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BAYROU, en Procureur, interpelle le président de la République…qui, en Procureur, critique son administration. Le manque d’efficience et les promesses reniées en procès?

RETOUR SUR LES FRANCAIS TOUS PROCUREURS EN 6 SEQUENCES

Notre récente publication: https://metahodos.fr/2021/01/22/moi-et-66-millions-de-procureurs/

1. Le procureur Bayrou réclame le respect de l’accord scellé en 2017

François Bayrou, qui en avait fait une des quatre exigences pour rallier Emmanuel Macron en 2017, est à la manœuvre. Le MoDem va lancer une offensive pour tenter d’imposer une réforme politique majeure : la proportionnelle. François Bayrou en est depuis toujours un ardent défenseur. Il en avait même fait en 2017 une condition pour se retirer de la course à l’Elysée. Il considère en effet, que le scrutin majoritaire est d’une grande injustice : il minimise les petits partis et sur-avantage les grands en leur donnant une majorité absolue à l’Assemblée.

Grande manœuvre personnelle… et collective

Il a annoncé à la presse qu’il va écrire une lettre au président après l’avoir soumise aux responsables politiques de tous bords.

On pourra s’interroger sur la forme et le caractère collectif de l’opération: Que reste t il de l’alliance Macron Bayrou ? Comment concilier cela avec les responsabilités de Haut Commissaire ? S’il veut modifier le système, Il n’est pas trop tard mais il est temps ;’une loi de 2019 interdit de modifier le droit électoral un an avant le scrutin.

2. 66 millions de procureurs de l’action du gouvernement mais combien de gouvernants assumant leurs responsabilités ?

Peut on lire dans la presse qui a très largement repris cette déclaration relative aux Francis tous procureurs, y compris en comptant les enfants et nourrissons.

« En fustigeant les « 66 millions de procureurs » que compterait la France, Emmanuel Macron semble refuser de se retrouver – lui et le gouvernement – sur le banc des accusés. Et ce, malgré les nombreuses erreurs du pouvoir depuis le début de la crise sanitaire. », lit on par ailleurs.

3. MACRON PROCUREUR CONTRE SON ADMINISTRATION

Olivier Faye dans Le monde

La crise du Covid-19 a relancé la volonté d’Emmanuel Macron de réformer l’administration.

L’administration est mise en cause dans la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif. Sa réforme, une des promesses du candidat Macron de 2017…

« L’épouvantail a été ressorti du placard : l’Etat, voilà le problème. Cette entité à la fois abstraite et concrète, forte d’administrations centenaires et de plus de 5 millions de fonctionnaires, représente un éternel objet de fierté et de lassitude pour les Français. »

« Après les débuts ratés de la campagne vaccinale, certains mots ont été réanimés dans le débat public : lourdeur, impotence, hypertrophie… Lorsque le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, fait fuiter dans la presse, début janvier, l’expression de sa « colère », cette dernière est dirigée contre la technocratie et son insondable organisation. »

« Un proche du président de la République raconte une scène qui se veut éclairante sur le « mille-feuille » administratif. « Dans une réunion, on s’est retrouvés à demander : “Qui est responsable de la logistique ? Les agences régionales de santé [ARS] ? Leurs cellules départementales ? Le ministère de la santé ? La task force vaccins ?” » Tout le monde et personne à la fois, sans doute. »

« Cette sévérité du chef de l’Etat se conjugue au refus d’exonérer ses ministres de leurs responsabilités. « Si vous avez des difficultés, leur a-t-il lancé, le 13 janvier, dans le huis clos du séminaire gouvernemental, ne venez pas me voir en me disant que c’est à cause de l’administration. C’est vous qui la dirigez. » Schizophrène ? Peut-être. Les opposants de la Macronie y trouvent en tout cas matière à alimenter un procès en pusillanimité. »

4. Arnaud Benedetti dans Atlantico:

« Incompréhensible…Emmanuel Macron a commis une quadruple faute »

« C’est d’autant plus incompréhensible que la société française prouve sa maturité dans l’acceptation d’une situation inédite où elle subit de nombreuses contraintes, dont certaines sont loin d’être fondées.

Emmanuel Macron a commis une quadruple faute : tout d’abord dans un moment où toute la nation participe à l’effort général dans l’adversité, le devoir d’un chef c’est d’abord de galvaniser son peuple sur ses vertus et sur ses qualités ; lui, fait le choix, hautement discutable encore, de « cliver », d’ « antagoniser » ses relations avec les Français en généralisant sur des stéréotypes de « café du commerce ». Ensuite, ses propos induisent, voire certifient que ce président n’apprend pas de ses erreurs passées, et que quelques sondages bienveillants suffisent à dévoiler un chef de l’état polémiste, voire provocateur alors que sa mission devrait exclusivement en ces temps sans visibilité être consacrée à apaiser et à rassembler. Il renoue avec une communication qui laisse entrevoir du mépris, réactive la mémoire d’un personnage sans proximité et empathie, qui ne conçoit sa relation avec le corps social qu’au travers d’une tension. En d’autres termes il offre l’image dégradée d’un chef de l’État qui n’aimerait pas son peuple, inapte à stabiliser son rapport avec celui-ci, confirmant ou ossifiant le sentiment qui a nourri nombre de catégories de perceptions à l’occasion de la crise des gilets jaunes, notamment.

