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LE DROIT DE VOTE DÈS 16 ANS ?

LE REFUS DE L’EXÉCUTIF : POURQUOI DONNER UN DROIT DE VOTE À DES ABSTENTIONNISTES ?

« Pour le droit de vote à 16 ans aux municipales » : Un appel de 100 élus et de 102 jeunes de la société civile vient d’être publié par le Journal du Jeudi.

Le débat sur cette question existait déjà. Le 1′ Ministre s’est déclaré opposé au motif que les jeunes sont abstentionnistes, en indiquant que les plus de 18 ans n’utilisent pas le droit qui leur a été donné.

C’est en 1974 , il y a 47 ans, que la majorité de 18 ans a été établie. Pourquoi un telle frilosité aujourd’hui ?

Comme l’explique Céline Braconnier sur France Culture, aux élections en général « le niveau de participation des électeurs de 18 ans est très bas et donc très préoccupant. Il est (d’ailleurs) de plus en plus bas. Traditionnellement, quand on est jeune, on vote moins que lorsqu’on a un travail ou que l’on a fondé une famille. C’est normal, la participation électorale prolonge l’intégration sociale. Depuis une quinzaine d’années en France, on enregistre des taux de participation qui sont particulièrement bas et qui le sont de plus en plus.

La seule élection à laquelle participent massivement les jeunes encore aujourd’hui est l’élection présidentielle, au cours de laquelle on enregistre quand même un écart très fort entre le vote des jeunes et celui des séniors. Cet écart est de l’ordre d’une vingtaine de points ; alors qu’il est de l’ordre de 35 points pour les autres élections. Pour les dernières municipales (par exemple), les jeunes se sont abstenus à 70 % environ et c’est le cas pour les européennes, pour les législatives désormais également. On a une participation très très basse et de plus en plus basse, qui interroge notre démocratie, bien évidemment. »


Nous sommes dans un suffrage universel des plus âgés.

Pour Céline Braconnier, l’âge, « c’est le facteur socio démographique le plus fort qui joue sur la participation, plus encore que les déterminants sociaux. Les jeunes sont sous représentés dans les urnes. »

Pourquoi les « jeunes » s’abstiennent ? 

Céline Braconnier : « Quand on est jeune, on vote moins parce qu’on est moins intégré, on est aussi plus mobile géographiquement, on est moins stable et ça gêne la participation. Il y a un vrai problème d’inscription (sur les listes électorales) des jeunes qui ont du mal à voter parce qu’ils ne sont pas inscrits au bon endroit. Et puis, il y a un désenchantement qui affecte notre démocratie et qui atteint aussi particulièrement les jeunes. Il y a un phénomène générationnel qui a été mis en évidence dernièrement. »

Les jeunes culpabilisent beaucoup moins de s’abstenir que les générations plus anciennes et c’est lié en partie au fait qu’ils vont plus longtemps à l’école et qu’ils sont plus exigeants à l’égard de leurs représentants. Céline Braconnier.

« Il y a une forme d’attente. Les jeunes aujourd’hui ne vont pas voter s’ils ne comprennent pas les enjeux, s’ils ne sont pas d’accord avec l’offre électorale. Donc voilà, ils sont plus exigeants à l’égard de leurs représentants. »

« C’est le sens de l’histoire que d’abaisser la majorité électorale à 16 ans »

Dorian Dreuil dans le Monde en octobre 2020

« Abaisser l’âge du droit de vote doit être associé à une éducation civique qui donne goût à la citoyenneté, estime le représentant associatif Dorian Dreuil, qui défend la majorité électorale à 16 ans pour laisser les jeunes s’exprimer sur l’avenir qui les concerne.

« Le 8 octobre, la députée Paula Forteza (groupe Ecologie Démocratie Solidarité) défendra une proposition de loi pour le droit de vote à 16 ans. Un collectif #JeVoteA16ans est né, soutenu par quatre-vingts associations, des élus, des personnalités engagées et des universitaires. Alors que le sujet monte, dans un contexte d’abstention électorale massive, le vote à 16 ans représente une fantastique opportunité. En voici les raisons.

« De par le monde, l’abaissement de la majorité électorale progresse : du Brésil à l’Ecosse en passant par Cuba ou l’Autriche, douze Etats ou territoires ont ouvert le droit de vote à 16 ans, à certaines conditions ou non, à l’échelle locale ou nationale.

« Non loin de chez nous, la Suisse s’est récemment prononcée en faveur d’une telle mesure, tandis qu’en Allemagne, elle revient dans le débat national. En 2014, l’Ecosse a proposé aux 16-18 ans de participer au référendum sur l’indépendance : ils furent près de 80 % à se mobiliser dans les urnes !

