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CLASH ATTAL/BARNIER SUR L’HÉRITAGE BUDGÉTAIRE DE L’EXÉCUTIF SORTANT ? – MISE À JOUR –

LE FUTUR GOUVERNEMENT POURRA-T-IL FAIRE FACE AU CHAOS FINANCIER CRÉÉ PAR L’EXÉCUTIF PRÉSIDENTIEL ET GOUVERNEMENTAL SORTANT ? VOIR :

https://metahodos.fr/2024/09/10/82167/

LE DOSSIER DE METAHODOS EN FIN D’ARTICLE

MISE À JOUR :

NOUVEL ARTTICLE

Michel Barnier et le camp Macron clashent sur la « gravité » du déficit et les hausses d’impôts

Le Premier ministre a reporté un rendez-vous prévu ce mercredi dans la matinée avec Gabriel Attal et des membres du groupe macroniste à l’Assemblée. Dans une déclaration à l’AFP, il juge « très grave » la situation budgétaire de la France et explique avoir « demandé tous les éléments pour en apprécier l’exacte réalité ».

Par Isabelle FICEK, Sébastien DUMOULIN Publié le 18 sept. 2024 LES ECHOS

La température vient de monter d’un cran. Après les demandes mardi soir de Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République (EPR), d’un nouveau rendez-vous avec le Premier ministre, Michel Barnier, afin d’en savoir davantage sur sa ligne et de demander des explications sur d’éventuelles hausses d’impôts, le chef du gouvernement a reporté – pour l’instant sine die – le rendez-vous prévu dans la matinée de ce mercredi.

Surtout, dans une déclaration à l’AFP, le chef du gouvernement affirme que « la situation budgétaire du pays que je découvre est très grave. » Il ajoute aussi qu’il a demandé « tous les éléments pour en apprécier l’exacte réalité ». Comme un bras de fer.

Lignes rouges sur les hausses d’impôts

Car c’est là une manière de dire que cette situation budgétaire est l’héritage laissé par la majorité sortante. Par celle-là même qui pose, à l’instar du ministre de l’Intérieur démissionnaire Gérald Darmanin ce mercredi matin sur France 2, des lignes rouges sur les hausses d’impôts. Ce dernier a en effet prévenu qu’il est « hors de question » d’« entrer » dans un gouvernement qui augmente les impôts ou même de le « soutenir ». « Augmenter les impôts, c’est la facilité », « je ne participerai pas à un gouvernement qui ne soit pas clair sur la question des impôts », a-t-il ajouté, défendant la position du camp présidentiel sur ce sujet.

Pour l’appréciation de l’exacte réalité de la situation, sans aucun doute, le directeur de cabinet du Premier ministre, Jérôme Fournel , jusqu’ici directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy, sera précieux, puisqu’aux premières loges. « Michel Barnier ne découvre rien aujourd’hui, il a tous les éléments à disposition depuis le début », s’étrangle un membre de l’équipe Attal.

Une crise très forte vient de s’ouvrir

Michel Barnier tance aussi la majorité sortante lorsqu’il déclare que « cette situation mérite mieux que des petites phrases. Elle exige de la responsabilité. » Il assure vouloir, toujours, un « gouvernement d’équilibre » – alors que la place de LR est également un sujet de vives tensions . Il affirme en outre que son objectif est de « retrouver le chemin de la croissance et de faire progresser le niveau de vie des Français, alors que nous sommes déjà le pays où la charge des impôts est la plus forte ».

Une déclaration qui incite toutefois tout le monde à arrêter la multiplication des lignes rouges, qui plus est, suggère-t-il, de la part de ceux qui sont comptables de cette situation. 

C’est en tout cas, une crise très forte qui vient de s’ouvrir, dont il est difficile de mesurer jusqu’où elle peut conduire. Cet épisode confirme aussi que Matignon est en quête de recettes fiscales nouvelles et substantielles pour boucler le budget, et pas simplement des mesures symboliques. L’instauration d’une surtaxe temporaire d’impôt sur les sociétés (sur 2024 et 2025) est notamment étudiée de près.

Moscovici moins diplomate qu’à son habitude

Sur l’appréciation de l’exacte réalité, le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a apporté de l’eau au moulin. Auditionné par la commission des Finances de l’Assemblée nationale ce mercredi matin, il a été moins diplomate qu’à son habitude.