Enfin, il oublie que le droit à l’erreur qu’il revendique pour l’action publique non seulement ne s’applique pas, ou que très rarement au citoyen dans sa relation avec l’administration mais qu’en outre la force de la démocratie consiste à « ne respirer que dans la non-unanimité « comme l’écrivit un jour Julien Gracq. Last but not least, il ne peut ignorer le fonctionnement du système médiatique qui en boucle ne retiendra que la phrase la plus allergisante, la plus  » scandaleuse » en quelque sorte d’un discours plus large. À force de laisser échapper les traits de sa personnalité, de sa nature, il oublie ainsi qu’un homme d’Etat, bien plus encore que l’homme ordinaire, doit se contenir, s’empêcher.« 

Et de poursuivre: « Qu’est-ce que cette déclaration raconte de la relation d’Emmanuel Macron à la critique ? Estime-t-il qu’il n’a pas de compte à rendre ?

Dans sa relation à la critique, il attache trop d’importance à son ego et insuffisamment à sa fonction, il n’entretient pas cette distance entre son Moi et sa charge indispensable à la maîtrise de l’exercice du pouvoir, il ne dissocie pas sa personnalité propre de la personne du monarque. La critique, de ce point de vue, lui paraît peu supportable, alors qu’elle est consubstantielle à la vocation du politique, à fortiori du politique démocratique, et qu’elle est d’autant plus nécessaire dans l’espace public que les institutions de la cinquième République ne facilitent pas nécessairement le fonctionnement des contre-pouvoirs institutionnels. Emmanuel Macron par sa pratique du pouvoir condense tous les aléas d’un système vertical qui renâcle en effet à rendre compte et à intérioriser le libre-arbitre de la société.« 

« Et la guérison en démocratie c’est la combinaison de l’humilité et du devoir de vérité, deux notions dont l’opinion dans de larges segments ne paraît pas créditer le chef de l’État. »

« ..un exercice du pouvoir qui cogère peu, laisse peu de places aux contre-pouvoirs et aux corps intermédiaires, et qui confond trop souvent la raison d’état avec une culture de la dissimulation et du secret peu propice à l’épanouissement démocratique.« 

« La démocratie française qu’il incarne reste confinée dans les habits monarchiques mais sans la force attractive du charisme du Roi et sans la symbolique « thaumaturgique «  de ce dernier. Emmanuel Macron règne mais ne guérit pas. Et la guérison en démocratie c’est la combinaison de l’humilité et du devoir de vérité, deux notions dont l’opinion dans de larges segments ne paraît pas créditer le chef de l’État. « 

5. Lilian Alemagna DANS libération :

« 66 millions de procureurs» : Macron se frite (encore) avec les Français« 

« une sortie qui en rappelle une autre : fin août 2018, au Danemark, soit quelques mois avant la crise des gilets jaunes, le chef de l’Etat avait comparé le «peuple luthérien» qui a construit un système social de flexisécurité aux Français, ces «Gaulois réfractaires au changement». 

« A l’aube d’un possible troisième confinement, voire d’une fermeture des écoles, soit une nouvelle douche froide après l’espoir d’un retour à la normale grâce à l’arrivée des vaccins, est-ce en traitant les Français de «procureurs» que celui qui est censé garantir l’unité de la nation compte obtenir plus de «confiance» et moins de «défiance» ? Sûrement pas. On aurait préféré entendre un chef de l’Etat félicitant plutôt le peuple d’accepter des choix difficiles et leur prouver que leurs efforts paient… Emmanuel Macron a encore choisi la confrontation. »

6. MICHEL ONFRAY chez Laurence Ferrari,

Invité sur CNews le 22 janvier, le philosophe Michel Onfray a reproché au président de la République de « mépriser les Français »

Cette dernière sortie présidentielle fait des vagues. Le philosophe Michel Onfray, invité le 22 janvier sur CNews, a réagi aux propos prononcés par Emmanuel Macron la veille depuis Saclay (Essonne). Le président de la République a fustigé les « 66 millions de procureurs » que compte la France, lancés dans une « traque de l’erreur » sur la gestion de la pandémie. Une comparaison que n’a pas goûtée l’invité de Laurence Ferrari : il a dénoncé le « mépris » du président envers les Français.

Selon lui, le locataire de l’Elysée « ne comprend pas la douleur du peuple français », frappé de plein fouet par les crises liées au coronavirus depuis de longs mois. Les mots du président traduiraient « un profond mépris de tout ce qui n’est pas lui«  et montreraient « qu’il n’aime pas les gens, qu’il n’aime pas la France ».

Michel Onfray a rappelé que les premiers Gilets Jaunes – « avant qu’ils ne soient récupérés par la gauche et les syndicats » – avaient subi la répression policière alors « qu’ils disaient juste leur souffrance ».






 

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