennat François Hollande», a-t-il expliqué ce lundi. La précédente loi de finances ayant été marquée par un «choc fiscal terrible», le membre du gouvernement voulait éviter de répéter cette «erreur», estimant que le consentement des Français à l’impôt était «très fragile». Un constat qui reste vrai aujourd’hui, alors que le taux de prélèvements obligatoires est «le plus élevé de notre histoire», a estimé Pierre Moscovici.

À lire aussiBudget 2024: l’exécutif prépare une potion amère pour les Français

Privilégier la «stabilité» fiscale

Si l’impôt «rentre, et qu’il rentre bien» grâce au civisme des Français ainsi qu’à l’efficacité de l’administration pour remplir les caisses de l’État, «il est difficile d’aller plus loin» que le taux actuel, a souligné le représentant de la Cour des comptes. «C’est très compliqué d’augmenter les impôts. Le consentement à l’impôt est fragile. […] Dans une période où, en plus, inflation aidant, la question du pouvoir d’achat est extrêmement sensible pour les Français».

Plaidant pour une «stabilité» en matière fiscale, l’ancien ministre a ajouté qu’il serait difficile de rajouter ou de supprimer des prélèvements obligatoires, alors que la France est «au pied du mur», écrasée par une «dette publique absolument énorme». L’exécutif ne dispose donc pas de marges de manœuvre importantes pour baisser les impôts massivement : tout recul devra, en outre, être compensé par une hausse d’un autre, ou par «une baisse de la dépense publique», a averti l’ancien cadre du quinquennat Hollande. Des propos qu’il avait déjà tenus par le passé, y compris dans les colonnes du Figaro .

La prise de position de Pierre Moscovici intervient alors que l’inquiétude monte quant aux arbitrages de l’exécutif pour le budget 2024. Niches fiscales, taxes, franchise médicale… Les pistes qui circulent inquiètent notamment le patronat : «L’incertitude fiscale, tout le monde le sait, est l’ennemie des entreprises. Il y a aussi un enjeu de cohérence», a prévenu Patrick Martin, président du Medef, dans un entretien au Figaro . Quelques jours plus tôt, la première ministre, Élisabeth Borne, s’était montrée rassurante : «Je vois beaucoup de rumeurs selon lesquelles on voudrait augmenter les impôts, il n’est pas question, ce n’est pas du tout la philosophie du gouvernement, d’augmenter les impôts des ménages», a assuré la patronne de la majorité, la semaine dernière. Reste que la potion risque d’être amère pour les Français, l’exécutif promettant de réduire les déficits à tout prix.

3. ARTICLE

Pierre Moscovici : « Quelque chose m’a manqué pour aller au bout de l’ambition »

Le commissaire européen et ancien ministre socialiste Pierre Moscovici revient dans un livre avec son frère sur le destin de ses parents, deux grands intellectuels. Qui ont forgé son parcours. Extraits.

Marie-Laure Delorme07/11/2015 MIS À JOUR EN JANVIER 2023 JDD

Dans le JDD, Pierre Moscovici , commissaire européen et ancien ministre de François Hollande , raconte dans un livre, avec son frère Denis, le parcours de ses parents, une psychanalyste réputée et un psychologue social reconnu . Voici un extrait de ce poignant témoignage : « La France a longtemps été une chance pour l’immigration. Le pays devrait réfléchir à la façon dont il traite les immigrés aujourd’hui. On est dans une invraisemblable régression. La France se sent envahie et déclassée alors qu’elle n’est ni envahie ni déclassée. Il faudrait faire une psychanalyse collective des Français. La France se voit plus mal qu’elle n’est et son peuple se ferme aux autres. »

« Le vote frontiste est un vote frontière »

« Le vote frontiste est un vote frontière. La France se méfie de l’Europe, alors qu’elle a longtemps été le moteur de l’Europe. Mon père a eu le statut de réfugié durant longtemps. Il aimait la France. Sa culture, sa langue. Le pays a été un phare : on voulait y aller. La France a été une chance pour l’immigration et, bien sûr, l’immigration a été une chance pour la France. Il suffit de penser à tous les intellectuels français qui ont été des immigrés. Je suis un homme politique français, mais je reste l’enfant de cette histoire-là. »

« Quand Hollande rentre chez lui, il continue à faire de la politique » 

« Mon père a toujours eu peur pour moi et sa peur s’est accentuée avec l’âge. Il pensait que je ne pouvais pas être président car il pensait que l’on ne pouvait pas être président en étant le fils d’un Juif étranger en France. Je l’ai pensé, mais je ne le pense plus. Quelque chose m’a manqué pour aller au bout de l’ambition . Mon a-quoi-bonisme, mon attitude distanciée, mon manque d’envie ne prédisposent pas à l’obsession politique. Pour franchir la dernière marche, que je n’ai jamais franchie, il ne faut pas avoir envie de rentrer chez soi le soir pour lire un livre ou voir ses amis. Quand François Hollande rentre chez lui, le soir, il continue à faire de la politique, et quand il se lève, le matin, il met la radio pour écouter de la politique. Je n’ai jamais eu l’obsession de la politique et, de ce point de vue-là, je reste attaché au monde intellectuel de mes parents. »

4. CAPTURES D’ÉCRAN

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