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GILETS JAUNES – APPEL A PROPOSITIONS : COMMENT NE PAS RÉENCLENCHER LA SPIRALE ABSURDE DU NON-DIALOGUE ET DE LA VIOLENCE ?

APPEL A PROPOSITIONS
Le moment est peut-être choisi pour l’exécutif de changer radicalement de posture : établir un dialogue.

Car, en démocratie,  c’est l’écoute et la concertation qui doivent l’emporter, au-delà des colères, des peurs ou de l’amour-propre.

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Ci-contre deux articles de LA DEPECHE DU 16 MAI

Le retour des Gilets jaunes : ils veulent « déconfiner la colère »

« Après deux mois de confinement, les Gilets jaunes lancent de nombreux appels à manifester, ce samedi 16 mai en France. La gestion de la crise sanitaire lié au coronavirus a attisé leur colère.

On la craignait épidémique, elle sera jaune. À défaut d’une seconde vague de coronavirus redoutée par la communauté scientifique, six jours après le déconfinement, c’est plutôt à une résurgence de la grogne sociale à laquelle le gouvernement et les forces de l’ordre doivent s’attendre. Un large appel des Gilets jaunes à de nombreux rassemblements, partout en France, est lancé sur les réseaux sociaux, pour ce samedi 16 mai.

De Toulouse à Montpellier, de Bordeaux à Strasbourg et de Paris à Angers, des dizaines de groupes contestataires appellent à reprendre la rue, « à déconfiner la colère ». Mouvement populaire apolitique qui a émergé en novembre 2018 pour protester contre la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du prix de l’essence, les Gilets jaunes ont battu le pavé durant un an et demi, dénonçant « le mépris de l’exécutif », réclamant à cor et à cri un référendum d’initiative citoyenne (RIC). Si ces deux mois de confinement ont mis sur pause ces rassemblements hebdomadaires, phagocytés par l’ultra-gauche et souvent émaillés de violences et de casses, le soufflé n’est pas retombé pour autant.

Toujours actifs sur les réseaux sociaux

La polémique sur les masques et la gestion chaotique de cette crise sanitaire n’ont fait qu’attiser la colère des Gilets jaunes dont les principaux membres sont toujours actifs sur les réseaux sociaux. « Il y a eu une défaillance du gouvernement qui nous a menti notamment sur la gestion des masques, sur l’épidémie lors du premier tour des élections municipales où des gens ont été contaminés par le virus », s’indigne l’une des figures de la contestation sociale, Jérôme Rodrigues, sur la chaîne RT (Russia Today). Signe de cette tension latente, la garde à vue, en début de semaine, de Christophe Chalençon, autre figure du mouvement, qui incitait au soulèvement populaire.

Le service central du renseignement territorial avait déjà alerté les autorités sur un regain de la grogne sociale et sur d’éventuels risques de débordement à l’issue du déconfinement.

L’affaire de la banderole « Macronavirus » a suscité l’indignation

À Toulouse, où les dernières manifestations d’avant la « quarantaine » rassemblaient environ 300 personnes, l’affaire de la banderole « Macronavirus » et le placement en garde à vue d’une jeune femme qui l’avait déployée devant chez elle, a suscité l’indignation de la Ligue des Droits de l’Homme. Dans un souci d’apaisement, le parquet de Toulouse a renoncé à toute poursuite judiciaire. Autant de signaux, révélateurs d’un climat social sous haute tension.

La loi d’exception prolongée jusqu’au 10 juillet interdit les rassemblements de plus de dix personnes dans la rue. Jeudi, le préfet d’Occitanie, Etienne Guyot, a pris un arrêté interdisant la tenue d’un rassemblement des Gilets jaunes, ce samedi 16 mai à Toulouse, tout comme le préfet de l’Hérault à Montpellier. La situation sanitaire en cours ne permettant pas les règles de distanciation alors que le virus est toujours actif en Haute-Garonne, a justifié le représentant de l’Etat. Les « événements graves » survenus durant ces 16 mois de manifestations ont aussi pesé dans la décision. Tout contrevenant s’expose à une amende de 135 €. »

Gilets jaunes : les commerçants de Toulouse organisent une contre-manifestation ce samedi

Après l’appel lancé à manifester par les Gilets jaunes à Toulouse, les commerçants contre-attaquent. À leur tour, ils organisent une manifestation (par groupe de 10 maximum), samedi 16 mai, à 14 heures.

« Plus de casseurs dans notre ville ». Les commerçants ne veulent plus de débordements, et plus de manifestations chaque samedi à Toulouse qui entravent leur activité. Après deux mois de confinement, ils sont particulièrement éprouvés, et remontés !

Suite à l’appel à manifester lancé par plusieurs groupes de Gilets jaunes sur les réseaux sociaux, la fédération des commerçants de Toulouse contre-attaque. Ce vendredi, elle a invité tous les commerçants professionnels à participer à une contre-manifestation ce samedi 16 mai à 14 heures place Saint-Georges. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a prévu de s’y rendre.