POUR METAHODOS :

INITIER ET ASSOCIER LES JEUNES LE PLUS TOT POSSIBLE À LA DÉMOCRATIE CONTINUE

L’abstention des jeunes parait – présentée comme principale objection – peu convaincante quand l’ensemble du corps électoral s’abstient si massivement.

Il faut donc traiter le problème dans sa globalité :

  • tous les citoyens et pas seulement les jeunes;
  • toutes les formes de participation à la vie publique et pas seulement les élections.

La démocratie complète ( ou continue ) comble le temps vide entre deux élections ( débat, participation, consultation, délibération ) et s’exerce également au moment de la mise en œuvre des lois ( et le contrôle de celle ci ) par l’exécutif et l’administration. ( Sans oublier, bien sûr la nécessité de réformer le système représentatif, l’exécutif et son administration, les relations législatif/exécutif, le Conseil Constitutionnel…)

Et n’est ce pas à l’école que l’éducation à cette participation à la vie publique doit être entreprise ?

LIRE SUR METAHODOS:

En Suisse, la démocratie directe enseignée dès la maternelle. https://metahodos.fr/2021/02/08/en-suisse-la-democratie-directe-enseignee-des-la-maternelle-le-huffington-post-life/


TRIBUNE.

Soutenu par 99 élus et 102 jeunes, le député MoDem David Corceiro appelle à mettre en place le droit de vote à 16 ans aux élections municipales.

Pour les signataires, « la crise que nous vivons l’a démontré, notre jeunesse bouillonne ».

Son appel est signé par 99 autres élus dont les députés Patrick Mignola et Cédric Villani, et par 102 jeunes de la société civile. Voici leur appel. « Ils sont près de 1,5 million en France. Ils n’ont pas encore atteint l’âge adulte, mais cela fait bien longtemps qu’ils ne sont plus des enfants. Ils ont 16 ou 17 ans. Confrontés plus tôt aux réalités du monde qui les entoure, ils se sont déjà forgé de premières convictions sur une société qu’ils perçoivent, souvent, avec beaucoup de lucidité. La crise que nous vivons l’a démontré, notre jeunesse bouillonne. Sa volonté d’engagement frémit : soutien apporté aux associations, participation à la vie démocratique scolaire, manifestations pour le climat, contre les inégalités ou les discriminations… La jeunesse est informée et elle est prête.

L’abaissement du droit de vote à 16 ans pour les élections municipales constituerait un véritable progrès démocratique pour notre pays.

Nos jeunes de 16-17 ans sont-ils si différents de leurs homologues des douze pays autorisant le vote à cet âge? Culturellement, peut-être. Sur le reste, si peu. En Ecosse, en 2014, 75% des jeunes de 16 et 17 ans ont voté*. Idem en Norvège, pour les élections locales de 2011, ou en Autriche, où l’abaissement de l’âge de vote à 16 ans en 2007 s’est traduit par la participation de 90% des jeunes.

Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur cet engagement qui croît de jour en jour.

Notre pays, celui des droits de l’homme, des Lumières et de la liberté de parole, ne peut se priver d’un débat sur l’ouverture du droit de vote à 16 ans. Sans dogmatisme. Sur ce sujet, notre société n’a pas évolué depuis l’abaissement de la majorité à 18 ans en 1974. Le président Giscard d’Estaing avait senti que les jeunes avaient leur mot à dire, et qu’ils désespéraient qu’on les entende. C’était il y a quarante-sept ans.

Des changements fondamentaux se sont opérés depuis : émergence de nouvelles technologies, développement des réseaux sociaux, accélération de l’interconnectivité du monde. Notre société est aujourd’hui ultra-informée, et nos jeunes développent leur soif d’engagement sur les nouvelles plateformes. Selon une récente étude, 47% d’entre eux partagent des contenus militants sur les réseaux sociaux. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur cet engagement qui croît de jour en jour.

Sont-ils écoutés? Non, car bien souvent, être écouté, à défaut d’être entendu, signifie avoir le droit de vote. Le droit de dire : « Mon avis compte. »

Cependant, nous ne pouvons pas non plus ignorer le déclin de l’engagement civique dans sa forme traditionnelle. Les récentes élections l’ont démontré avec force : les jeunes, pour la majorité d’entre eux, s’abstiennent ou dirigent leur vote vers les extrémités de notre échiquier politique. Ils ne sont pas détournés de l’engagement mais ont choisi une autre façon de le matérialiser que par les urnes. Notre jeunesse a élaboré des nouvelles formes de citoyenneté : c’est là l’expression de sa soif de démocratie.
Interrogez-les.

