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Livres politiques: Bruno Le MAIRE poursuit sa sortie du retrait. Jusqu’à la première ligne?

Bruno LE MAIRE sort du retrait: «Redonner du sens à la nation française» (Et désordre sur les produits de première nécessité).

Avions nous titré le 2 novembre 2020. pour notre publication https://metahodos.fr/2020/11/02/bruno-le-maire-redonner-du-sens-a-la-nation-francaise/

Nous écrivions alors: Il n’est pas rare qu’un ministre exprime une divergence avec le président de la République.

Ainsi monsieur Veran vient-il d’annoncer dans Le Monde du 1 novembre que les fêtes de Noel n’auraient pas un caractère normal cette année. Mais revenons sur une petite chronologie: Fin septembre, rappelons le, Olivier Veran écartait l’idée d’un reconfinement préventif d’ici Noël; Le 8 octobre, il SOUHAITAIT « QUE LES FRANÇAIS PUISSENT FÊTER NOËL EN FAMILLE« ; Le 1 Novembre, il déclare que Noël ne sera pas une fête normalePas de Nouvel An normal non plus à espérer, alors que la France est reconfinée depuis trois jours.

Bruno Le Maire sort du retrait; Souhaite-t-il être davantage dans la scène politique ?

« Sortir hors du retrait » et « Etre », termes très heideggériens ou héraclitiens, si on préfère, conviennent ils pour ce responsable politique dont la discrétion au sein du gouvernement ne manque d’étonner ? Le Ministre de l’Economie multiplie les prises de position:.

Oui peut être, mais non, finalement… au commerce de proximité

Au lendemain des arbitrages présidentiels annoncés en direct sur les télévisions mercredi, – Bruno LEMAIRE – très discret sur les affaires publiques qui ne relèvent pas de Bercy – annonçait, ne renonçant pas semble t il à sa proposition de laisser les petits commerces ouverts, que cela pouvait se faire d’ici 15 jours. Et ce, malgré l’arbitrage présidentiel que doit quant à lui défendre le Premier Ministre devant la fronde des Maires et des professionnels.

( L’épisode de l’interdiction de la vente de livres en super marché venait de se dérouler. Nous ne revenons pas ici sur ce sujet démontrant le peu d’intérêt pour la lecture et le livre. )

Deux jours plus tard, le 1 novembre après-midi sur BFM, il devait condamner les initiatives des maires ayant signé des arrêtés dans leurs villes pour autoriser des commerces de proximité non essentiels à ouvrir et indiquer que le Premier Ministre annoncera – selon le jeu bien rodé de l’annonce anticipée testant, voire atténuant, les réactions – le soir même l’arbitrage sur cette question: ouverture des commerces de proximité ou interdiction des produits non alimentaires en grande surface. Mme BORNE aura du faire le même exercice sur une autre chaine.

Ce qui fut fait. Le Premier ministre a annoncé – au 20 heures de TF1 – l’arbitrage présidentiel: « les commerces de proximité restent fermés » et « les produits d’ores et déjà interdits en commerce de proximité seront interdits en super marché » ( ce que la presse traduit par: « seuls les produits de première nécessité seraient autorisés en supermarché » ce qui n’est pas la même chose ! La mesure ne rentre en vigueur que mardi, le temps de faire la liste et de définir des critères.

Bruno Le Maire – solidarité de l’exécutif oblige, certainement – déclarait avec vigueur sur BFM: « Vous me permettrez de dénoncer au passage cette poignée de maires irresponsables qui prennent des arrêtés contraires aux décisions prises par l’Etat pour protéger la sécurité sanitaire des Français« .

Sur cette question des commerces de proximité ( qui soulève tout particulièrement un besoin essentiel: le livre et la culture ) on notera l’orientation « simplifiée » de la concertation de l’exécutif et son inflexibilité sur les postures initiales.

( Nous ne rappellerons pas ici le sens que donne la langue et nos traditions démocratiques à la concertation. Metahodos a traité à de nombreuses occasions ce sujet majeur qui ne se satisfait nullement de l’incantation ).

Il a également déclaré: « Je n’aime pas les caricatures » de « Charlie Hebdo », « mais je les défends »,

nuançant fortement les déclarations présidentielles. Le ministre de l’Economie a mis en avant la liberté d’expression, même s’il n’apprécie pas ces caricatures. « Je défends ceux qui ont fait ces caricatures, a répondu Bruno Le Maire, je défends ceux qui les diffusent au nom de quelque chose qui est plus important pour moi que ces caricatures, qui est la liberté, la liberté d’expression et la liberté tout court », a poursuivi le ministre de l’Economie. Il a rappelé qu’il y a eu des caricatures « sur la religion catholique, la religion juive, maintenant sur la religion musulmane ». « C’est notre liberté nationale, c’est notre culture, notre mémoire, c’est l’esprit critique, c’est la capacité à rire d’une chose ou d’une autre. C’est ça qui est en jeu. »

Il se confiait « solennellement » sur le sens à donner à la nation française

Pour le ministre de l’Économie – sortant de son champs propre de compétence gouvernementale – , la victoire contre l’islamisme politique ne pourra s’obtenir « qu’en réaffirmant notre culture nationale ». Dans Le Figaro il y a quelques jours.

