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QUAND L’ÉQUIPE MACRON SORTANTE ALERTE – GRAVEMENT – SUR LE GRAVE DÉFICIT QU’ELLE A CREUSÉ – À L’OPPOSÉ DE LA PROMESSE (152)

LES CONSEILS DE LE MAIRE POUR RAFISTOLER LE BILAN DÉSASTREUX DE L’EXÉCUTIF PRESIDENTIEL/GOUVERNEMENTAL

Le ministre de l’Economie démissionnaire, auditionné le 9 septembre par la commission des finances de l’Assemblée, a jugé que la France pouvait tenir son objectif de déficit public à 5,1 % du PIB en 2024 et 3 % en 2027. 

Après sept ans de mandat, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie démissionnaire, s’apprête à quitter Bercy sitôt que le prochain gouvernement sera formé. Avant de partir, il a tenu, le 9 septembre lors de sa dernière audition à la commission des finances de l’Assemblée, à transmettre ses recommandations sur la tenue des finances publiques.

Au lieu de baisser – comme prévu – le déficit des comptes publics va encore  monter en 2024 puis en 2025

Selon lui, comme le rapporte Le Figaro, la France peut tenir son objectif de déficit public, à 5,1 % du PIB en 2024 et 3 % en 2027. « C’est tout à fait à notre portée » a-t-il assuré, malgré des recettes fiscales qui « pourraient être moins élevées que prévu » cette année. Pour lui, « c’est uniquement une question de choix politiques« . 

Des difficultés « surmontables »

Pourtant, selon une note du Trésor, les projections ne sont guère encourageantes : le déficit pourrait déraper à 5,6 % cette année, loin des 5,1 % prévus, et même 6,2 % en 2025, relèvent Les Echos. « Ce n’est pas une certitude, c’est une possibilité« , modère Bruno Le Maire, qui juge les difficultés « surmontables » et avance trois préconisations : annuler une partie de 16 milliards de crédits gelés ces derniers mois par le gouvernement sortant, réunir rapidement le Haut conseil des finances publiques locales pour déterminer comment juguler les dépenses des communes, départements et régions. Enfin, engager une loi de finances rectificative dans les prochaines semaines pour engranger de nouvelles recettes grâce à la taxe sur les énergéticiens et celle sur les rachats d’actions. Reste à savoir si le Premier ministre Michel Barnier suivra ces recommandations et à qui il en confiera la responsabilité.

Pas l’ombre d’un mea culpa, et même une pointe d’agacement

Le ministre démissionnaire de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire , est monté une dernière fois au front pour défendre sa politique budgétaire devant des parlementaires, estimant que la France pouvait tenir ses objectifs de déficit public malgré des menaces de dérapages. Pas l’ombre d’un mea culpa, et même une pointe d’agacement : « Tous ici ! Tous, pendant la crise du Covid, pendant la crise de l’inflation, vous m’avez demandé de dépenser beaucoup plus. Tous, sans exception », a lancé le ministre.

NOS PRÉCÉDENTES PUBLICATIONS :

« MENSONGE D’ÉTAT « : L’EXÉCUTIF A CACHÉ DEPUIS JUILLET LES ALERTES DU TRÉSOR SUR LA SITUATION CALAMITEUSE DES FINANCES

https://metahodos.fr/2024/09/04/mensonge-detat-lexecutif-a-cache-depuis-juillet-les-alertes-du-tresor-sur-la-situation-calamiteuse-des-finances/

ÉMISSION – Bruno Le Maire et Thomas Cazenave sur le grill de la commission des finances de l’Assemblée nationale

Lundi 9 septembre 2024

Bruno Le Maire et Thomas Cazenave s’apprêtent à passer sur le grill de la commission des finances de l’Assemblée nationale, les deux ministres démissionnaires de l’Economie et des Comptes publics, à qui le parlement entend bien demander des éclaircissements sur le dérapage des finances publiques. 

Le temps presse, alors que débute l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances 2025. Un texte qui doit être déposé au Parlement le 1er octobre, c’est la loi, mais qui a pris un important retard dans son processus législatif du fait de la dissolution et ses conséquences et des Jeux olympiques. Cet après-midi, l’examen commence par un rendez-vous très attendu : les députés de la commission des finances de l’Assemblée nationale, toujours présidée par l’Insoumis Eric Coquerel, qui n’ont pas l’occasion d’avoir un interlocuteur du nouveau gouvernement Barnier, reçoivent donc les deux ministres démissionnaires, Bruno Le Maire à l’Economie et Thomas Cazenave aux comptes publics. Deux hommes dont le bilan, la stratégie budgétaire, est remise en question par les indicateurs économiques-celui du déficit en particulier qui s’aggrave avec 110 milliards d’euros à trouver d’ici 2028- et à qui les parlementaires vont avoir l’occasion de demander des comptes.

Face aux dérapages, on a appris ce weekend que le gouvernement démissionnaire avait demandé à la Commission européenne un délai supplémentaire pour l’envoi de sa stratégie budgétaire qui doit, sur le papier, voir revenir le déficit sous la barre des 3% du PIB.

Par ailleurs, le déficit de l’Assurance maladie sera « vraisemblablement plus élevé » que prévu, selon l’alerte lancée par le patron de l’Assurance maladie, qui s’exprime dans Les Echos. Un sujet de préoccupation majeur pour le futur gouvernement et le Parlement qui devront s’en emparer rapidement selon lui. Et parmi les pistes d’économies qu’il cite : une révision du système d’indemnisation des arrêts de travail, jugé trop lourd financièrement.

Les autres titres du journal

Il est un pan de l’économie, moins sensible aux aléas politiques qu’au changement climatique : celui de la production viticole. Les perspectives pour le millésime 2024 ne sont pas bonnes alors que les vignobles français s’activent depuis quelques jours, quelques semaines pour certains, en pleine période de vendanges. La production pourrait être moins importante de 18% par rapport à l’année dernière, d’après la dernière prévision du ministère de l’Agriculture dévoilée vendredi dernier, conséquence d’une météo trop instable cette année, entre pluies intenses, grêle et sécheresse.

C’est dans ce contexte que la profession travaille aujourd’hui, impliquant des transformations dans le secteur, et notamment dans l’organisation du travail des ouvriers agricoles. Après une année 2023 marquée par des dérives et même la mort de 5 saisonniers. Pour évoquer les conditions de travail de ces travailleurs agricoles, l’invité de ce journal est Axel Magnan, économiste du travail agricole, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales.

Dans l’actualité internationale, l’ancien candidat à la présidentielle vénézuélienne est en fuite mais promet de continuer la lutte, depuis l’Espagne où il a demandé asile ce weekend. Edmundo González Urrutia, assure qu’il se battra pour le rétablissement de la démocratie au Venezuela.

Et puis une évolution dès ce soir du journal de 20h de France 2, dans une formule rallongée à 1h. Un pari pour tenter de rattraper TF1 dans les audiences.

LIEN VERS L’ÉMISSION

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