Dans un communiqué, elle indique : « Pour la première fois en 18 mois le préfet de région Occitanie a interdit la manifestation des Gilets Jaunes. Mais nous devons rester vigilants sur le maintien l’ordre ! Nous nous rassemblons pour bien lui faire comprendre que « le monde d’après » le Covid19 ne sera plus « le monde d’avant ». C’est notre dernière chance pour éviter que les manifestations reprennent tous les samedis. » Ce vendredi à 18h30, les représentants des commerçants ont été reçus à la préfecture.

Ce samedi matin, la préfecture rappelle qu’un « arrêté a été pris pour interdire tout rassemblement de plus de dix personnes sur la commune de Toulouse ». Il concerne donc les Gilets jaunes comme les commerçants.

La Fédération appelle donc les professionnels à se retrouver par groupe de 10 personnes maximum, à 14 heures, place Saint-Georges avec un mot d’ordre : « Pour que Toulouse reste la Ville rose, pas la ville jaune. »

Le rassemblement Gilets jaunes à Purpan annulé

Le retour des Gilets jaunes : ils veulent « déconfiner la colère Un rassemblement de Gilets jaunes avait été lancé sur les réseaux sociaux afin qu’ils se retrouvent devant l’hôpital Purpan à Toulouse ce samedi à 14 heures. Il a été annulé dans la soirée par les organisateurs via un message envoyé sur la page Facebook « Gilets jaunes Toulouse ».

« Ce type d’événement demande une organisation et une concertation avec tous les acteurs, ce qui n’a pas été possible ces derniers temps. Nous ne pouvons garantir que les mesures sanitaires pourront être assurées dans les conditions actuelles. Cette décision a été prise tardivement car nous avons souhaité recueillir un maximum d’avis sur les différents réseaux. Cette décision n’est pas unanime mais majoritaire. Une réflexion sur la suite du mouvement est à mener mais prenons le temps de ne pas faire d’autres erreurs. La colère est encore plus présente qu’hier et l’on sera toujours là demain. On lâche rien. Bien entendu comme depuis toujours les Gilets jaunes sont des individus et agissent en tant que tel, pas de leader rien d’imposé : chacun est libre de ses actes. On compte sur vous pour mener une réflexion sur le monde de demain et sur tous les moyens de nous faire entendre, et au final : enfin gagner ! », est-il écrit. »

6 réponses »

  1. « Le moment est peut-être choisi pour l’exécutif de changer radicalement de posture : établir un dialogue ». Mais comment établir un dialogue avec un mouvement non structuré? Comment souhaiter des échanges avec ce qui ressemble à un faisceaux de voix -souvent discordantes- de quelques personnalités médiatisées qui ne représentent pas ce mouvement? Qui sont les gilets jaunes? L’exécutif ne peut pourra « changer de posture » que si les Gilets Jaunes sont dans le dialogue.

    Aimé par 1 personne

    • Les difficultés que vous décrivez sont bien réelles. Mais n’est il pas normal que l’on cherche une solution pour trouver d’autres modes d’expression qui ne soient pas violentes ? ne doit on pas à tous prix rechercher , et n’est pas le devoir des élus responsables de le faire , des voies de dialogue et des modalités d’écoute ?

      C’est de la « naïveté » peut être de la part de Metahodos que d’entreprendre une démarche, de l’idéalisme aussi ?

      Au sein de la Nation n’est ce pas un objectif majeur que de garantir la libre expression de chacun sans que ce soit au détriment des autres citoyens et dans le respect des formes acceptées par les règles communes et la loi. Il en est de même dans une entreprise où l’expression syndicale est légitime mais où les conflits – sous forme de grève par exemple – n’ont pas vocation à devenir permanents et doivent déboucher – dans l’intérêt bien compris des deux parties – sur le dialogue.

      Peut être que les mécanismes utilisés dans les entreprises pour faire évoluer un conflit grave pourraient être utilisés ?
      Peut être, les maires pourraient-t-ils servir de médiateurs et associer à cette médiation les Préfets, les commerçants, des citoyens, des syndicats …?

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      • Je trouve que la proposition des maires en tant que médiateurs est bonne, parce qu’ils connaissent mieux leur commune et ses habitants. L’intérêt de ce mouvement est qu’il est justement apolitique, donc vrai. Les leaders locaux et proches du peuple sont certainement un meilleur choix pour le dialogue que les journalistes parisiens des plateaux de télévision et les élus qui trônent à Paris. L’idée d’un comité de citoyens, local, est également une bonne idée je trouve. En autant que tout le dialogue se rende bien aux oreilles attentives du gouvernement, bien entendu.

        Aimé par 1 personne

      • Merci pour ce commentaire. En effet, il y a bien une question sur la mémoire d’une part et sur l’anticipation d’autre part. Les deux sont à relier dans des dispositifs et des organisations. Ce sujet des risques et de la crise figure dans le programme d’actions de metahodos et plusieurs articles en parlent déjà. N’hésitez pas à revenir vers nous. A très bientôt. Thierry Lidolff

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    • Il est vrai que les gilets jaunes ont une responsabilité, mais s’agissant d’une manifestation de colère multiforme, elle aurait du mal à coordonner une initiative de dialogue et d’apaisement

      Dans nos institutions, c’est l’État, et en l’occurrence le Gouvernement, qui est en charge de la paix et de la sécurité. Il a aussi une responsabilité d’écoute et de dialogue avec ceux qui s’expriment dans l’espace démocratique.

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