Ils connaissent parfaitement leur environnement. Ils connaissent parfois leur ville mieux que les adultes. Ils la pratiquent par ses infrastructures, ses activités, ses transports, et savent mieux que quiconque parler de leurs attentes. A cette échelle qu’ils maîtrisent si bien, de la cour du collège à celle du lycée, depuis les bancs des jardins publics qu’ils mettent en scène dans leurs vidéos publiées sur TikTok. Pourtant, sont-ils écoutés? Non, car bien souvent, être écouté, à défaut d’être entendu, signifie avoir le droit de vote. Le droit de dire : « Mon avis compte. »


A 16 ans, les jeunes Français acquièrent déjà un bon nombre de droits civiques. Ils peuvent travailler, consentir à l’impôt, souscrire à la Sécurité sociale, conduire accompagné d’un adulte, renoncer à leur nationalité, s’émanciper du foyer ou encore créer une association. Plus important encore, à 16 ans en France, on devient responsable pénalement.
Ouvrir le vote à 16 ans aux élections municipales sous la forme d’une prémajorité, ce serait le premier moyen de faire évoluer nos villes. Et surtout d’affirmer à cette jeunesse que nous avons confiance en elle. »
* Données Unicef, 2020.

Les 100 élus signataires


David Corceiro, Député du Val d’Oise ; Patrick  Mignola, Député de Savoie; Hugo Biolley, Maire  de Vinzieux ; Sonia  Yembou, Adjointe Jeunesse et Culture Goussainville ; Maxime Thory, Maire de Montmorency ; Cédric Villani, Député de l’Essonne ; Juliette Meadel, Ancienne Secrétaire d’Etat, Conseillère municipale de Montrouge ; Cécile Rilhac, Députée du Val d’Oise ; Nicolas Leleux, Maire de Saint-Brice ; Zivka Park, Députée du Val d’Oise ; Jean-Christophe Poulet, Maire de Bessancourt ; Laurence Robbe, Conseillère municipale à la jeunesse ; Athénais Michel, Conseillère municipale ; Yanis, Elboeuf, Conseiller municipal ; Nadia Essayan, Députée du Cher; Thierry Brun, Maire de Margency; Linda Lavoix, Conseillère municipale ; Aurélien Taché, Député  du Val d’Oise ; Abdelaziz Hamida, Maire de Goussainville ; Barbara Ezelis, Conseillère municipale ; Laurent Prevot, Conseiller municipal ; Valérie Petit, Députée du Nord ; Brandy Boloko, Conseiller municipal ; Christophe Heilaud, Conseiller municipal ; François Pupponi, Député du Val d’Oise ; Florence Leduc, Conseillère municipale ; Barbara Bessot-Ballot, Députée de Haute-Saône ; Quentin Legouy, Conseiller municipal ; Maud Petit, Députée du Val de Marne ; Fabrice Scagni, Conseiller municipal ; Florence Ville Vallee, 1ère Adjointe au maire ; Jean-Paul Mattei, Député des Pyrénées-Atlantiques ; Agnès Dr Ricard Hibon, Conseillère municipale ; Christophe Blanchet, Député du Calvados ; Elvire Teno, Conseillère municipale ; Philippe Berta, Député du Gard ; Caroline Bass, Conseillère municipale ; Eric Savigny, Conseiller municipal ; Sylla Sira, Députée de Seine-Maritime ; Daniel Auguste, Conseiller municipal ; Lucienne Bussy, Conseillère municipale ; Bruno Fuchs, Député du Haut-Rhin; Séverine Bougeault, Conseiller municipal ; Didier Baichère, Député des Yvelines ; Anne-Estelle Lhote, Conseillère municipale ; Patrice Anato, Député de Seine Saint-Denis ; Ali Bouazizi, Adjoint Éducation et Enfance ; Hamza Hammad, Conseiller municipal ; Pierre-Alain Raphan, Député de l’Essonne ; Rida Boultame, Conseiller municipal ; Virginie Busson, Conseillère municipale ; Cyrille Isaac-Sibille, Député du Rhône ; Dalila Kaabeche, Conseillère municipale ; Abdelwahab Zigha, Conseiller municipal ; Sereine Mauborgne, Députée du Var ; Danick Delaroche, Conseiller municipal ; Hamza Rabehi, Conseiller municipal ; Mohamed Laqhila, Député des Bouches-du-Rhône ; Françoise Mendy-Lascot, Conseillère municipale ; Romain Geller, Conseiller municipal ; Sandrine Josso, Députée de Loire-Atlantique ; Legueil Manuel, Conseiller municipal ; Yolaine De Courson, Députée de Haute-Vienne ; Jean-Yves Caillaud, Conseiller municipal ; Dalila Khorbi, Conseillère municipale ; Pierre Venteau, Député de Haute-Vienne ; Yogarajah Ponniah, Conseiller municipal ; Mickael Rigault, Conseiller municipal ; Michèle Crouzet, Députée de l’Yonne; Ahmed Kchikech, Conseiller municipal ; Christelle Bendadda, Conseillère municipale ; Fabien Lainé, Député des Landes ; Maelle Lafraise, Conseillère municipale ; Jean-Marc Lussot, Conseiller municipal ; Maud Gatel, Députée de Paris ; Paul Aïss, Conseiller municipal ; Caroline Olivier, Conseillère municipale ; Sylvain Templier, Député de Haute-Marne ; Sylviane Sinay, Conseillère municipale ; Christophe Celestin, Conseiller municipal ; Sophie Mette, Députée de Gironde; Romain Chantemargue, Conseiller municipal ; Sellé Diallo, Conseiller municipal ; Jean-Pierre Cubertafon, Député de Dordogne ; Alizée Fontaine, Conseillère municipale ; Isaac Barchichat, Conseiller municipal ; Marguerite Deprez-Audebert, Députée du Pas-de-Calais ; Benoit Zambujo, Conseiller municipal ; Hassina Hamaoui, Conseillère municipale ; Erwan Balanant, Député du Finistère; Caroline Roux, Conseillère municipale ; Daniel Auguste, Conseiller municipal ; Michèle De Vaucouleurs, Députée des Yvelines; Patrick Joly, Conseiller municipal ; Nadia Gosmant, Conseillère municipale ; Jean-Luc Lagleize, Député de Haute-Garonne ; Brahim Hammouche, Député de Moselle ; Manal Faxelle, Conseillère municipale ; Carlos Soares de Sousa, Conseiller municipal ; Bruno Duvergé, Député du Pas-de-Calais.