L’objectif de déficit pour 2024 « ne sera pas atteint », a-t-il lâché, jugeant que l’hypothèse décrite par Bercy d’un nouveau dérapage à 5,6 % du PIB cette année était « peut-être le moins mauvais que l’on peut espérer » au vu des mauvaises nouvelles sur les recettes. La stratégie gouvernementale de retour du déficit sous les 3 % en 2027 est jugée « caduque », « et même » déraisonnable, en plus d’être peu crédible et peu cohérente » par le magistrat financier.

« Je dois faire preuve de gravité. Il est préoccupant pour la France que ses deux dernières trajectoires pluriannuelles – celle de la LPFP en décembre 2023 et celle du PSTAB en avril 2024 – soient devenues caduques avant même d’avoir connu un début de mise en oeuvre ».

2. ARTICLE :

Économie : lever « le tabou sur les hausses d’impôts », les recommandations du gouverneur de la Banque de France

 Sud Ouest Publié le 17/09/2024

La Banque de France s’attend à une croissance plus vigoureuse qu’attendu en France en 2024, mais son gouverneur François Villeroy de Galhau a prévenu que l’incertitude politique pourrait peser tout comme la forte dégradation des finances publiques du pays

La banque centrale table désormais sur une croissance de 1,1 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 0,8 % jusqu’à présent. La prévision pour 2025 est maintenue à 1,2 % mais revue en légère baisse de 0,1 point à 1,5 % pour 2026.

« L’économie française résiste avec une croissance un peu supérieure à 1 % mais nous ne voyons pas encore une reprise nette. Il y a un certain attentisme aussi bien des ménages que des entreprises qui tient à l’incertitude autour du contexte politique et international », a nuancé son gouverneur, François Villeroy de Galhau, dans une interview au « Parisien ».

Au-delà, les comptes publics de la France, durablement dans le rouge, constituent une autre menace pour l’activité économique. « Le déficit (public) doit donc revenir sous les 3 % (du PIB). Mais en trois ans, d’ici 2027 », comme le prône le gouvernement sortant, « ce ne serait pas réaliste et cela mettrait un coup d’arrêt à la croissance. Mieux vaut se fixer un cap de cinq ans », a jugé le gouverneur.

« Parler avec vérité »

« Il est temps de parler avec vérité, puis de tenir nos engagements avec crédibilité », a-t-il insisté. Pour y parvenir, il estime nécessaire de trouver 100 milliards d’euros sur cinq ans, essentiellement en coupant dans les dépenses, mais aussi en levant « le tabou sur les hausses d’impôts ». Plutôt que les classes moyennes et PME, il préconise « un effort exceptionnel et raisonnable sur certaines grandes entreprises et certains gros contribuables ».

En 2024, le PIB serait tiré par le commerce extérieur, tandis que la consommation des ménages, pilier traditionnel de la croissance française, resterait atone, encore pénalisée par la forte inflation passée et un taux d’épargne demeurant élevé.

Il devrait aussi bénéficier, mécaniquement, de la révision à la hausse des chiffres de 2023 et début 2024 effectuée par l’Institut national de la statistique (Insee). Ce dernier table également sur une croissance de 1,1 % en 2024, légèrement supérieure à la prévision du gouvernement sortant (1 %).

Si le troisième trimestre devrait profiter des retombées positives des Jeux olympiques et paralympiques, un « contrecoup » est attendu sur les trois derniers mois de l’année, selon la Banque de France. Le chef de son service de prévision, Matthieu Lemoine, a estimé lors d’une conférence de presse que la croissance pourrait alors être « proche de zéro ».

En 2025, à la faveur du reflux de l’inflation qui redonne du pouvoir d’achat aux ménages et d’une hausse des salaires réels, la consommation devrait prendre le relais du commerce extérieur comme principal moteur de la croissance.

Objectif : plein-emploi

Désormais, les prix augmentent moins vite que les salaires. Ceci devrait nourrir la consommation et donc la croissance économique

Après + 5,7 % en 2023, le rythme de l’inflation ralentirait à + 2,5 % en 2024 puis + 1,5 % en 2025, grâce notamment à la baisse des prix régulés de l’électricité, selon l’indice IPCH permettant des comparaisons entre pays européens. Un léger rebond est attendu à 1,7 % en 2026, mais la hausse des prix resterait sous la cible idéale fixée à 2 % par la Banque centrale européenne (BCE).

« La conséquence favorable, c’est que même si ce n’est pas encore la perception, le pouvoir d’achat des Français s’améliore progressivement : désormais les prix augmentent moins vite que les salaires. Ceci devrait nourrir la consommation et donc la croissance économique », a souligné François Villeroy de Galhau.

L’investissement privé repartirait en 2026 à la faveur de la baisse des taux d’intérêt que la BCE à commencer à opérer en juin après les avoir augmentés à des niveaux inédits pour refroidir une inflation exceptionnelle élevée.

Alors que le nouveau Premier ministre Michel Barnier continue d’œuvrer à la formation de son gouvernement, la présentation du budget au Parlement pourrait être retardée d’une semaine au 9 octobre, selon Matignon.

Après 7,5 % en 2024, le taux de chômage atteindrait 7,6 % en 2025 avant de redescendre à 7,3 % en 2026. « Le ralentissement économique diffère un peu la perspective du plein-emploi, mais cela doit rester notre ambition dans cette décennie », de quoi « muscler notre économie », a assuré le gouverneur.

LE DOSSIER DE METAHODOS

LE FUTUR GOUVERNEMENT POURRA-T-IL FAIRE FACE AU CHAOS FINANCIER CRÉÉ PAR L’EXÉCUTIF PRÉSIDENTIEL ET GOUVERNEMENTAL SORTANT ?

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LES MARGES DE MANŒUVRE FINANCIÈRES DE LA PROCHAINE MAJORITÉ PARLEMENTAIRE SONT NULLES, TANT LA SITUATION BUDGÉTAIRE S’EST AGGRAVÉE –

https://metahodos.fr/2024/06/17/les-marges-de-manoeuvre-financieres-de-la-prochaine-majorite-parlementaire-sont-nulles-tant-la-situation-budgetaire-sest-aggravee-mises-a-jour-sur-les-3-programmes/

QUAND L’ÉQUIPE MACRON SORTANTE ALERTE – GRAVEMENT – SUR LE GRAVE DÉFICIT QU’ELLE A CREUSÉ – À L’OPPOSÉ DE LA PROMESSE (152)

LES CONSEILS DE LE MAIRE POUR RAFISTOLER LE BILAN DÉSASTREUX DE L’EXÉCUTIF PRESIDENTIEL/GOUVERNEMENTAL

https://metahodos.fr/2024/09/09/quand-lequipe-macron-alerte-gravement-sur-le-grave-deficit-quelle-a-creuse/

LES FINANCES PUBLIQUES : « LA FAUTE DE CELUI QUI S’ENTÊTE À DÉFIER LE RÉEL » ? MAJ 02 05 24

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LA FAUSSE PROMESSE (120) DE STABILISER LA FISCALITÉ : LES PREMIÈRES TAXATIONS ET SUPPRESSIONS D’AIDES FISCALES

https://metahodos.fr/2024/05/02/haisses-fiscales-les-premieres-taxations-envisagees-par-lexecutif/

FINANCES : PLUS D’IMPÔTS ET TAXES OU MOINS DE DÉPENSES ? DOSSIER DÉFICIT ET DETTE

https://metahodos.fr/2024/04/28/finances-publiques-baisser-les-depenses-ou-augmenter-les-taxes/

DÉFICIT : LA PROMESSE (109) DE « PAS D’IMPÔTS », EN MÊME TEMPS QUE LA DOUBLE ANNONCE DE TAXES NOUVELLES ET DU RENONCEMENT À RÉDUIRE LA DETTE –

https://metahodos.fr/2024/04/21/deficit-la-promesse-109-de-pas-dimpots-en-meme-temps-que-la-double-annonce-de-taxes-nouvelles-et-du-renoncement-a-reduire-la-dette-maj-17-21-04-24/

DÉFICIT : PAS D’IMPÔTS MAIS DES TAXES !! – LA SANCTION EUROPÉENNE EN MARCHE –

https://metahodos.fr/2024/04/12/maj-taxer-les-rentes-ne-serait-pas-taxer-un-concept-trompeur/

MAJ – « TAXER LES RENTES » NE SERAIT PAS « TAXER « : UN « CONCEPT TROMPEUR » ?
LE MENSONGE DU EN MÊME TEMPS : REFUSER TOUTE HAUSE D’IMPÔTS, MAIS « TAXER TOUTES LES RENTES« 

https://metahodos.fr/2024/04/04/ne-pas-augmenter-les-impots-mais-taxer-les-rentes-un-concept-mensonge/

LE POIDS DES DÉPENSES PUBLIQUES AU REGARD DU PIB – DOSSIER IMPÔTS, DETTE, DÉPENSES PUBLIQUES
VOIR LE DOSSIER DE METAHODOS

https://metahodos.fr/2024/03/04/pertinence-et-comparabilite-du-ratio-depenses-publiques-sur-pib/

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