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Dans la République, la connaissance doit pouvoir circuler à l’air libre

PRESENTATION

Dans un livre paraissant aujourd’hui Mercredi, le physicien-philosophe Etienne Klein raconte au JDD comment la montagne l’aide à penser différemment. En pleine pandémie, il interroge la place de la science dans la société et notre rapport à l’incertitude, dans un article de Marianne Enault.

En société, peut-on éprouver l’esprit de cordée comme en montagne ?

« J’ai tout de suite dit oui car l’anagramme de ‘versant intime’ [le nom de la collection] c’est ‘sentiment vrai’. » Il est comme ça, Étienne Klein. Tout physicien et philosophe des sciences qu’il est, il ne renonce jamais à un bon mot. Dans son livre Psychisme ascensionnel, qui paraît mercredi, le sexagénaire se dévoile et raconte son lien intime avec la montagne, découverte un peu par hasard à 20 ans.

Sur les arêtes effilées, ce « vulgarisateur des sciences », comme il se décrit, alpiniste et adepte de l’ultra-trail, ces courses extrêmes aux dénivelés les plus fous, pense notre rapport au monde, au risque et à l’incertitude, éprouvé par la pandémie de Covid-19.

Le débat démocratique

EXTRAIT: « Il faut réfléchir et donner une légitimité au débat. Comment ­fabrique-t‑on une forme d’ingénierie sociale qui permette au débat d’avoir vraiment lieu? On doit inventer quelque chose. Le débat tel qu’il est aujourd’hui, c’est de l’idéologie.

Or le mot « débat » date du XIIIe siècle, et étymologiquement c’est ce qu’il faut faire pour ne pas se battre. Aujourd’hui, on préfère se battre plutôt que débattre. L’engueulade est une ruse de l’esprit pour empêcher le débat.

On fait comme si on devait liker des prises de position, comme si les questions de société étaient un QCM. Ça m’effraie. L’idée même de République a à voir avec le débat.

Comment la science peut-elle aider la démocratie à devenir plus robuste ?

C’est la question posée récemment dans une émission de France Culture.

Etienne Klein répond: « Parmi les nombreuses exigences qu’il faut prendre en considération pour faire vivre la république comme un bien commun, il y a certainement celle-ci : dans la République, la connaissance, les connaissances, notamment scientifiques, doivent pouvoir circuler à l’air libre, se répandre et s’enseigner sans rencontrer trop d’obstacles

C’est une affaire de cohérence : la connaissance a ceci de républicain qu’elle est « affaire publique », et la république, à défaut d’être elle-même savante, accorde à la connaissance une valeur propre et spécifique, une valeur qu’elle possède du seul fait qu’elle est une connaissance. 

Le problème est que la science n’est pas si facile à partager. De multiples causes, toutes fondées, sont régulièrement avancées pour expliquer cette situation, mais elles oublient souvent de citer cet avertissement du philosophe Théodore Adorno : « Aucune pensée n’est immunisée contre les risques de la communication ». Or aujourd’hui, à force de fabriquer de la fugacité, puis de la renouveler sans cesse, à force de promouvoir la vétille comme épopée du genre humain, les formes modernes de la communication se transforment en une vaste polyphonie de l’insignifiance. Dès lors, tout travail de discernement, de clarification, de transmission de ce qui est complexe, relève quasiment de l’héroïsme. « 

Étienne Klein

est physicien au Commissariat à l’énergie atomique. Connu pour ses nombreux livres de vulgarisation scientifique, son goût pour la vulgarisation s’exprime aussi toutes les semaines dans une émission hebdomadaire sur France Culture : La conversation scientifique. Mais au printemps dernier, la mise en cause de la science dans la crise du coronavirus l’a fait sortir de ses sujets de prédilections, d’où la naissance de un petit livre paru en fin d’été chez Gallimard (collections Tracts) : Le goût du vrai.

Voici l’entretien publié par le Journal du Dimanche

A.F.

ARTICLE « La science est victime d’une crise de la patience »

Par le physicien-philosophe Etienne Klein, le 4 octobre 2020, Journal du Dimanche

Et Marianne Enault

En quoi la montagne permet-elle de penser différemment notre rapport au monde?


Les pères fondateurs de la mécanique quantique, dans les années 1920-1930, faisaient tous de la montagne. Le fait d’être attiré par les sommets est-il le signe d’un certain tempérament? Je n’ai pas la réponse, mais le pari que je fais est que si l’Europe était plate comme la Beauce, il n’y aurait pas eu de physique quantique. Pour penser des choses un peu radicales, il faut un paysage escarpé. Pour que la pensée ait du relief, il faut du relief. L’exploration intellectuelle a besoin de variation de régime. En altitude, quand il fait beau, on voit la Voie lactée. Le spectacle du cosmos à l’œil nu a structuré la pensée des Grecs de l’Antiquité. Aujourd’hui, le fait d’être coupé du ciel change des choses très profondes dans notre psyché. On ne parle d’ailleurs plus de la nature mais d’environnement. C’est une sorte de bifurcation dans l’histoire de l’humanité.

On n’a pas montré la distinction fondamentale entre science et recherche, Pourquoi?


On est dans l’anthropocène [une nouvelle ère géologique dans laquelle l’homme est devenu l’acteur central]. La marque de l’homme se voit partout. Une nature complètement vierge de trace humaine n’existe plus. Et donc on parle plutôt d’environnement. Dans ce contexte, que fait-on de la science? Que fait-on des nouvelles technologies? Certains disent qu’on a tellement abîmé notre environnement qu’on doit faire machine arrière et abandonner toute idée de progrès technique.
Lire aussi – La philosophe Julia de Funès : « On se concentrera sur les gens qu’on aime »

Est-ce votre cas?


Je défends une position médiane. La situation à laquelle nous sommes arrivés est une conséquence indirecte de la coupure galiléenne. Pour Galilée, il y a la nature avec des lois qu’on peut comprendre, et puis il y a l’homme. Et l’homme est transcendant par rapport à la nature. Le christianisme, lui, décrit l’homme comme un être d’anti-nature dans le sens où il échappe aux lois de la nature. Il peut modifier son environnement naturel par la compréhension qu’il en a. Mais la pandémie nous a rappelés à notre socle biologique. Nous ne sommes pas simplement des corps dont la technologie pourrait augmenter les performances. Si l’homme est la seule espèce capable de connaître les lois de la nature, il y est aussi soumis. La nature rétroagit sur nous et nous devons ajuster le tir pour que notre environnement ne devienne pas invivable.


Quel est le rôle des sciences dans cette compréhension du monde?


La pandémie était l’occasion historique de faire de la pédagogie sur la méthode scientifique. On avait l’occasion d’expliquer en temps réel ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas et quel type de recherche on met en place pour répondre aux questions dont on ne connaît pas les réponses. On ne l’a pas fait. On a préféré inviter des gens qui parlaient au-delà de leur compétence, en affirmant des choses. On a organisé des clashs entre des personnes arrogantes pour créer du buzz sans que ça fasse progresser la compréhension de la démarche scientifique.


Les scientifiques n’ont jamais été aussi présents et pourtant, parfois, on s’y perd. Pourquoi?


La confusion générale vient du fait qu’on n’a pas montré la distinction fondamentale entre la science et la recherche. La science est un corpus de connaissances éprouvées au cours de l’histoire des idées par des expériences, des observations, des théories qui ont validé certains résultats. Par exemple : la Terre est ronde, l’atome existe, l’Univers est en expansion, les espèces évoluent. C’est la science. On n’a aucune raison de remettre en question ces ­résultats. La science est ce qui permet d’accéder à une certaine forme de vérité. Et puis il y a les questions qu’on se pose et auxquelles on ne sait pas répondre. C’est la recherche.