Les Français nous disent : « Assez avec les petites lâchetés du quotidien, nous sommes désormais prêts à lutter contre l’islam politique et à entrer en résistance contre ceux qui veulent détruire notre Nation »” “Si les mesures de protection sanitaires devaient durer, nous prolongerions évidemment les dispositifs avec les moyens financiers nécessaires ”

Dans cet entretien , le ministre de l’Économie assure que la victoire contre l’islamisme politique ne pourra s’obtenir « qu’en réaffirmant notre culture nationale ». Selon lui, le combat est d’abord culturel et se gagne «en aimant la France, en aimant notre nation, sa langue, son histoire, sa mémoire, sa culture ».

« En France, la liberté guide le peuple. Nous ne laisserons pas les islamistes lui mettre un bandeau sur le visage ».

EN CE MOIS DE JANVIER, IL SORT UN LIVRE

POURSUIT IL SA SORTIE DU RETRAIT JUSQU’A LA PREMIERE LIGNE ?

Quelle parole portera t il sur les sujets majeurs ? Comment trouvera t il l’équilibre entre l’expression de sa vision et de ses intentions politiques et la loyauté qu’il devrait au président de la République ? Les deux sont ils véritablement compatibles ? on peut en douter, mais le livre nous éclairera assurément.

Nous vous proposons trois ARTICLES consacrés à cet ouvrage mais également à ceux de Jean-Michel Blanquer et de Philippe Juvin.

ARTICLE 1

Livres politiques : la bonne fortune de Gallimard

Neïla Latrous franceinfo – Radio France 15/12/2020

Les politiques ont profité de la crise sanitaire pour écrire des livres. Un éditeur en particulier tire son épingle du jeu.

Certains aiguisent toujours leur plume. À l’image de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, qui écrit un essai sur la République, la laïcité. Son projet est bien avancé. « Je voudrais terminer le manuscrit pendant les vacances de Noël », confie Jean-Michel Blanquer.
Le ministre espère une publication en mars. Son éditeur, Gallimard, mise plus prudemment sur le premier semestre 2021. Dans un cas comme dans l’autre, ce sera en plein pendant l’examen au Parlement du projet de loi contre les séparatismes.

Bruno Le Maire

Sur le créneau du livre politique, Gallimard tire son épingle du jeu puisqu’elle signe aussi Bruno Le Maire. « L’Ange et la Bête », titre des mémoires provisoires du ministre de l’Économie, à paraître mi-janvier. Les dernières corrections ont été envoyées hier soir à l’éditeur.
Le livre fera 350 pages en tout. Deux tiers sont consacrés à la défense les réformes menées depuis 2017, et 150 pages à la crise sanitaire et économique. Avec cette conclusion de Bruno Le Maire : « La politique doit reprendre la main sur l’économie ». Une conviction forgée avec cette crise, à rebours de la dernière décennie où l’économie s’imposait au politique.

… et Philippe Juvin

Un autre élu au coeur de la crise est lui aussi édité par Gallimard. Le livre du professeur Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou à Paris, et maire Les Républicains de la Garenne-Colombes, sort une semaine avant celui de Bruno Le Maire. Le titre : « Je ne tromperai jamais leur confiance ». La phrase est tirée du serment d’Hippocrate, « leur » évoquant les patients. Tout comme Bruno Le Maire, Philippe Juvin a pris l’habitude de consigner au quotidien, dans un carnet, ses échanges, ses impressions, son vécu.

Cela donne ce journal de bord qui commence fin janvier 2020, quelques jours avant l’apparition du premier cas de Covid-19 en France, et qui s’achève le jour du premier déconfinement, en mai. Philippe Juvin conclut son livre avec une critique politique. « Les leçons de la déroute, résume-t-il. Ce qu’on aurait dû faire, ce qu’on aurait pu mieux faire. »

ARTICLE 2

Le livre secret de Bruno Le Maire

Paris Match 08/12/2020 Bruno Jeudy, avec Anne Jouan

Le ministre de l’Economie et des Finances publiera en janvier « L’ange et la bête », un récit littéraire des coulisses de son action à Bercy, mêlant réflexions sur le pouvoir et l’état du monde.

C’est un livre surprise qui ne passera pas inaperçu. Déjà auteur de nombreux best-sellers consacrés aux coulisses du pouvoir, Bruno Le Maire récidive. Ce onzième livre, le troisième depuis le début du quinquennat, a été écrit l’été dernier et pendant le confinement. Selon nos informations, cette chronique littéraire de son action à Bercy sera publiée le 14 janvier dans la collection Blanche de Gallimard.

