
1. ARTICLE – « Une victime vaut cinq semaines de bracelet » : après la condamnation d’un animateur périscolaire, l’amertume des associations
Après le procès, la déception
Par Etienne Campion le 15/09/2026 MARIANNE
Un animateur périscolaire d’une école du XVe arrondissement de Paris a été condamné ce mardi 15 septembre à cinq ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, pour agressions sexuelles sur neuf enfants. Une première depuis le début du scandale qui ébranle les familles, les professionnels de l’enfance et les élus locaux.
Hasard du calendrier : la justice a rendu ce mardi 15 septembre sa décision dans le procès emblématique d’un animateur périscolaire accusé d’agressions sexuelles, au moment même où Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris, était auditionnée au Sénat sur le scandale du périscolaire parisien.
Michaël M., 38 ans, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris d’agressions sexuelles sur neuf élèves âgées de 6 à 9 ans de l’école Vigée-Lebrun, entre septembre 2022 et janvier 2024. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme aménagé sous bracelet électronique.
Il s’agit de la première peine ferme prononcée depuis le début du scandale dans la capitale. Le tribunal a également ordonné dix ans de suivi sociojudiciaire, avec exécution provisoire….
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2. ARTICLE – Périscolaire à Paris : l’animateur de l’école primaire Vigée-Lebrun condamné à 5 ans de prison, dont un an ferme
le 15/09/2026 ACTUJURIDIQUE Julien Mucchielli
À l’audience du 31 août, l’homme de 38 ans avait reconnu les faits, commis sur des élèves de l’école primaire de Vigée-Lebrun dans le 15earrondissement de Paris. La partie ferme est aménagée par le tribunal.Tribunal judiciaire de Paris. (Photo : ©P. Cluzeau)
Pour les agressions sexuelles de 9 élèves de l’école primaire Vigée-Lebrun, la 15e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, mardi 15 septembre, a condamné Michael M., animateur dans le périscolaire, à 5 ans de prison, dont quatre ans avec sursis. La partie ferme a été aménagée ab initio en détention à domicile sous surveillance électronique (lire notre récit d’audience ici).
Pour motiver sa décision, le tribunal a pris en considération les « déclarations précises et circonstanciées des enfants dont la parole a été recueillie et enregistrée par la brigade de protection des mineurs, conformément aux protocoles en vigueur. » « Il a estimé que les dénonciations des enfants étaient corroborées par les témoignages de certains des collègues de l’animateur qui ont précisément décrit des gestes déplacés de sa part, par celui des parents auprès de qui certaines des mineures se sont confiées et par les rapports d’expertise psychologique dont un certain nombre d’entre elles ont fait l’objet. »
Le tribunal a ajouté que, si le prévenu a déclaré « ne pas se souvenir de la plupart des agressions sexuelles qui lui étaient reprochées, il a affirmé ne pas remettre en question la parole des enfants, ayant abusé de son autorité, regrettant les faits en question, sollicitant le pardon de l’ensemble des mineures et de leurs familles. S’il a estimé ne pas avoir eu conscience d’une attirance de nature sexuelle de sa part envers les enfants, cette affirmation a pu notamment être remise en question par les investigations menées par les enquêteurs ayant mis en exergue des échanges de l’intéressé sur un forum de discussions de nature pédopornographique. » Le prévenu avait justifié cette incursion sur ce forum par sa volonté de « traquer » des pédophiles, ce qui avait laissé le tribunal sceptique.
En plus de la peine d’emprisonnement, le tribunal a prononcé un suivi sociojudiciaire d’une durée de dix ans, sanctionné par trois ans d’emprisonnement en cas de non-respect de ses obligations (de soins) et interdictions (d’entrer au contact et de paraître au domicile des victimes ainsi qu’à l’école Vigée-Lebrun).
Michael M. est également inscrit au FIJAIS, interdit définitivement d’exercer une activité en contact avec des mineurs et d’exercer dans la fonction publique, avec exécution provisoire.
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