On fait comme si les questions de société étaient un QCM. Ça m’effraie…

S’il y a des questions sans réponse, alors le doute est permis…
Le public, qui voit les choses de l’extérieur, ne comprend pas car on lui dit d’un côté « la science c’est la vérité » et de l’autre « non, c’est le doute systématique ». Or, doute et vérité s’adressent à deux régimes différents de l’histoire. Car si la science est le doute, alors je peux utiliser mon ressenti et mes intuitions pour contester les scientifiques. Le public est la première victime de ce que j’appelle l’ultracrépidarianisme, le fait de parler au-delà de ce qu’on sait.


Est-on aujourd’hui incapables d’accepter l’incertitude?


Le trouble naît de l’angoisse – c’est une pandémie, les gens meurent – liée à l’incertitude. La combinaison des deux fait qu’on est en attente de réponse. Si quelqu’un vient vous rassurer en débitant ce qu’il présente comme une certitude mais qui n’est en fait qu’une opinion, vous allez écouter parce qu’il va produire un discours clair qui va détonner par rapport au discours prudent, maladroit et gorgé de conditionnel des chercheurs qui ne savent pas. Regardez le succès de Trump [depuis testé positif] qui explique qu’il a un instinct du virus! L’instinct va plus vite que la recherche, et c’est donc à lui qu’il faut faire confiance. C’est inquiétant.


Est-ce du populisme scientifique?


On a laissé penser que la science était une affaire individuelle, qu’elle était une somme de scientifiques. C’est faux. La recherche, c’est se poser des questions, trouver des résultats, les discuter avec des gens qui se posent les mêmes questions. On ne met pas ses résultats sur Twitter. Or là, on a vu du conditionnel tous les jours. On ne communique pas avec du conditionnel, ça trouble tout le monde. On doit réfléchir sur la façon de présenter la science dans le discours public. Les scientifiques jouent le rôle de phare et de balise.


À trop vulgariser la science, la dénature-t‑on?

Je fais de la vulgarisation depuis trente ans. Mais le Covid m’a aidé à comprendre plein de choses. De façon très naïve, j’étais persuadé qu’en connaissant la physique quantique et ses conséquences philosophiques je pouvais l’expliquer à tout le monde. J’avais l’impression que quand la transmission est faite clairement – et non pas simplement – le message émis est reçu à peu près à l’identique, sans être trop déformé. Mais ensuite, je vois que 72% des Français pensent que le ­nucléaire émet des gaz à effet de serre, que d’autres croient que la Terre est plate. La méthode à laquelle j’ai consacré ma vie ne marche pas.

Aujourd’hui, on fait l’éloge de l’esprit critiquer mais on se trompe sur le sens du terme. Pourquoi?


Parce qu’il y a des biais cognitifs, ceux par lesquels notre cerveau déforme les phrases qu’il entend, les accommode. Notre cerveau a besoin non pas de connaître la vérité mais d’un certain confort psychique. Or aujourd’hui se juxtaposent dans l’espace public des croyances, des opinions, des commentaires, des fake news. Le cerveau est perdu. Il va trouver son chemin en se donnant des critères : l’envie de simplifier tout ça par une théorie du complot, déclarer vraies les idées qu’il aime ou faire confiance à untel parce qu’il n’y a pas de raison d’exercer son esprit critique contre cette personne. Et donc ce qu’il dit devient ma vérité. Tout ça fait que chacun se fabrique une forme de vérité qu’il croit être vraie mais qui en réalité correspond aux idées qu’il aimerait être vraies. Pourquoi pas. Tout le monde a des croyances, il ne s’agit pas de les dénigrer. Mais il y a aussi des connaissances, et ce n’est pas la même chose.


Une phrase vous a exaspéré : « Je ne suis pas médecin mais… »


Oui, c’était une sorte de signal pour dire « vous avez le droit de juger de la science à partir de votre bon sens ou de votre intuition ». On a demandé à la science de se ranger sous la coupe de l’opinion. C’est une trahison intellectuelle car, à partir du XVIIe siècle, la science s’est construite contre le bon sens, contre l’intuition. On va avoir besoin de temps pour remettre les choses à plat.