Le ministre-écrivain renoue avec un genre dans lequel sa plume excelle : le récit du pouvoir. Conseiller auprès de Dominique de Villepin, il avait décrit son expérience dans « Le ministre » (éd. Grasset) en 2004. Directeur de cabinet du Premier ministre, il en avait tiré en 2008 l’excellent « Des hommes d’Etat » (70 000 exemplaires chez Grasset). Ministre de l’Agriculture, il avait raconté en 2013 dans « Jours de pouvoir » (80 000 chez Gallimard) les coulisses de la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Cette fois, son journal du confinement promet de retracer son action au ministère de l’Economie. Il raconte par le menu les tractations avec son homologue américain Steven Mnuchin pour obtenir une taxe sur les Gafam. Un sujet qui lui tient à cœur. Ce texte donne accès aussi à la façon dont sont prises les décisions pendant la crise sanitaire par l’énorme machine de Bercy. Le ministre en profite pour remettre de la perspective et de la profondeur sur son action qui a conduit l’Etat à dépenser quelque 186 milliards pour faire face aux conséquences de la pandémie. Selon quelques indiscrétions, ce livre est aussi traversé par des réflexions sur l’état du monde. Ce que Bruno Le Maire appelle ce « moment de basculement » de la puissance de l’Occident vers la Chine.

Une première contribution à la campagne d’Emmanuel Macron

Le titre, « L’ange et la bête. Mémoires provisoires » – une référence à Pascal –, est un motif d’intrigue supplémentaire. « Qui fait l’ange fait la bête » est une célèbre maxime du mathématicien-philosophe du XVIIe siècle. L’énarque normalien s’aventure en philosophie, terrain de prédilection d’Emmanuel Macron, auteur jadis d’un mémoire sur Machiavel et disciple de Paul Ricœur. Cet essai de 400 pages se présente comme un livre de soutien sans ambiguïté à l’action du chef de l’Etat ainsi qu’une première contribution à sa campagne de 2022.

Ministre de l’Economie depuis trois ans et demi, l’ex-candidat à la primaire de la droite répète qu’il se sent bien à Bercy et qu’il souhaite y rester le plus longtemps possible. Ses envies de Matignon ne seraient que pures spéculations. Il a fait sienne une phrase prêtée à Valéry Giscard d’Estaing, son illustre prédécesseur qui fut ministre de l’Economie pendant plus de onze ans : « Ce que j’ai préféré, c’est être ministre des Finances. On peut faire. Après, le reste, c’est de la politique ! » Le Maire ambitionne d’y rester cinq ans. Un record de longévité après VGE.

ARTICLE 3

Les ambitions contrariées de Bruno Le Maire

Claire Gatinois 14 novembre 2020 Le Monde

Certains prêtent au locataire du ministère de l’économie et des finances, plus populaire que le premier ministre et le chef de l’Etat, des visées sur Matignon. Réels ou fantasmés, les éventuels espoirs de Bruno Le Maire ont toutefois vite été douchés.

La crise est son adrénaline. Solide, rassurant, protecteur et médiatique, il occupe l’espace que d’autres ont laissé libre. Trop peut-être. Quand la plupart des membres du gouvernement, embourbés dans la tempête sanitaire et économique, suscitent la défiance, Bruno Le Maire s’épanouit. Hyperactif, le ministre de l’économie multiplie les rencontres avec ceux qui souffrent des contraintes imposées par la pandémie de Covid-19. Pour eux, il se démène et le fait savoir.

Face aux caméras, comme celles de RTL le 2 novembre, il s’adresse à la fleuriste de Verdun, au coiffeur en zone rurale ou à l’esthéticienne de banlieue, contraints de baisser le rideau depuis le reconfinement du 30 octobre. A tous il promet son soutien, et s’engage à tout faire pour leur permettre de rouvrir au plus vite. Dans l’attente, il distribue les milliards pour leur venir en aide, par les prêts garantis par l’Etat, le fonds de solidarité ou le recours au chômage partiel. Qui mieux que lui peut incarner le sauvetage de l’économie « quoi qu’il en coûte », comme l’avait préconisé Emmanuel Macron, le 12 mars ? Qui mieux que lui représente cet Etat protecteur que recherchent les Français ?

Poids lourd du gouvernement, l’ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, hier décrit comme un « technocrate » un brin rigide, est devenu une figure populaire. Un pilier. Selon le tableau de bord IFOP/Fiducial de novembre, pour Paris Match et Sud-Radio, Bruno Le Maire recueille 51 % d’opinions favorables, devant le chef de l’Etat, Emmanuel Macron (49 %), et son premier ministre, Jean Castex (47 %). Une prouesse en ces temps de crise. « Bruno Le Maire est populaire par défaut. Il profite en partie d’éléments qui sont extérieurs à lui. Il incarne le sérieux et l’aile réformatrice de la droite sans attiser l’animosité de la gauche puisque lesdites réformes sont au point mort et que les quelques bonnes nouvelles de cette crise viennent de Bercy et des aides d’Etat », analyse Jérôme Sainte-Marie, politiste et président de l’institut Pollingvox.


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