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HOLLANDE EN CONTINUATEUR DE MACRON – LE VERBE HABILE, L’ACTION MOLE – ATTALI ADOUBE

POUR ATTALI : MACRON ETAIT L’HOMME PROVIDENTIEL APRÈS HOLLANDE…

ET C’EST CE DERNIER QU’IL DÉSIGNE COMME HOMME PROVIDENTIEL APRÈS MACRON …

QU’IL RENIE À PRÉSENT

Hollande a récemment rappelé que la trahison de Macron l’a empêché d’être candidat à la présidentielle de 2017.

Il n’a pas de mots assez durs sur le bilan et indique que voyant cette trahison, les français auraient dû se méfier.

1. ARTICLE – Guillaume Tabard : « François Hollande en 2027, comme en écho du pari d’Emmanuel Macron en 2016 »

Par Guillaume Tabard 16/09/2026 le figaro

Hypothétique, puis allusive, la candidature de l’ancien président est devenue implicite.

François Hollande n’emploie jamais des mots par hasard. Fin août, lors de l’université d’été du PS à Blois, il avait justifié son refus de participer à la primaire par le risque que celle-ci n’attire que « dix fois moins » de participants que celle de 2011 qu’il avait remportée. On pensait que l’ancien chef de l’État voulait minimiser a priori la portée du vote dont Raphaël Glucksmann est le favori ; il se préparait en fait un argument pour la discréditer a posteriori

Au regard des près de 3 millions de votants de 2011, dix fois moins signifierait quelque 300.000 personnes décidant de départager Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Philippe Brun et Jérôme Guedj. Or, même les plus optimistes au PS et à Place publique n’osent pas espérer un tel niveau de participation. Que celle-ci plafonne à 100.000, voire 200.000 votants, François Hollande aurait alors beau jeu de dire : voyez, c’est même en deçà de ce qu’on pouvait redouter, comment voulez-vous que le vainqueur…

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2. ARTICLE _ Le nouveau Macron s’appelle François Hollande

L’ancien président rêve aujourd’hui d’un dépassement des clivages politiques, marchant, à sa manière, sur les traces de son succes

8 septembre 2026 L’OPINION

Ce lundi 7 septembre, Olivier Faure accuse François Hollande de « chercher un chemin au centre, pour ne pas dire à droite ». En cause : sa proposition de porter la TVA à 24 % en contrepartie d’une baisse des cotisations salariales. « Je ne me suis pas engagé au PS pour appliquer le programme de François Fillon », a cinglé le premier secrétaire au micro de BFMTV.

François Hollande est libéré. De la primaire, du Parti socialiste, de la doxa de gauche. Son livre, Unir (éditions Robert Laffont), ses propositions (une forme de TVA sociale, une vigilance accrue sur le regroupement familial, etc.) le déportent sur sa droite. Son discours se veut désormais gaullien. Il veut rassembler les Français. Pour redevenir Président ? Oui, si possible. Dans tous les cas, il entend devenir incontournable : face, je gagne ; pile, je reste.

Son raisonnement ? Un proche l’expose : « A la fin, rien ne pourra se faire sans lui. Dans l’entre-deux tours, il y aura une campagne et s’il ne peut pas être candidat, celui qui aura été désigné par la primaire du PS aura besoin de son soutien. Après le second tour, il faudra une coalition, soit pour gouverner, soit pour s’opposer à Marine Le Pen. Il en sera. En fait, il fera ce que qu’Emmanuel Macron aurait dû faire en 2024. » …

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3. ARTICLE – Hollande : normalement, il revient

par Bernard Poignant | publié le 11/09/2026 libre journal

Le livre de François Hollande pose les bases de ce qui pourrait devenir un contrat de gouvernement pour éviter que l’un des deux extrêmes ne prenne en main le destin de la France. Rien ici n’est « à prendre ou à laisser » : tout est à discuter et à débattre.

Une voie commence à se dessiner. Le dernier livre de François Hollande, Unir, nouveau monde, nouvelle gauche (et non Nouveau peuple, nouvelle France, selon Jean-Luc Mélenchon), paru chez Flammarion le 3 septembre, est l’un des meilleurs qu’il ait écrits. Il dit se préparer pour l’élection présidentielle. On connaîtra sa décision fin décembre. Il aurait même pu attendre la mi-janvier. Son livre est le fruit de cette préparation, qui ressemble à une lente maturation de dix ans. Il ne ressemble guère à son discours d’entrée en campagne du 22 janvier 2012, tant le monde a changé. Si les circonstances et les électeurs le conduisaient à retrouver le palais de l’Élysée, il ne ferait pas un second mandat, mais un « deuxième premier mandat » !

C’est d’abord un livre qui permet d’envisager comment gouverner la France, donc comment la présider. La démagogie est absente du propos. Rien de ce qui est proposé ne paraît hors d’atteinte. La lucidité sur l’état de nos finances publiques parcourt l’ouvrage. Le nouvel ordre mondial et ses trois empires – américain, russe et chinois – y est dessiné. Le réchauffement climatique est pleinement pris en compte. L’intelligence artificielle est présentée comme la nouvelle révolution du siècle.