A-t‑on le temps aujourd’hui?


La vulgarisation et la diffusion de la science sont victimes d’une crise de la patience. Si, à la télé, je dis que le changement climatique est d’origine anthropique [qui a pour origine ou conséquence une action de l’homme], je ne vais jamais avoir le temps d’expliquer comment on l’a su. Donc soit vous me faites confiance, soit vous êtes sceptiques et donc vous dites que la science c’est le doute. C’est l’enjeu du futur. J’ai pensé à tort que la vulgarisation aidait les gens à comprendre les découvertes. Mais l’enjeu maintenant est de montrer comment les connaissances se sont construites dans l’histoire des idées. Car si on a tous des connaissances, on ignore comment elles le sont devenues. Ça nous fragilise par rapport aux militants des croyances contraires.


Le militant est-il incompétent?


Aujourd’hui, le militantisme se décorrèle de la compétence. Il va falloir qu’il s’accompagne de compétences, sinon on ne pourra jamais débattre. Il y a des pro- ou des antinucléaire qui ne savent pas ce qu’est le nucléaire. Ça me fascine intellectuellement qu’on puisse militer sans vouloir accroître ses compétences. La période est paradoxale. Or le paradoxe est le moteur de la pensée. Il faut détecter les paradoxes qui circulent pour les utiliser comme levier de l’action. Sur la 5G, il faut un débat, mais personne ne dit comment on l’organise.

On préfère se battre plutôt que débattre. L’engueulade est une ruse de l’esprit pour empêcher le débat.

La Convention citoyenne pour le climat est-elle un bon modèle?


C’était une super idée, mais d’un point de vue méthodologique c’est un fiasco! Il fallait en faire deux : d’un côté 150 citoyens tirés au sort et formés avec des experts ; de l’autre 150 autres formés avec d’autres experts. Vous demandez à chaque groupe de produire des propositions, et après vous les comparez. Si elles sont complètement différentes, ça veut dire que les propositions sont arbitraires et dépendent du groupe. Si elles sont convergentes, ça veut dire qu’on tient quelque chose. Je ne comprends pas qu’on ait pu se tromper à ce point dans la méthodologie. Je ne comprends pas qu’on soit aussi immatures démocratiquement.


Alors comment organiser un débat démocratique?


Il faut réfléchir et donner une légitimité au débat. Comment ­fabrique-t‑on une forme d’ingénierie sociale qui permette au débat d’avoir vraiment lieu? On doit inventer quelque chose. Le débat tel qu’il est aujourd’hui, c’est de l’idéologie. Or le mot « débat » date du XIIIe siècle, et étymologiquement c’est ce qu’il faut faire pour ne pas se battre. Aujourd’hui, on préfère se battre plutôt que débattre. L’engueulade est une ruse de l’esprit pour empêcher le débat. On fait comme si on devait liker des prises de position, comme si les questions de société étaient un QCM. Ça m’effraie. L’idée même de République a à voir avec le débat.

La science peut-elle se conjuguer avec la démocratie?


La science n’a pas vocation à être démocratique, on ne vote pas pour savoir si E= mc2 est une bonne formule. Ce n’est pas à l’opinion de se prononcer là-dessus, mais aux expériences. Mais la science est républicaine. Une fois qu’on a la bonne formule, on ne doit pas rencontrer d’obstacles dans sa diffusion.


Quel est le rôle de l’école?


Apprendre, c’est commencer par ne pas savoir. Or l’évaluation à l’école, c’est sanctionner un savoir. Il faudrait noter l’apprentissage. Aujourd’hui, vous avez des barèmes pour les dictées. Si un enfant fait 40 fautes, il a zéro. S’il en fait 18 à la dictée suivante, il a aussi zéro. Or, il a fait un progrès monumental. Vous lui mettez zéro et vous l’amener à rester dans l’échec. Ce n’est ni normal ni moral. Vous devez récompenser le travail, le mérite. On casse les perspectives d’avenir simplement parce qu’on note les performances scolaires et non pas l’apprentissage. C’est dramatique. En France, ne pas savoir c’est être en faute.

