Aller au contenu principal

Ou sont les contre pouvoirs ? avec Gaspard KOENIG

La France fait figure d’exception en Europe : trop de pouvoir dans les mains de l’exécutif

Sur France 5, Gaspard Koenig explique que la France fait figure d’exception en Europe : trop de pouvoir dans les mains de l’exécutif et pas assez sur les bancs du Parlement. 

Une critique somme toute timide et qui peut paraitre tardive: Il rappelle que « nos voisins européens ont choisi la voie du débat parlementaire dans la gestion de la crise ».

La plupart des Think tank « institutionnels », comme les classes dirigeantes, peinent à rejoindre ceux qui, très nombreux désormais, s’alarment des failles et des menaces graves qui pèsent – par la pratique du pouvoir – sur une démocratie vidée de sa substance: l’écoute, le débat, la confiance, la délibération, la mise en œuvre partagée… la considération pour les acteurs, institutions, citoyens. Génération Libre ne faisait pas exception, jusqu’à ce premier sursaut.

Pour Gaspard Koenig, les frustrations ( Euphémisme ? ) grandissantes de la population vis-à-vis de la gestion de la crise sanitaire témoignent du rejet de la multitude de micro-contrôles arbitraires. En démultipliant les états d’urgence, le Gouvernement limite le rôle du Parlement, privant ainsi la société d’une médiation entre ses préoccupations et les mesures mises en place. Il rappelle que nos voisins européens ont choisi la voie du débat parlementaire dans la gestion de la crise. 

« On oppose beaucoup dans le discours public « sauver des vies » et « sauver l’économie ». Mais l’analyse que je n’ai vue nulle part est celle de la proportionnalité des mesures, en comparant le temps des vies prolongé à celui des vies détruites. » 

G. Koenig explique que la réaction à la Covid-19 reflète la manière dont nos sociétés perçoivent la maladie, la mort, le risque ou encore la jeunesse. Il rappelle qu’en 1969, alors que la grippe de Hongkong frappait le monde dans le même ordre de grandeur que la Covid-19 aujourd’hui, le quotidien des populations et en particulier de la jeunesse était inchangé. 

Il faut, selon G. Koenig, séparer le sanitaire du politique pour parvenir à une gestion pragmatique de la crise. 

« Plutôt que de donner de l’argent aux gens en fonction de tel ou tel critère, il vaudrait mieux mettre en place un revenu universel pour redonner à chacun une bulle d’autonomie. 

La mise en place du revenu universel

La crise sanitaire illustre pour lui la limite de nos système d’aides sociales, incapables de faire face à une crise d’une telle ampleur. Plutôt que de distribuer des aides en faisant tourner la planche à billets de la Banque centrale européenne, il prône la mise en place du revenu universel afin de garantir à tous un filet de sécurité pérenne. 

2 réponses »

  1. Pas d’accord avec G. KÖENIG. Le Président n’a pas trop de pouvoir en tant que tel. L’absence de contre-pouvoir actuel est démocratique, puisque ce sont les Français qui ont élus une majorité de playmobils à l’Assemblée.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :