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« LA SITUATION DE LA DETTE DOIT NOUS INQUIETER ». LE DIR. DE LA BANQUE DE FRANCE

Le gouverneur de la Banque de France inquiet du niveau de la dette

Extrait du premier article :

« «Nous ne pouvons plus dégrader davantage nos finances publiques». L’avertissement du gouverneur de la Banque de France est solennel. Après le temps nécessaire du «quoi qu’il en coûte», la France doit se préoccuper d’assainir ses comptes, dont la détérioration se lit dans un niveau d’endettement historiquement élevé désormais proche de 115% du Produit intérieur brut (PIB). »

Extrait du second article :

« Le gouverneur de la banque centrale française a de nouveau mis en garde les candidats à la présidentielle contre les promesses de dépenses nouvelles et de baisses d’impôts supplémentaires non financées, incompatibles selon lui avec la situation actuelle des finances publiques. Avec les dépenses engagées pour soutenir l’économie pendant la pandémie de Covid-19, la dette publique de la France dépasse désormais 115% du produit intérieur brut (PIB) du pays, contre 97,6% en 2019. »

Inflation et hausse des taux : double menace

Il a rappelé par ailleurs dans un contexte d’inflation en croissance que l’augmentation d’un point de pourcentage des taux d’intérêt coûterait « au bout de dix ans 39 milliards d’euros par an » aux finances publiques.

VOIR EGALEMENT :

CHRISTINE LAGARDE : « LA FETE EST FINIE ! » … « L’ARGENT GRATUIT C’ETAIT HIER. DEMAIN, CEINTURE » https://metahodos.fr/2022/02/10/33897/

FAITS ET DITS : tactiques personnelles et reniements en politique https://metahodos.fr/2022/02/12/faits-et-dits-quand-les-tactiques-personnelles/

Article 1

Présidentielle : le gouverneur de la Banque de France inquiet pour les finances publiques

Par Anne de Guigné, Le Figaro, 19 janvier 2022

Depuis l’Université Paris-Dauphine, François Villeroy de Galhau a rappelé ce mardi soir que la France n’a les moyens ni de dépenses nouvelles ni de baisses d’impôt supplémentaires.

«Nous ne pouvons plus dégrader davantage nos finances publiques». L’avertissement du gouverneur de la Banque de France est solennel. Après le temps nécessaire du «quoi qu’il en coûte», la France doit se préoccuper d’assainir ses comptes, dont la détérioration se lit dans un niveau d’endettement historiquement élevé désormais proche de 115% du Produit intérieur brut (PIB).

«Si on prolonge à l’avenir les tendances actuelles qui sont celles des dix dernières années – croissance potentielle faible, hausse des dépenses en volume de plus de 1% par an, déficits encore supérieurs à 3% pendant plusieurs années –, ce ratio de dette ne serait au mieux que stabilisé», avertit François Villeroy de Galhau.https://280f6d9aa82b6450a2f0d9542eb6ab64.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

Au mieux… Car si elles se matérialisaient, les propositions de dépenses nouvelles et de baisses d’impôts supplémentaires, qui fleurissent chaque jour dans tous les camps de la présidentielle, viendraient encore déséquilibrer davantage les finances publiques, craint le banquier central. «La réalité est que notre pays n’a les moyens ni des unes ni des autres […] compte tenu de la montée probable des taux d’intérêt», tance-t-il.

Le problème de long terme n’est pas l’inflation mais la croissance

Les prochaines années s’annoncent rudes car le gouverneur n’accorde aucune crédibilité à la sympathique idée que la croissance pourra régler seule tous nos problèmes. Bien plus de l’inflation, qu’il estime temporaire, il s’inquiète en effet du faible niveau de l’activité économique français. «La croissance aujourd’hui amplifiée par le rattrapage s’essoufflerait : selon nos dernières projections, la croissance en France retomberait en-dessous de 1,5% en 2024», avance-t-il.

Et de prôner tout un panel de réformes pour tenter d’augmenter cette croissance potentielle : retraite, formation professionnelle, assurance-chômage, renforcement de l’éducation fondamentale et de l’apprentissage… «Nous ne manquons pas en France globalement de capital – l’investissement public comme privé est plutôt élevé –, nous manquons de travail, d’offre de travail disponible pour les employeurs», insiste ainsi François Villeroy de Galhau.

Article 2

La situation de la dette doit nous inquiéter, insiste François Villeroy de Galhau

Par Challenges.fr le 19.01.2022

Le « qui qu’il en coûte » n’est plus justifié actuellement, a insisté le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, mettant en garde les candidats à la présidentielle contre les promesses de nouvelles baisses d’impôts.

La situation de la dette doit nous inquiéter et le « quoi qu’il en coûte » mis en oeuvre pour soutenir l’économie française pendant la crise sanitaire n’est plus justifié actuellement, a réaffirmé ce mercredi 19 janvier sur France Info le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

Le gouverneur de la banque centrale française a de nouveau mis en garde les candidats à la présidentielle contre les promesses de dépenses nouvelles et de baisses d’impôts supplémentaires non financées, incompatibles selon lui avec la situation actuelle des finances publiques.

Avec les dépenses engagées pour soutenir l’économie pendant la pandémie de Covid-19, la dette publique de la France dépasse désormais 115% du produit intérieur brut (PIB) du pays, contre 97,6% en 2019.

LIRE AUSSI François Villeroy de Galhau (Banque de France): « Une dette doit être remboursée, tôt ou tard »

« La croissance tient bon »

Aujourd’hui « la croissance tient bon » et « n’est pas affectée par (le variant) Omicron, sauf dans quelques secteurs bien sûr » en dépit d’une inflation trop forte, a déclaré François Villeroy de Galhau.

Mais à moyen terme, lorsque la France sera sortie de la crise sanitaire, « l’image devrait s’inverser, c’est-à-dire qu’on aurait la bonne inflation, autour de 2%, mais pas assez de croissance », a-t-il ajouté.

Au-delà de la limitation de la hausse des dépenses publiques, les autorités françaises devraient donc s’attacher dans les prochaines années à mener des « réformes de fond » qui permettront de soutenir la croissance à long terme et d’assainir la situation des finances publiques.

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