C’est dramatique. En France, ne pas savoir c’est être en faute.

Dans cette pandémie, notre esprit critique nous a-t‑il fait défaut?


Aujourd’hui, on fait l’éloge de l’esprit critique mais on se trompe sur le sens du terme. L’esprit critique, c’est penser contre soi. C’est soumettre son cerveau à des arguments qui viennent bousculer ses croyances, ses intuitions, son ressenti. Une fois qu’on l’a bousculé, on voit ce qui reste. J’aime bien l’expression « se forger une opinion ». Ce n’est pas la même chose qu’exprimer un avis. Or, aujourd’hui, l’esprit critique c’est critiquer ce que disent les autres. Tout ce à quoi on est invité, c’est à penser avec son cerveau, et on va dès lors retrouver la communauté des gens qui pensent comme nous. Certes, notre cerveau ne sera jamais mal à l’aise mais il n’aura aucune jouissance, sauf celle d’être conforté dans ce qu’il sait déjà. Internet nous met dans des silos avec des gens d’accord avec nous. Or c’est exactement le contraire de faire société. On est en train de fabriquer un communautarisme de la vérité et il n’y a plus de lien social. Or une République c’est un lieu où on doit souffrir intellectuellement. Il y a une forme de rationalité à refonder.



Dans votre livre, vous parlez de résurrection après une chute en montagne. Et après le Covid?


C’est la catabase sotériologique, une chute rédemptrice. En parlant de la peste, Antonin Artaud écrit : « Une épidémie a ceci de commun avec le théâtre qu’à la fin elle fait tomber le masque. » Il y a des leçons à tirer. Rencontrer les obstacles, c’est la vie.


En société, peut-on éprouver l’esprit de cordée comme en montagne?

L’imaginaire de la cordée est très beau, si on ne met pas en avant le premier de cordée. On avance ensemble, il n’y en a pas un qui tire. La société n’a pas du besoin de premier de cordée, mais de l’esprit de cordée. La vie est une sorte de randonnée existentielle où on se déplace par rapport à soi. Or aujourd’hui on s’essentialise, on se définit par communautés. Il est urgent de faire des excursions par rapport à l’idée qu’on se fait de soi-même. En montagne, je m’ »excurse » de moi-même puis je rentre en sifflotant.


Psychisme ascensionnel – Entretiens avec Fabrice Lardreau, Étienne Klein, Arthaud, 160 pages

1 réponse »

  1. Avec un ami, nous avons échangé sur les faiblesses des dispositifs de partage de connaissances, d’Intelligence Collective, que nous croyons largement perfectibles.
    Je me suis procuré le livre de Pierre Lévy « L’intelligence Collective,
    Pour une anthropologie du cyberspace » publié en 1994 aux Editions de la découverte.
    J’en extrais ces quelques phrases de l’introduction, page 25, que je livre à votre réflexion :
    « … L’informatique communicante se présenterait alors comme l’infrastructure technique du cerveau collectif ou de l’hypercortex de communautés vivantes. Le rôle de l’informatique et des techniques de communication à support numérique ne serait pas de « remplacer l’homme » ni de s’approcher d’une hypothétique « intelligence artificielle », mais de favoriser la construction de collectifs intelligents où les potentialités sociales et cognitives de chacun pourront se développer et s’amplifier mutuellement.
    Selon cette approche, le projet architectural majeur du XXIe siècle sera d’imaginer, de construire et d’aménager l’espace interactif et mouvant du cyberspace.
    Peut-être alors sera-t-il possible de dépasser la société du spectacle pour aborder une ère post-médias, ère dans laquelle les techniques de communication serviront à filtrer les flux de connaissances, à naviguer dans le savoir et à penser ensemble plutôt qu’à charrier des masses d’informations.  »
    Plus de 25 ans après on doit pouvoir apprécier le côté visionnaire de la réflexion.

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