Les 103 jeunes signataires de la société civile


Dorian Dreuil ; Pauline Jestin ; Loïc Dürler ; Léa Missaglia ; Arthur Guillaumot ; Sara-luna Heubert ; Safir Rachdia ; Louis Bleines ; Marie Faidherbe ; Adrien Hess ; Mathilde Guilhot ; Soumia Khadil ; Elise Ribet ; Jules Derungs ; Céline Richez ; Heloise Jourdan ; Clara Estevez  ;  Cléa Derungs ; Arthur Pennetier ; Rachida Ziyani ; Thibaut Hartog  ; Célia Agostini ; Chloé Bienne ; Béatrice André ; Pauline Jestin ; Lorène Kieny ; Paul Valet ; Ena  Soric  ; Manon  Rodriguez ; Lina  Nencib ; Cécile  Bezat ; Laura Anderson ; Ibrahima  Keïta ; Olivier Mussard ; Ambre Martinez ; Claire Pulou ; Noémie Barbaud ; Louis-Marie Sawicki ; Zineb Ghafoor ; Oscar Boizard ; Alexandra Renard ; Pierre Lefrançois ; Chloé Bertoldi ; Dorian Bouchez ; Joana Soares ; Antoine Bord ; Julie Faidherbe ; Géraud Quenardel ; Nassim Moustaghfir ; Maiwenn Dumont ; Zacharia Ben Amar ; Loïc  Marcoul-Lagorce ; Dara  Diallo  ; Yseult Toujas Anais Picart  ; Émilie Barré ; Emma Julien ; Membres de allons enfants ; Florent Ballin ;  Amel  Souffou ; Christeau Corentin  ; Lorca Mulet-Glabeke ; Zacharie Abouhamda ; Julien Bijaoui ; Grégoire Charles ; Valentin  Morin ; Yasmine Rhouma ; Marjan Soric ; Lisa Malek ; Chloé Tran  ; Juliette Desloges ; Emma Emeriaud ; Marianne Thiery ; Florent Bouchez ; Ghislain Geoffroy ; Emma Mannari ; Claire Lopez ; Sophie Chiaramello ; Clémence Martin ; Martin Gauthier ; Malgorzata  Kruczkowska ; Jérémy Terpant ; Benedetta Castellano ; Thibault Cartier ; Flavie Thiery ; Océane Jégo-Ragas ; Manon Carriere ; Odile Stanciu ; Nordine Bensoula ; Clémentine Langlois ; Cedric Monnier ; Sarah Briami ; Lucas Jacquel  ; Maxime Delsarte ; Julia Tixier ; Jules Housset ; Sacha Soares ; Nicolas Tour ; Anouchka Decaux ; Sonia Carvalho ; Haddouch Boubker ; Marie Pellevoizin.

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