Une gauche à la recherche d’une coalition

C’est surtout un livre qui ouvre la porte à une future coalition gouvernementale, qui n’intégrerait ni La France insoumise, qui ne le souhaite pas, ni le Rassemblement national, que François Hollande ne souhaite pas y associer. Toutes les mesures peuvent faire l’objet de discussions avec d’autres partenaires pour bâtir non seulement une coalition de personnalités, mais un accord entre groupes parlementaires afin d’en finir avec le désordre et la confusion qui règnent à l’Assemblée nationale depuis la dissolution de juin 2024.

Dans le même temps, les propositions restent fidèles aux valeurs et aux principes de la gauche et de la République. Elles s’inscrivent dans la tradition du socialisme démocratique et républicain, autrement dit de la social-démocratie. Quelques exemples suffisent à l’illustrer.

Ainsi du salaire minimum. François Hollande refuse la surenchère. L’augmenter en une seule fois dès l’arrivée au pouvoir est sympathique et généreux. Si c’est pour solde de tout compte, c’est hypocrite. Une hausse du SMIC ne doit pas porter atteinte à la compétitivité des entreprises, surtout des petites et moyennes, où il est le plus répandu. C’est d’y rester durablement qui est décourageant. Dans la fonction publique, il existe une progression par échelons. Les branches professionnelles pourraient s’en inspirer pour bâtir de véritables parcours de carrière et offrir une perspective aux salariés rémunérés au SMIC. Un bon sujet pour les partenaires sociaux.

Ainsi de la réforme des retraites, puisque François Hollande ouvre la possibilité d’une part de capitalisation, comme il en existe dans la fonction publique. Fixer l’âge légal de départ à 63 ans, le faire évoluer en fonction de l’espérance de vie et donc de la durée de cotisation, tenir compte de la pénibilité, autoriser un départ anticipé en acceptant une pension moindre : autour d’une table de gens raisonnables et sérieux, tout cela paraît acceptable et constitue une bonne base de départ pour une coalition.

Fiscalité, retraites, immigration : matière à compromis

Ainsi de la fiscalité, avec l’acceptation du levier de la fiscalité indirecte, pourtant tabou à gauche. La TVA augmenterait progressivement jusqu’à 24 %, mais serait supprimée sur les produits de première nécessité, tandis que les cotisations salariales disparaîtraient, augmentant mécaniquement le salaire net. Il y a là matière à discussion. Dans le même temps, la fiscalité sur le capital serait mise au même niveau que celle sur le travail. François Hollande propose également de combiner hausse des prélèvements et baisse de la dépense publique pour tendre progressivement vers l’équilibre budgétaire. Là encore, le débat est ouvert.

Ainsi de la politique migratoire, car chacun a compris que l’immigration zéro est une chimère et que la France aura besoin d’apports extérieurs pour pourvoir de nombreux emplois. François Hollande refuse toute discrimination fondée sur la nationalité, estimant qu’il faut garantir à tous les mêmes droits sociaux. Il se montre ferme sur le retour dans leur pays des personnes faisant l’objet d’une OQTF lorsque celle-ci doit être exécutée. Il accepte de resserrer les conditions du regroupement familial et d’examiner d’éventuels abus concernant l’aide médicale de l’État, mais sans laisser un être humain sans soins.

Un contrat de gouvernement plutôt qu’un programme imposé

Ainsi des institutions. François Hollande renonce à la suppression du poste de Premier ministre, que son expérience présidentielle l’avait amené à proposer. Ce serait un chamboulement de la Constitution et la France a d’autres chats à fouetter. Il préfère en reprendre les bases. Il propose de retravailler la question du cumul des mandats et des fonctions exécutives, en l’autorisant totalement pour les sénateurs. Vient aussi l’éternelle question de la proportionnelle, intégrale ou mixte… Mais le mode de scrutin est un vieux serpent de mer qui peut sommeiller encore longtemps !

Il y a bien d’autres exemples. Le livre constitue donc une bonne base pour construire un contrat de gouvernement. François Hollande sait qu’il en faudra un. La France insoumise dit en substance : c’est mon programme ou rien, refusant tout esprit de dialogue. Le Rassemblement national est dans le même état d’esprit : le Premier ministre est déjà désigné avant même l’élection. Deux impasses qui imposent aux forces républicaines de trouver un terrain d’entente.

Un tel contrat de gouvernement s’inspire des pratiques de nos voisins. Pour réussir, deux conditions doivent être remplies : le président ne doit pas se mêler de tout et les Français ne doivent pas s’adresser à lui à tout bout de champ. Ce sont eux qui finissent par faire de lui un hyperprésident avant de le conspuer à la première difficulté.

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